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Matériel de récolte

C'est parti pour 200 heures de révisions

Patrice Ledoux, agriculteur retraité à Allerey, commence l'entretien des quatre moissonneuses de l'ETA familiale.

Par AG
C'est parti pour 200 heures de révisions
L'homme de 70 ans a attaqué la semaine dernière.

Un bon mécano dans la famille, ça n'a pas de prix. Sébastien Ledoux, gérant de l'ETA de l'Auxois-Morvan, ne dira certainement pas le contraire avec la précieuse aide apportée par Patrice, son père. Comme tous les ans à la même période débute la révision des moissonneuses de l'entreprise. Chaque machine nécessite une bonne cinquantaine d'heures de travail, réparties à chaque fois en deux semaines. « L'objectif est de débuter la moisson le plus sereinement possible, même si des pépins peuvent toujours arriver. Qui dit démontage dit aussi réglage, tout prend beaucoup de temps. Chaque batteuse doit être opérationnelle après ces révisions. Vers la mi-mai voire début juin, tout sera prêt », indique Patrice Ledoux. L'ancien agriculteur est — ça tombe plutôt bien — un grand passionné de mécanique. S'il n'a pas fait d'études dans cette voie, le travail des professionnels de ce domaine l'a toujours attiré : « cela a commencé par les tracteurs, je regardais les mécaniciens opérer. L'un des plus grands conseils que j'ai retenus est de tout noter avant de démonter quelque chose ! Un schéma est toujours le bienvenu. Depuis plusieurs années, j'utilise le téléphone pour prendre des photos, c'est très pratique ».

Merci Alain

Les moissonneuses nécessitent une technicité encore plus pointue : « mon apprentissage au début des années 2000, je le dois à un ami, Alain Sagetat, qui était chef d'atelier chez Giacomel à Neuilly-lès-Dijon. Il m'a beaucoup appris ! ». Le fait de travailler avec quatre machines de la même marque, en l'occurrence New Holland, apporte bien des avantages : « on les connaît par cœur avec le temps, nous allons plus vite, bien que nous renouvelions le parc matériel avec des machines plus modernes. C'est le cas cette année avec une 8070 Élévation, qui remplace une de nos deux TX66 ». La modernité « va dans le bon sens », se réjouit Patrice Ledoux : « les conceptions sont mieux réfléchies, nous avons plus facilement accès aux pièces à vérifier. Bon, pour changer le filtre du moteur, il faut encore monter sur la machine, redescendre dans la trémie et se coucher pour accéder à l’élément souhaité… Oui, il faut être souple, mais je le suis encore, enfin je crois ! ». La révision de telles machines reste quoi qu’il arrive une épreuve physique : « tout se fait en hauteur ou presque, il faut avoir constamment l'escabeau et aussi une lampe baladeuse, d'autant plus que tout est noir sur la moissonneuse que nous venons d'acheter ».

Un maximum d'autonomie

Vidanges moteur, hydrostatique, hydraulique, boîte à vitesses, vérifications du liquide de refroidissement, des courroies, des roulements, du convoyeur… Tout y passe. Malgré ses connaissances et ses réflexes, Patrice Ledoux a constamment le manuel du constructeur dans les mains, histoire de ne pas faire la moindre erreur. Un stock de pièces les plus courantes se trouve dans l'atelier et permet de gagner en efficacité. « Si le problème constaté est trop complexe, s'il se trouve dans le moteur ou dans l'ordinateur de bord par exemple, nous ne pouvons faire autrement que de contacter le concessionnaire. Mais cela reste très rare. La dernière fois, c'était il y a quatre ans », souligne Sébastien Ledoux, lui aussi féru de mécanique.