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Engagements

Une agriculture soutenue

En début de semaine, l’État et la Région de Bourgogne-Franche-Comté ont rappelé le soutien qu’ils apportent à l’agriculture ; sur fond d’intempéries qui s’ajoutent à la conjoncture catastrophique.
Par Dominique Gouhenant
Une agriculture soutenue
Christiane Barret, préfète de région (à gauche) et Marie-Guite Dufay pour la Région ont confirmé leur soutien à l’agriculture.
Le 28 juin, Christiane Barret, préfète de Région, et Marie-Guite Dufay, présidente de la Région de Bourgogne-Franche-Comté ont tenu à préciser certains points concernant  l’agriculture. «De nombreuses décisions ont été prises avant les intempéries», rappelle Christiane Barret : allègement de charges, exonération de la taxe sur le non bâti, aide de la MSA, allègement cotisations sociales ou report, mise en place d’une cellule de veille…. «Suite à ces intempéries, nous allons les renforcer». Une façon de souligner que  les exploitations agricoles sont traitées comme toutes les autres entreprises. Pour faciliter l’avancement des dossiers, ce sont les préfets des départements qui sont en charge du  suivi des exploitations en difficulté, avec un objectif «traiter les dossiers au cas par cas.»
«De notre côté, nous avons opté pour la restructuration de la dette sur le fond de garantie», enchaîne Marie-Guite Dufay. Et tout va être mis en œuvre pour que les investissements du PDR (programme de développement rural) soient alloués le plus rapidement possible, car «la demande est considérable». Par ailleurs, la Région engage des financements pour des audits concernant les exploitations en difficulté. «Nous verrons ainsi où il est capital de sortir du rouge ; et où nous devons nous engager pour aider à la diversification». Et si des exploitants veulent abandonner leur métier ? «Nous engagerons des aides à la reconversion».

Concertations
Pour prendre de la hauteur, la Région Bourgogne-Franche-Comté organise aussi des audits pour diverses filières : les porcs, les céréales, le lait standard et les brebis, «sur les bases des contrats de filière mis en place pour activer les bons leviers». D’autant plus que 60 % des filières sont en difficulté. «Il y a urgence, mais on ne peut pas sortir de l’argent à fonds perdu». Enfin, la consommation de proximité est soutenue. «Même si ce n’est pas la panacée, cela reste une des solutions à mettre en avant».  À ce niveau, la présidente est bien consciente de la nécessité de structurer le groupement d’achat afin que l’offre réponde à la demande.
Enfin la question des intempéries est évoquée de manière plus précise. «En cas de déclaration de catastrophe naturelle, les bâtiments ne sont pas éligibles ; seules le sont les cultures assurées», rappelle Christiane Barret. La préfecture de Région va se pencher sur les cultures inondées. «Nous allons examiner les aides Pac même si la catastrophe naturelle n’est pas déclarée».
Des visites de terrain et des réunions vont être organisées.
«Pour nous adapter à cette nouvelle conjoncture».

Quelques mesures

Concernant le chèque audit agricole, l’aide de la Région couvre 70 % de la prestation. Une enveloppe budgétaire d’un million d’euros sur trois ans est prévue dont 300 000 € en 2016. Cela va permettre de financer 1 000 chèques audits.
L’audit pour élaborer les contrats de filière de 2017 va bénéficier d’une somme de 200 000 € pour cette année.
Le dispositif de la Franche-Comté concernant l’aide à l’installation des agriculteurs de plus de 40 ans est étendu à l’ensemble de la région. L’assemblée a aussi décidé un conventionnement avec les départements pour leur permettre de continuer à intervenir en complément de la région au bénéfice des acteurs agricoles, comme prévu dans la loi NOTRe.