L'agriculture biologique en Bourgogne en 2009
Une dynamique bien installée
«L'observatoire régional de l'agriculture biologique en Bourgogne» (Orab), dresse un état des lieux de la bio fin 2009. La dynamique est bien installée, les surfaces progressent et le nombre de conversions augmente.
Comme chaque année le Sedarb présente la situation de la bio en Bourgogne. Les données présentées dans l'Observatoire régional de l'agriculture biologique en Bourgogne (Orab) montrent qu'en 2009 la dynamique bio se confirme, avec une très forte augmentation des engagement et 122 nouveaux agriculteurs certifiés. La viticulture apparaît comme le secteur le plus dynamique en nombre de conversions (40%), suivi par l'élevage et les grandes cultures.
Et la tendance se confirme pour 2010, car 140 producteurs ont pris la voie bio, ce qui porte à 735 le nombre d'agriculteurs certifiés au 31 décembre 2010.
Seule exception à l'augmentation constante des surfaces conduites en agriculture biologique ou en conversion, la Saône-et-Loire voit ses surfaces stagner. Avec 5,10% d'exploitations bio, l'Yonne prend la tête du classement régional en surfaces de grandes cultures biologiques (70,8% des surfaces bio). Mais la Côte d'Or confirme sa première place avec 212 producteurs bio et un nombre de viticulteurs convertis qui progresse de 50%, ce qui permet à la viticulture biologique d'atteindre les 10% de surfaces en vignes. Dans la Nièvre, la conversion de 7 fermes d'élevage fait nettement progresser les surfaces bio.
[INTER]Les grandes cultures aussi...[inter]
En élevage, la dynamique de conversion des fermes devrait se renforcer en 2010, particulièrement dans le secteur laitier bio qui a bénéficié de fortes incitations à la conversion et de prix élevés à la production. En revanche, les systèmes d'élevage spécialisés en «maigre» et fortement herbagés restent fragiles, comme on l'observe en Saône-et-Loire notamment, du fait de la difficulté à atteindre l'autonomie alimentaire dans un contexte de forte augmentation de charges d'alimentation.
En grandes cultures, l'année 2009 est marquée par un mouvement de conversion de grande envergure des fermes céréalières. Ces surfaces ont triplé en 2009 et la dynamique s'est accentuée en 2010. Le projet de Moulin bio d'Aiserey en Côte d'Or devrait permettre de conforter la filière meunière régionale.
Le secteur viticole reste le plus dynamique avec un quasi doublement du nombre de domaines entre 2006 et 2009. Les domaines bourguignons bio ont une surface moyenne de 9,4 ha.
En productions légumières et maraîchage, c'est la vente directe qui soutient la dynamique bio. Les surfaces ont doublé en dix ans et le nombre de producteurs a triplé dans le même temps. Mais la production bourguignonne de légumes bio demeure insuffisante par rapport aux besoins locaux. L'accès au foncier et l'attractivité du métier sont les deux principaux freins au développement de cette activité. Les Amap et la vente en «paniers» constituent les deux modes de commercialisation provilégiés, car plébiscités par les consommateurs.
Ces données sont rassemblées dans une brochure, «L'Observatoire régional de l'agriculture biologique en Bourgogne» (ORAB), consultable sur le site www.biobourgogne.fr.
Et la tendance se confirme pour 2010, car 140 producteurs ont pris la voie bio, ce qui porte à 735 le nombre d'agriculteurs certifiés au 31 décembre 2010.
Seule exception à l'augmentation constante des surfaces conduites en agriculture biologique ou en conversion, la Saône-et-Loire voit ses surfaces stagner. Avec 5,10% d'exploitations bio, l'Yonne prend la tête du classement régional en surfaces de grandes cultures biologiques (70,8% des surfaces bio). Mais la Côte d'Or confirme sa première place avec 212 producteurs bio et un nombre de viticulteurs convertis qui progresse de 50%, ce qui permet à la viticulture biologique d'atteindre les 10% de surfaces en vignes. Dans la Nièvre, la conversion de 7 fermes d'élevage fait nettement progresser les surfaces bio.
[INTER]Les grandes cultures aussi...[inter]
En élevage, la dynamique de conversion des fermes devrait se renforcer en 2010, particulièrement dans le secteur laitier bio qui a bénéficié de fortes incitations à la conversion et de prix élevés à la production. En revanche, les systèmes d'élevage spécialisés en «maigre» et fortement herbagés restent fragiles, comme on l'observe en Saône-et-Loire notamment, du fait de la difficulté à atteindre l'autonomie alimentaire dans un contexte de forte augmentation de charges d'alimentation.
En grandes cultures, l'année 2009 est marquée par un mouvement de conversion de grande envergure des fermes céréalières. Ces surfaces ont triplé en 2009 et la dynamique s'est accentuée en 2010. Le projet de Moulin bio d'Aiserey en Côte d'Or devrait permettre de conforter la filière meunière régionale.
Le secteur viticole reste le plus dynamique avec un quasi doublement du nombre de domaines entre 2006 et 2009. Les domaines bourguignons bio ont une surface moyenne de 9,4 ha.
En productions légumières et maraîchage, c'est la vente directe qui soutient la dynamique bio. Les surfaces ont doublé en dix ans et le nombre de producteurs a triplé dans le même temps. Mais la production bourguignonne de légumes bio demeure insuffisante par rapport aux besoins locaux. L'accès au foncier et l'attractivité du métier sont les deux principaux freins au développement de cette activité. Les Amap et la vente en «paniers» constituent les deux modes de commercialisation provilégiés, car plébiscités par les consommateurs.
Ces données sont rassemblées dans une brochure, «L'Observatoire régional de l'agriculture biologique en Bourgogne» (ORAB), consultable sur le site www.biobourgogne.fr.
Fort développement de la bio à l'international aussi
Fin 2009, 1,8 million de fermes (+ 31% par rapport à 2008) cultivaient 37,5 millions d'hectares (+6%) certifiés bio dans le monde. Le chiffre mondial des produits bio a atteint 54,9 milliards d'euros en 2009 et en dix ans les surfaces dans le monde ont été multipliées par trois, le nombre de producteurs par neuf et le chiffre d'affaires du marché par dix. Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio estime que «l'on assiste à un mouvement profond qui va se poursuivre». La bio se développe sur tous les continents, en Asie, en Afrique, sur le pourtour de la Méditerranée, seule l'Amérique du Nord fait figure de parent pauvre en matière de production, alors que c'est une importante zone de consommation et d'achats bio.