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Bovins Croissance

Content de la contention

La journée d'activités annuelle de Bovins Croissance s'est tenue le 12 mai au Gaec Renon, qui a notamment présenté ses parcs de contention.

Par AG
Content de la contention
Florian Renon a des parcs dans chacun de ses prés.

Mais que ferait-il sans ses parcs de contention ? Ces dispositifs présents dans chacun de ses prés, Florian Renon ne pourrait plus s'en passer. La journée d'activités 2026 de Bovins Croissance s'est notamment intéressée à ces installations qui permettent de gagner beaucoup de temps et en sécurité dans le travail au quotidien. « Dès qu'il y a un problème avec un animal, un veau qui boite ou une vache malade, il est très facile de les prendre pour intervenir », décrit l'éleveur, « pour la pesée de l'été, une seule matinée permet de passer 70 voire 80 veaux sans peiner avec un parc de contention fixe. Même chose pour les échographies de début juillet : tout va très vite et tout se passe bien, sans le moindre incident ». Florian Renon donne deux conseils pour celles et ceux qui se lanceraient dans ce type d'équipement : « créer un pré-parc a tout son intérêt pour moi, les animaux y accèdent plus souvent, ils y seront habitués et viendront encore plus facilement dans le parc. La veille au soir de la pesée, les veaux sont mis à l'intérieur et nous sommes tout de suite opérationnels le lendemain. À l'intérieur du parc cette fois, il faudra bien veiller à limiter les angles, car les animaux y seront tout le temps fourrés ! ». Le jeune Côte-d'orien a présenté ses différents parcs le 12 mai, bien que ce dernier n'ait rien inventé : « mon père les avait conçus avant mon installation en 2015, et des prés que j'avais repris avaient été eux-mêmes équipés par l'ancien propriétaire. De mon côté, je ne fais que les entretenir, et je profite de tous leurs avantages ! ». Des parcs de contention peuvent parfois coûter cher et prendre une semaine de travail pour l'installation, mais ces investissements valent « vraiment le coup », comme l'assure l'éleveur : « les heures et les jours pour installer sont très vite amortis, croyez-moi. Pour le coût financier, cela dépend ce que l'on met. Il est vrai que la ferraille a clairement augmenté. C'est un choix à faire, selon les envies et les besoins de chacun ».

Dans le même objectif d'efficacité, Florian Renon a conçu deux quais de chargement à la ferme, à deux hauteurs différentes (l'un pour une bétaillère, l'autre pour un camion).

Les vaches, mais pas que

Les vaches, mais pas que
Sylvie Renon avec deux des produits phares de la maison : les tomates pour les légumes et les oeillets d'Inde pour les plantes à fleurs.

La famille Renon produit chaque année des plants de légumes et de fleurs. « C'est une tradition chez nous, mes arrière-grands-parents en faisaient déjà », informe Florian Renon. Cet atelier monopolise tous les membres de la famille du 15 mars au 15 juin. Le pic d'activités, c'est en ce moment, comme le décrit le jeune homme de 33 ans : « nous multiplions les sorties à chaque occasion en étant présents sur pratiquement toutes les foires et évènements autour de chez nous. Nous sommes d'ailleurs équipés pour vendre jusqu'à trois rendez-vous en même temps ! Nous étions à la fête de l'agriculture dimanche à Fromenteau et un stand a été assuré pendant une dizaine de jours à l'Intermarché de Semur-en-Auxois. Chaque samedi matin, nous nous rendons au marché de Saulieu. Nous accueillons aussi les clients tous les jours de la semaine à la ferme, sauf le dimanche après-midi ». La famille Renon produit beaucoup plus de plants de légumes que de fleurs, informe le Côte-d'orien : « c'est environ du 80-20 %. Les produits qui marchent le mieux ? Les tomates et ensuite les courgettes. Pour les fleurs, les œillets d'Inde sont une valeur sûre, ils plaisent d'année en année ». Toutes les graines proviennent de Voltz, distributeur indépendant de semences et jeunes plants floraux : « nous passons commande en décembre ou janvier. Ensuite tout est semé à la main, avec du terreau et des godets venant de chez Natura'Lis. Nous échelonnons le plus possible les semis pour produire et vendre sur une durée de trois mois ».