Accès au contenu
Tourisme

Se laisser tenter par la Tiny

Les tiny houses sont de petits hébergements de plus en plus appréciés dans l'univers touristique. La société Parcel en installe chez des agriculteurs et développe ainsi une offre orientée sur des séjours qui privilégient le calme, la déconnexion et la nature. Émilie Vachet, céréalière du sud de la Côte-d'Or, s'est lancée dans l'aventure en avril.

Par Berty Robert
Se laisser tenter par la Tiny
Émilie Vachet a trouvé dans le concept de tiny houses développé par Parcel une formule qui correspond à l'idée qui était la sienne de s'engager dans l'agritourisme.

Du vert, du calme, du temps… les envies de déconnexion et de ralentissement sont l'autre face d'une même médaille, celle de nos vies au rythme de travail parfois proche de l'hystérie. Évidemment, dans ce contexte, penser que seule la vie à la campagne a du sens et qu'elle peut nous remettre sur les rails est aussi un cliché. Ce n'est pas aussi simple. Pourtant, dans le foisonnement des choix touristiques existants, la proposition d'un moment à part pour s'offrir ce vrai luxe qui consiste à ne rien faire, existe. Et quand elle s'accompagne d'un lieu d'hébergement atypique, c'est encore mieux. C'est l'idée développée depuis quelques années par la société Parcel. Cette entreprise, qui se définit comme « le pionnier de l'agritourisme » indique que, durant ce printemps, elle a procédé à l'installation d'une dizaine de tiny houses, sur de nouvelles exploitations, portant leur nombre total à 40, partout en France, chez une trentaine d'agriculteurs. Ces tiny houses sont de petits hébergements, très bien conçus et facilement déplaçables puisque montés sur un châssis. Et parmi la dizaine récemment installée, il y en a une en Côte-d'Or, chez Émilie Vachet.

Contrat de quatre ans

Derrière la ferme des Essards, à Franxault, au sud du département, entre un champ, la lisière d'un bois et un ruisseau nommé l'Ausson, une maisonnette de 18 m2, recouverte d'un élégant bardage en bois foncé a pris place, mi-avril. C'est Parcel qui est venue l'installer et qui en est propriétaire. Émilie Vachet, céréalière, a conclu un contrat de quatre ans avec l'entreprise par le biais duquel cette dernière fournit l'hébergement entièrement équipé. L'agricultrice, pour sa part, a juste à gérer le ménage à faire entre deux locations. « J'ai aussi investi dans une tonne à eau, précise-t-elle, parce que la tiny house n'est pas reliée au réseau d'eau courante ». Elle est rémunérée à hauteur de 30 % du prix de la location pour un investissement de départ quasiment nul. Il fallait juste mettre à disposition de Parcel un terrain au diapason de l'esprit des vacances que veut promouvoir l'entreprise. Cette formule convient très bien à notre céréalière côte-d'orienne qui cultive 135 ha et a également une pension pour chevaux. « Depuis toujours, explique Émilie, j'avais dans l'idée d'installer sur ma ferme une roulotte, au milieu des chevaux. Mais un jour je suis tombée sur une annonce d'un réseau social, émanant de Parcel. Sans trop y croire, je leur ai envoyé un mail et finalement, quelques jours après, j'ai reçu la visite d'un de leurs représentants venu découvrir le lieu. Le projet d'implantation de la tiny house a fait l'objet d'un passage en commission au sein de l'entreprise, qui l'a validé ».

Pas seulement de l'hébergement

Depuis son installation en avril, la tiny house des Essards a fait le plein tous les week-ends. Des Parisiens, surtout, heureux de trouver ici un lieu calme mais pas trop loin de Dole, Beaune, Nuits-Saint-Georges ou même Dijon. De quoi s'offrir une parenthèse remplie des charmes de la Bourgogne. D'autant plus qu'Émilie peut, sur demande, préparer des petits déjeuners, goûters ou bœuf bourguignons qui sauront donner un supplément d'âme au séjour. Les réservations sont gérées par Parcel qui communique ensuite à Émilie les périodes auxquelles la tiny house sera occupée. « Les locataires peuvent arriver quand ils veulent, précise-t-elle, ils disposent d'un parking à proximité pour leur véhicule et les clés de la tiny house sont dans un petit boîtier situé à proximité si bien qu'ils n'ont même pas besoin de me solliciter pour accéder à leur logement ». Si vous avez l'âme baladeuse, Émilie Vachet propose de la location de vélos et si les chevaux vous tentent, du baby poney ou de la désensibilisation, pour celles et ceux que les équins impressionnent, est aussi possible. Sur place, les clients disposent d'une petite maison équipée d'un grand lit, entre deux vastes fenêtres qui donnent sur la campagne : l'idéal pour une sieste de compétition ou une grasse matinée d'anthologie… S'ajoutent à cela des couchages pour deux enfants, une cuisine équipée, des toilettes, une salle de bains, un salon de jardin. La panoplie complète du petit coin de paradis. Et côté tarif ? La nuitée est à 109 euros et les réservations se font, au minimum, pour deux nuitées. Déconnecter dans ce coin de campagne bourguignonne reste donc tout à fait accessible et d'autant plus agréable que la maîtresse des lieux est du genre très sociable : elle vous accueille avec le sourire, un naturel qui fait plaisir… et trois chiens qui font très vite copain-copain avec vous. De plus, si le cœur vous en dit, elle est aussi prête à vous emmener faire le tour de ses champs pour vous expliquer comment elle travaille. C'est sans doute cela, joindre l'utile à l'agréable.

www.parceltinyhouse.com/location/essards