Finale départementale de Jugement de bétai
Une édition réussie pour les JA 58
La traditionnelle finale départementale de jugement de bétail des Jeunes Agriculteurs s'est dernièrement tenue à Chitry-les-Mines.
Bovins : Mickaël Tardivon (Legta Challuy), Rémy Michon (Legta Challuy), Vincent Colmont (Saint-Pierre)
Ovins : Florian Rouillard (Tannay), Guillaume Cousin (Châtillon), Olivier Moussot (Varzy)
Equins : Aurélie Belhague (Corbigny),
Corbigny, la voulait, Corbigny l'a fait ! Après deux tentatives rendues vaines par les conditions météorologiques délicates de la fin 2009, l'équipe JA du canton de Corbigny a dernièrement accueilli, sur l'exploitation de Bernard et Benoît Dubuis, «sa» finale départementale de jugement de bétail. Dans le froid mais avec la satisfaction d'avoir enfin pu offrir au canton la tenue d'un événement incontournable pour le monde paysan et la ruralité, les JA ne boudent pas leur plaisir et estiment très justement que cette édition 2010 aura été une réussite. Retour sur un dimanche d'animation en pays Corbigeois.
Un concours de bonne tenue
Se sont au final 74 candidats qui se seront disputés les places qualificatives pour Paris au cours de cette journée dans les catégories bovins, ovins et équins avec respectivement 42,23 et 9 concourants. Sous l'œil attentif de Monique Varignier, proviseur adjointe du Legta de Challuy, et responsable de la correction du concours, les jeunes candidats ont ainsi pu faire montre de leur aptitude à évaluer la qualité des animaux présentés devant un jury composé de représentants des OPA Nivernaises (FDSEA, JA, chambre d'agriculture, Sicagemac) et de l'enseignement agricole avec, notamment, la participation appréciée du Legta de Challuy. Devant près de 300 personnes ayant par leur présence confirmer la nécessité pour les JA d'œuvrer à l'animation de nos campagnes, et face à un parterre d'élus, sept jeunes auront ainsi obtenu leur ticket pour Paris où ils prendront part au printemps prochain à la finale nationale de jugement de bétail, à l'occasion de l'édition 2011 du SIA.
Une vitrine du métier
et de sa capacité
de développement
Cette finale fut aussi l'occasion pour l'équipe organisatrice et pour les JA 58 de mettre en avant la capacité des agriculteurs à œuvrer, malgré les difficultés rencontrées, pour rester dans la course et adapter les exploitations aux enjeux du moment. En témoigne, la présence sur le site de nombreux exposants venus des quatre coins du département présenter leurs produits et les possibilités offertes aux exploitants pour s'inscrire dans un développement d'entreprise durable (sous l'angle environnemental mais aussi économique), en ayant recours aux énergies renouvelables. Déchiquetage, photovoltaÏque, récupération d'eau... Autant d'opportunités laissés aux visiteurs d'appréhender ces nouveaux concepts prompts à dynamiser un secteur agricole vital à notre département et à son économie. Et autant ne pas bouder son plaisir en s'évadant l'espace d'un instant vers le marché fermier installé en la circonstance, où chacun pu retrouver les produits de qualité (miel, légumes, fromages fermiers, vins) issus des exploitations du département.
Aussi l'occasion de faire passer des messages
«La bonne humeur ambiante ne doit pas faire oublier aux responsables politiques et représentants de l'àtat, la situation économique dramatique vécue par les éleveurs». C'est en substance la teneur du message qu'auront divulgué en clôture de cette finale départementale, Fabrice Prévotat, président de JA 58 et Alexandre Lorre, président cantonal JA.. Dans un secteur de l'élevage plongé dans une des crises les plus ardues que la profession n'ait jamais connu, et face à des prix à la production inexplicablement bas, les responsables JA auront clairement fait état des dysfonctionnements existants au sein de la filière où les éleveurs ne servent ni plus ni moins qu'à asservir les besoins d'opérateurs d'aval avançant seuls et ne se souciant que trop peu de leurs premiers fournisseurs : les paysans. Un message relayé par Emmanuel Bernard, représentant de la section bovine FDSEA et des éleveurs au sein d'Interbev Bourgogne, qui ne manqua pas de repréciser les tenants et aboutissants de l'accord interprofessionnel sur lequel la mobilisation du réseau FNB/FNSEA/JA avait abouti en novembre dernier. Celui-ci ne pu d'ailleurs que mettre en évidence la flagrante mauvaise volonté des opérateurs dans la mise en place pragmatique des mesures décidées lors de la sortie de crise et insista pour que les éleveurs veillent au grain quant aux pratiques des acheteurs sur le terrain, Ne pas céder aux supputations et fausses information divulguées au quotidien dans les cours de ferme est essentiel. Brader ses animaux, c'est tout simplement se tirer une balle dans le pied, et malgré les difficultés les éleveurs doivent en être conscients. Enfin, et comme pour assener un dernier coup de boutoir, les représentants JA ne manquèrent pas de rappeler que leur priorité se trouvait bien dans la défense du revenu des exploitations pour non seulement permettre aux exploitants en place de vivre décemment de leur métier mais également pour pouvoir continuer à installer durablement des jeunes dans le département sur des exploitations viables et vivables. Deux termes lourds de sens ...
Un concours de bonne tenue
Se sont au final 74 candidats qui se seront disputés les places qualificatives pour Paris au cours de cette journée dans les catégories bovins, ovins et équins avec respectivement 42,23 et 9 concourants. Sous l'œil attentif de Monique Varignier, proviseur adjointe du Legta de Challuy, et responsable de la correction du concours, les jeunes candidats ont ainsi pu faire montre de leur aptitude à évaluer la qualité des animaux présentés devant un jury composé de représentants des OPA Nivernaises (FDSEA, JA, chambre d'agriculture, Sicagemac) et de l'enseignement agricole avec, notamment, la participation appréciée du Legta de Challuy. Devant près de 300 personnes ayant par leur présence confirmer la nécessité pour les JA d'œuvrer à l'animation de nos campagnes, et face à un parterre d'élus, sept jeunes auront ainsi obtenu leur ticket pour Paris où ils prendront part au printemps prochain à la finale nationale de jugement de bétail, à l'occasion de l'édition 2011 du SIA.
Une vitrine du métier
et de sa capacité
de développement
Cette finale fut aussi l'occasion pour l'équipe organisatrice et pour les JA 58 de mettre en avant la capacité des agriculteurs à œuvrer, malgré les difficultés rencontrées, pour rester dans la course et adapter les exploitations aux enjeux du moment. En témoigne, la présence sur le site de nombreux exposants venus des quatre coins du département présenter leurs produits et les possibilités offertes aux exploitants pour s'inscrire dans un développement d'entreprise durable (sous l'angle environnemental mais aussi économique), en ayant recours aux énergies renouvelables. Déchiquetage, photovoltaÏque, récupération d'eau... Autant d'opportunités laissés aux visiteurs d'appréhender ces nouveaux concepts prompts à dynamiser un secteur agricole vital à notre département et à son économie. Et autant ne pas bouder son plaisir en s'évadant l'espace d'un instant vers le marché fermier installé en la circonstance, où chacun pu retrouver les produits de qualité (miel, légumes, fromages fermiers, vins) issus des exploitations du département.
Aussi l'occasion de faire passer des messages
«La bonne humeur ambiante ne doit pas faire oublier aux responsables politiques et représentants de l'àtat, la situation économique dramatique vécue par les éleveurs». C'est en substance la teneur du message qu'auront divulgué en clôture de cette finale départementale, Fabrice Prévotat, président de JA 58 et Alexandre Lorre, président cantonal JA.. Dans un secteur de l'élevage plongé dans une des crises les plus ardues que la profession n'ait jamais connu, et face à des prix à la production inexplicablement bas, les responsables JA auront clairement fait état des dysfonctionnements existants au sein de la filière où les éleveurs ne servent ni plus ni moins qu'à asservir les besoins d'opérateurs d'aval avançant seuls et ne se souciant que trop peu de leurs premiers fournisseurs : les paysans. Un message relayé par Emmanuel Bernard, représentant de la section bovine FDSEA et des éleveurs au sein d'Interbev Bourgogne, qui ne manqua pas de repréciser les tenants et aboutissants de l'accord interprofessionnel sur lequel la mobilisation du réseau FNB/FNSEA/JA avait abouti en novembre dernier. Celui-ci ne pu d'ailleurs que mettre en évidence la flagrante mauvaise volonté des opérateurs dans la mise en place pragmatique des mesures décidées lors de la sortie de crise et insista pour que les éleveurs veillent au grain quant aux pratiques des acheteurs sur le terrain, Ne pas céder aux supputations et fausses information divulguées au quotidien dans les cours de ferme est essentiel. Brader ses animaux, c'est tout simplement se tirer une balle dans le pied, et malgré les difficultés les éleveurs doivent en être conscients. Enfin, et comme pour assener un dernier coup de boutoir, les représentants JA ne manquèrent pas de rappeler que leur priorité se trouvait bien dans la défense du revenu des exploitations pour non seulement permettre aux exploitants en place de vivre décemment de leur métier mais également pour pouvoir continuer à installer durablement des jeunes dans le département sur des exploitations viables et vivables. Deux termes lourds de sens ...