Une vente en familles
L'Association des éleveurs de moutons charollais de Côte-d'Or organisait sa vente de béliers la semaine dernière à Arnay-le-Duc. Petits focus et bilan de ce rendez-vous très sympathique.
C'était la 35e édition. Les organisateurs aiment le préciser chaque année : la vente de l'AEMCCO, c'est une histoire qui dure ! Et vu que les « enfants » prennent progressivement la relève, cette histoire n'est sans doute pas près de s'arrêter. Jean-Marie Guyot faisait partie du groupe d'éleveurs qui avait lancé cette vente en 1991, l'habitant de Diancey se souvient : « L'association était alors présidée par Bernard Bolâtre, ancien éleveur près de Liernais. La problématique de départ était la suivante : nous avions de petits élevages, assez éloignés du berceau de la race. Il n'était pas toujours facile de faire déplacer des acheteurs, d'où l'idée d'organiser un rassemblement. Cette demande venait aussi de la part d'un ou deux groupements. Au début, nous étions dans un vieux bâtiment agricole, pas forcément adapté pour accueillir du public. Nous avons pris assez rapidement la direction du foirail d'Arnay-le-Duc, que nous n'avons jamais quitté ». Les moutons étaient préparés sur un même site, dans les premières années : « nous avons vite abandonné ce fonctionnement, car nous nous exposions à des contraintes sanitaires. Chacun chez soi, finalement, c'était la simplicité », se rappelle Jean-Marie Guyot. D'une soixantaine de béliers proposés, la vente est progressivement passée à une centaine d'unités, avec toujours le souci de ne retenir que les plus beaux spécimens : « cela n'a pas changé depuis. Pour cette édition, après de premiers tris, nous en avions 90 au catalogue mais finalement, mois de 80 sont passés sur le ring après une nouvelle sélection ». Toutes les ventes se sont globalement bien passées, poursuit l'éleveur côte-d'orien : « la clientèle, aussi bien les groupements que les particuliers, est toujours au rendez-vous, nous la remercions une nouvelle fois pour sa confiance. En ce qui concerne le bilan des ventes, il a toujours été à un niveau plus ou moins satisfaisant. Forcément, les acheteurs raisonnent à chaque fois leurs achats par rapport aux cours de l'agneau. En ce moment, les retours sur investissements sont très rapides, les gens n’hésitent pas à miser sur le ou les reproducteurs de leurs choix ». Un autre point ravit l'actuel président de l'AEMCCO : l'investissement des jeunes au sein de l'association. « Ils s'investissent dans nos fermes respectives et même dans l'organisation de la vente. Cela nous fait plaisir. Effectivement, notre vente a encore de très beaux jours devant elle », se réjouit Jean-Marie Guyot.
Une belle moyenne
Jeudi 12 février, 70 des 73 béliers proposés à la vente ont trouvé preneur (taux de vente de 96 %), pour une moyenne de 628 euros (supérieure à 58 euros par rapport à 2025). La top vente a été réalisée par un antenais né à l'EARL Joubert (Coulmier-le-Sec) : le reproducteur a été acquis par Thomas Ortillon (Marne) sur une enchère de 780 euros.