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Assemblée générale du Herd Book Charolais

Une année déterminante en ligne de mire

Six mois après la précédente assemblée, ce rendez-vous statutaire a été l’occasion de convier conseillers et adhérents. Un «moment privilégié pour partager les réflexions menées au sein de notre association et retracer les débats qui y sont menés» souligne Pascal Langevin dans son rapport moral.
Par Fabienne Desseux
Une année déterminante en ligne de mire
Assemblée générale du Herd Book Charolais : Anticiper les grands changements du monde de l’élevage.
Ils étaient près de soixante-dix à avoir répondu présent à l’invitation du Herd Book Charolais. L’un des points évoqués étant le nouveau règlement zootechnique européen. Pour l’association, cela va «bouleverser l’organisation de la génétique française, en passant d’un système très administré à un système fondé sur la contractualisation». Ce nouveau règlement concerne quatre points : la tenue des livres généalogiques, la mise en œuvre des programmes de sélection, le contrôle des performances (collecte des phénotypes) ainsi que l’évaluation génétique et l’indexation des caractères. Dans cette année 2017/2018 considérée comme déterminante, le HBC souligne que «dans la continuité de la charte signée en 2016, l’OS Charolais France continue d’oeuvrer pour l’unité de la race charolaise». Et afin de poursuivre le travail engagé, trois commissions ont été créées ayant «pour objectif d’optimiser les actions menées par l’OS dans le cadre du nouveau règlement zootechnique». La première sur la gouvernance, une deuxième sur les missions techniques enfin une dernière sur la filière. Une nouvelle organisation qui se traduit par la mise en place d’un pôle création et d’un pole utilisation/développement/valorisation.

L’innovation pour faciliter la gestion du troupeau
Concernant la génomique le HBC détaille qu’il est «propriétaire d’une licence qui l’autorise à délivrer des notes d’indexation génomiques sur les animaux éligibles aux tests (…) l’offre génomique proposée par le HBC a été lancée sur le marché en juin 2016 et elle a été conçue (à la demande des adhérents) afin de pouvoir accéder à de nouveau prédicteurs sur la descendance et obtenir ainsi une évaluation précoce du niveau génétique de animaux». Dans son rapport d’activité, l’association précise que que le HBC «a reçu une délégation de Charolais France pour l’attribution des qualifications selon la grille définie au sein de Charolais France. En 2016, pour poursuivre le travail de qualification, le nouvel outil racial ISU (Index de Synthèse Unique) a été ajouté permettant dorénavant d’intégrer dans le calcul des qualifications des données économiques. Cet index est aujourd’hui diffusé sur les BGTA, les pancartes de concours et de Stations d’Evaluation ainsi que sur les fiches catalogues et les certificats. Il est désormais utilisé comme critère de sélection pour les veaux en SE, la qualification des femelles adultes et les ventes aux enchères».

Optimisme contre contexte morose
Dans son rapport moral, Pascal Langevin explique que «de grands changements apparaissent dans le monde de l’élevage. On ne cesse de l’entendre, le nouveau règlement zootechnique européen s’appliquera en novembre 2018. Cette nouvelle organisation du dispositif génétique doit se faire avec une implication forte des éleveurs». Pour lui «des avancées importantes ont été proposées afin de moderniser le Livre Généalogique (…)» Le HBC continue de défendre l’unité raciale. Et malgré un contexte national morose qui impacte notamment la certification des mâles, le président a voulu conclure sur une note positive : «je veux croire en l’avenir de notre race. Je sais qu’elle a tant d’atouts pour séduire les éleveurs de la filière (…) Elle est la première race bouchère, la meilleure transformatrice des productions fourragères de nos exploitations, la championne de l’allaitement, imbattable pour la production de broutard et de jeunes bovins (…) Alors oui  ! Elle énerve certains et se trouve forcément en ligne de mire pour être critiquée. Mais avec nos différents partenaires (…) nous sommes sur un projet d’avenir afin que les éleveurs, qu’ils soient sélectionneurs ou multiplicateurs ne regrettent pas leur choix racial».