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Emploi-formation

A Dole, l'Anefa a débattu sur des choix fondamentaux

Début mai, à Dole, dans le Jura, les Agences pour l'emploi et la formation en agriculture (Anefa) territoriales se sont réunies pour échanger sur des sujets aussi essentiels que l'intérêt du travail en collectif, l'insertion des travailleurs handicapés ou l'usage de l'intelligence artificielle.

Par Isabelle Renaut
A Dole, l'Anefa a débattu sur des choix fondamentaux
Les congressistes Anefa, réunis au Manège de Brack, à Dole.

Plus d’une centaine de participants, dont le président de l'Agence pour l'emploi et la formation en agriculture (Anefa) Dominique Boucherel (CTFC) et le secrétaire général, Laurent Paillat (employeurs FNSEA), ont travaillé sur des enjeux clés, tels que les Contrats d’objectifs pour l’emploi-formation, qui accompagnent les financements publics, à l'occasion des Journées Anefa organisées les 5 et 6 mai à Dole, dans le Jura, au Manège de Brack. « Nous devons gagner en cohérence nationale pour une meilleure visibilité », a souligné Laurent Paillat. L’après-midi du 6 mai a été consacrée à des ateliers pour partager des bonnes pratiques régionales sur l’insertion des jeunes en collaboration avec l’Établissement pour l'insertion dans l'emploi (Epide-établissement public accompagnant les jeunes de 17 à 25 ans sans diplôme) et l’hébergement des saisonniers avec Action Logement.

Collectif, handicap, IA

Trois interventions ont marqué les débats :

- « Faire réseau, la réussite collective », au cours de laquelle Fabien Pelous, rugbyman et ex-capitaine du XV de France, a partagé sa vision de la performance collective.

- « L’insertion des personnes en situation de handicap » : Didier Moguelet, de l'Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) a plaidé pour faire de ce but une priorité dans les prochains contrats d’objectifs. « 25 000 personnes en situation de handicap cherchent à travailler en agriculture. 80 % des handicaps sont invisibles et 85 % surviennent au cours de la vie. Des financements existent pour aménager les postes de travail. Notez qu'un colloque « Agriculture et handicap » aura lieu les 5 et 6 novembre à Paris », a-t-il précisé. Dominique Boucherel a ajouté : « L’inclusion n’est pas seulement une obligation ou une solidarité en actes, mais une opportunité d’enrichir nos métiers avec des talents qui ne demandent qu’à nous rejoindre. »

- « L’impact de l’Intelligence artificielle (IA) » : Aurélien Preto, spécialiste de l'IA et des stratégies numériques, a décrypté ses enjeux pour l’Anefa et son utilisation pour gagner en efficacité. « Parler d’IA peut faire peur : on pense tout de suite à Terminator, mais cela fait 20 ans que nous apprenons à nos voitures à remplacer des tâches humaines. L’IA ouvre des perspectives révolutionnaires, comme l’interaction vocale avec l’informatique ou le pilotage de machines par la voix, tout en rendant les données plus accessibles. Ce ne sont pas des systèmes qui « pensent », mais des structures capables d’établir des relations mathématiques entre les mots. Une règle s'impose : ne pas utiliser l’IA sur un sujet sans la compétence pour valider la réponse. Ne jamais oublier également que l’IA utilise nos données : « si c’est gratuit, c’est nous le produit ». Trois principes s'imposent : sobriété dans l’utilisation, efficacité dans la demande et écoconception en privilégiant les outils informatiques « légers, adaptés à la tâche », a-t-il expliqué.