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AOP Bœuf de Charolles

Une démarche qui fait son petit bonhomme de chemin

En dépit d’un contexte peu propice aux filières de qualité, le Bœuf de Charolles continue de progresser en volume. Les éleveurs restent très attachés à leur produit, les consommateurs sont fidèles en boucherie et la promotion porte ses fruits jusque sur les meilleures tables de France.

Par Marc Labille
Une démarche qui fait son petit bonhomme de chemin
Le 20 avril, c'est au restaurant étoilé Loiseau de Saulieu, en Côte-d'Or que l'association Boeuf de Charolles a tenu son assemblée générale. Le chef Louis-Philippe Vigilant a ouvert les portes de sa prestigieuse cuisine aux invités du syndicat de défense du Bœuf de Charolles : de gauche à droite Jean Denaux ; Jean-Michel Bergier de l’Intermarché de Charolles ; Monique Mathieu, ancienne vice-présidente ; la députée Josiane Corneloup ; Jacky Plançon ; Jean-Jacques Lahaye, vice-président de la Chambre d’agriculture 71 ; Fabien Gâteau, directeur de Charollais Viandes ; Jean-François Ravault.

Le volume d’animaux agréés en AOP Bœuf de Charolles a encore progressé en 2025 pour atteindre 1 850 carcasses d’un poids moyen de 477 kg. Alors que la consommation de viande brute était en repli de 8,5 % en 2025, le Bœuf de Charolles tire son épingle du jeu et 2026 s’annonce dans la même progression. Le nombre d’adhérents est passé de 151 à 156 et ils ont été plus nombreux à livrer des animaux AOP (126). Le vice-président du syndicat et directeur de l’abattoir de Paray-le-Monial, Fabien Gâteau, signalait un manque de régularité dans la sortie des animaux, avec des tensions sur les mois d’avril, mai, juin 2025, phénomène qui se retrouve en 2026. Ce manque d’animaux à certaines périodes n’est pas sans lien avec la conjoncture. « La hausse des cours de la viande déstabilise les signes de qualité », commentait le président Jacky Plançon. Si l’attachement à cette démarche de longue haleine...

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