Investir pour améliorer les conditions de travail
Au 1er janvier 2026, la Chèvrerie des Dames Douces, située à Villiers-Louis a officiellement travaillé dans de nouveaux bâtiments. Une installation qui permet de gagner en confort et en temps de travail.gagnant
Tout commence en 2022 lorsque Méline, Damien et Pierlouis Fenouillet souhaitent reprendre l'exploitation en élevage de chèvres laitières de leur mère. Dès la transmission, la fratrie souhaite « augmenter le nombre de chèvres, en passant de 50 à 135 chèvres à l'horizon 2027 » tout en « créant un site où l'eau et l'électricité sont raccordées, nous permettant de gagner en confort de travail », lance Damien Fenouillet, associé, bénévole et pompier sur Paris. Avec un investissement de 80 000 euros, les trois associés voulaient construire deux nouveaux bâtiments en bois, comprenant un bâtiment dédié au stockage de matériels, de fourrage, au tri et au traitement de semence, ainsi qu'un atelier mécanique et un second bâtiment regroupant la nouvelle chèvrerie, la salle de traite, le laboratoire et la nouvelle boutique. Ce nouveau site a également vocation à être destiné « à l'agrotourisme ». « C'est un établissement reconnu comme recevant du public (ERP), qui peut accueillir des groupes scolaires, des centres de loisirs, des séminaires ou encore des particuliers », souligne Damien Fenouillet. Pour que ce projet puisse se réaliser, Méline et ses frères ont cherché à récolter des soutiens financiers, comme celui de l'Agence de l'Eau Seine Normandie, considérable par le fait « que le site d'élevage tenu par trois jeunes agriculteurs se situe sur une zone de captage », confie Damien Fenouillet ; ou encore celui du Conseil régional à travers les aides PSN. Face à ce projet d'ampleur, la Chèvrerie des Dames Douces fait face à une problématique « d'accessibilité » avec un chemin rural « pas adapté pour recevoir du public ». « Nous sommes soutenus par le Conseil départemental et la Communauté d'agglomération pour que notre projet fasse rayonner l'activité agricole et rurale », confie-t-il.
Un projet tourné vers l'avenir
Les jeunes installés ont donc « tout conjugué sur le même site pour plus de fonctionnalité », laissant une partie de la ferme familiale au cœur du village. « Nous avons réhabilité l'ancienne bergerie en nurserie et nous avons pour projet de réhabiliter l'ancienne boutique en projet d'habitation, que ce soit en location, en chambre d'hôte… nous ne savons pas encore ». En parlant de boutique, la nouvelle a ouvert depuis le début du mois de mars, permettant de reprendre l'activité commerciale de la Chèvrerie. « Ma sœur s'occupe également d'aller sur les marchés pour vendre les produits issus de la ferme, mais avoir une boutique sur place nous permet d'avoir une régularité », ajoute-t-il. Le 13 juin prochain, le site ouvrira ses portes pour une visite à partir de 14 heures, l'inauguration de la boutique à partir de 18 heures suivie par une dégustation, de la restauration et un concert. Cette date signe également l'arrivée nouvelle du « fromage à raclette ». « Nous aimons diversifier nos productions et grâce au nouveau bâtiment, nous pouvons enfin réaliser ce projet », annonce-t-il, le sourire aux lèvres. De quoi faire saliver les gourmands, dès le mois de juin. En parallèle de cette activité, Damien Fenouillet, va même plus loin et annonce « un projet de plantation en collaboration avec le Centre national de la propriété forestière (CNPF) pour implanter 1 000 mètres de haies ».