Jardins de la Croisière
Un travail de qualité, qui finit par payer
Des résultats comptables positifs, un fonds de roulement qui s’améliore, l’activité entretien espace rural qui ne cesse d’augmenter… L’association a le vent en poupe, en dépit d’un contexte difficile, qui ne favorise guère le retour à l’emploi et l’insertion.
«Dans un contexte difficile pour l’emploi, les challenges sont nombreux et il nous faut les relever». Le président des Jardins de la Croisière, Michel Jouan le reconnaît : «les résultats d’insertion, à l’issue de l’exercice 2015, ne sont pas exceptionnels, avec un taux de sorties dynamiques, que ce soit vers l’emploi ou vers une formation qualifiante, à 48 %, là où on espérait 60%». Mais les résultats économiques sont au rendez-vous, avec pour la première fois en six ans, le retour à un bénéfice comptable et l’activité entretien espace rural dépassant la barre des cent mille euro. Créée il y a plus de vingt ans, l’association des Jardins de la Croisière a vu son chiffre d’affaires doubler en quatre ans, grâce notamment au démarrage de cette seconde activité économique. En contrepartie, l’activité production légumière en 2015, aura diminué de 18 % par rapport à l’année précédente : conséquence d’un climat très sec en juin et juillet, à une période sensible de la saison et des difficultés à recruter, au moment des mises en place de cultures.
Un chiffre d’affaires à l’ha de 35 900 €
L’exploitation biologique de 3 ha est équipée de 10 tunnels de production et les légumes vendus en circuit court par le biais de quatre circuits de distribution. Premier d’entre eux : les marchés et foires qui avec 115 par an, représentent 31 % du chiffre d’affaires global 2015. Une part de marché qui se maintient, grâce à la fidélité des clients et un excellent support d’insertion, pour les salariés. Suivent les paniers, avec 28% du CA, pour 1 900 paniers vendus, soit une moyenne de 38 par semaine. L’objectif de renforcer ce circuit de distribution, devrait être facilité par la participation des Jardins à la mise en place d’un Drive Fermier dans le Sénonais dans les mois prochains. On note une baisse des ventes en secteur demi-gros (magasins et cuisines collectives). La marge pour l’association y est plus faible et d’autres circuits sont privilégiés. En complément des paniers, la vente à la boutique voit sa part de marché progresser, à 17%. L’objectif pour 2016, étant de poursuivre l’amélioration de la fraîcheur des légumes, avec la création d’un poste de «magasinier», supervisant la qualité des produits mis en vente. Mais l’activité légumière se voit désormais devancer par les chantiers d’entretien d’espace rural, avec un chiffre d’affaires de 80 368 € (- 18%) en 2015, contre 101 830 € (+ 3 %). Ramené à l’hectare, le chiffre d’affaires de vente de légumes autoproduits (une fois le montant des achats de légumes retirés), avoisine toutefois près de 36 K€, bien au delà de la moyenne du Réseau Cocagne, à 25 K€.
Une seconde activité qui ne cesse de progresser
Démarrée en 2009, l’activité «entretien d’espace rural», continue sa progression, avec 258 interventions enregistrées en 2015, sur tout le territoire du bassin d’emploi sénonais. Une activité qui complète la gamme des gestes techniques proposés aux salariés en insertion et d’une grande utilité pour les collectivités et associations du nord de l’Yonne. La gamme de services proposés est large : nettoyage, débarras, entretien de berges de rivières, taille haie, tonte, taille d‘arbres fruitiers, entretien de propriétés, nettoyage espace public, etc. Un partenariat a notamment été engagé avec la SNCF, pour réaliser l’entretien des cinq gares périphériques du Sénonais, de Villeneuve sur Yonne à Villeneuve la Guyard. Le développement de ce second volet d’activité des Jardins de la Croisière, passera par des modifications dans l’organisation du travail et l’acquisition de matériel, les chantiers entraînant un certain nombre d’usure et de casse. L’équipe des Jardins s’est beaucoup investie depuis ces dernières années sur les deux activités économiques proposées et les résultats sont au rendez-vous, mais pour son directeur, Erik Polrot, «il est important de trouver un subtil équilibre entre l’économique, qui est notre quotidien, et notre support d’insertion pour remettre les gens à l’emploi. Faire que les charges ne soient pas trop lourdes, pour pouvoir continuer à accompagner, redire les choses, réexpliquer et on sait qu’il y a des limites. S’interroger pour savoir à quel moment on est sur de l’économique ou sur notre cœur de métier qu’est l’insertion. Chaque personne ici est différente et accueillie comme telle».
Un accompagnement social important
L’objectif final de l’association est bien le retour à l’emploi pour les personnes passant par les Jardins. Un public en provenance de l’ensemble du bassin d’emploi du Sénonais et dont le recrutement répond à une logique de mixité la plus large possible : femmes/hommes, urbain/rural, jeunes/plus âgés, français/étrangers. Avec la volonté affichée de recruter en majorité des personnes bénéficiant de minimas sociaux. En 2015, 58 personnes sont passées par les Jardins de la Croisière, dont 36% de femmes. L’accompagnement social reste une des clés de voute du dispositif, avec parmi les freins majeurs à l’insertion : le logement (24 salariés étaient en logement précaire ou temporaire), la santé (14 personnes concernées), mais surtout, la mobilité : plus de 50% des salariés sont limités dans leurs recherches et leurs démarches par ce problème. Pour y faire face, différentes mesures sont mises en œuvre, grâce notamment aux dispositifs qu’offre le territoire, comme «Mobil’éco» ou la présence d’une auto école associative. En terme de résultats, 13 sorties dynamiques ont été enregistrées sur un total de 27 salariés, soit :
3 sorties vers l’emploi durable, 4 vers l’emploi de transition et 6 sorties positives en formation. Un chiffre un peu en deçà des 60% attendus, mais la conjoncture est difficile, particulièrement en matière d’emploi. Depuis 1998, l’association des Jardins de la Croisière accueille également des personnes en TIG (Travail d’intérêt Général), pour des périodes de 30 à 210 heures, en partenariat avec les services judiciaires. En 2015, 13 personnes ont bénéficié du dispositif et le bilan est positif, avec peu d’abandons.
Un chiffre d’affaires à l’ha de 35 900 €
L’exploitation biologique de 3 ha est équipée de 10 tunnels de production et les légumes vendus en circuit court par le biais de quatre circuits de distribution. Premier d’entre eux : les marchés et foires qui avec 115 par an, représentent 31 % du chiffre d’affaires global 2015. Une part de marché qui se maintient, grâce à la fidélité des clients et un excellent support d’insertion, pour les salariés. Suivent les paniers, avec 28% du CA, pour 1 900 paniers vendus, soit une moyenne de 38 par semaine. L’objectif de renforcer ce circuit de distribution, devrait être facilité par la participation des Jardins à la mise en place d’un Drive Fermier dans le Sénonais dans les mois prochains. On note une baisse des ventes en secteur demi-gros (magasins et cuisines collectives). La marge pour l’association y est plus faible et d’autres circuits sont privilégiés. En complément des paniers, la vente à la boutique voit sa part de marché progresser, à 17%. L’objectif pour 2016, étant de poursuivre l’amélioration de la fraîcheur des légumes, avec la création d’un poste de «magasinier», supervisant la qualité des produits mis en vente. Mais l’activité légumière se voit désormais devancer par les chantiers d’entretien d’espace rural, avec un chiffre d’affaires de 80 368 € (- 18%) en 2015, contre 101 830 € (+ 3 %). Ramené à l’hectare, le chiffre d’affaires de vente de légumes autoproduits (une fois le montant des achats de légumes retirés), avoisine toutefois près de 36 K€, bien au delà de la moyenne du Réseau Cocagne, à 25 K€.
Une seconde activité qui ne cesse de progresser
Démarrée en 2009, l’activité «entretien d’espace rural», continue sa progression, avec 258 interventions enregistrées en 2015, sur tout le territoire du bassin d’emploi sénonais. Une activité qui complète la gamme des gestes techniques proposés aux salariés en insertion et d’une grande utilité pour les collectivités et associations du nord de l’Yonne. La gamme de services proposés est large : nettoyage, débarras, entretien de berges de rivières, taille haie, tonte, taille d‘arbres fruitiers, entretien de propriétés, nettoyage espace public, etc. Un partenariat a notamment été engagé avec la SNCF, pour réaliser l’entretien des cinq gares périphériques du Sénonais, de Villeneuve sur Yonne à Villeneuve la Guyard. Le développement de ce second volet d’activité des Jardins de la Croisière, passera par des modifications dans l’organisation du travail et l’acquisition de matériel, les chantiers entraînant un certain nombre d’usure et de casse. L’équipe des Jardins s’est beaucoup investie depuis ces dernières années sur les deux activités économiques proposées et les résultats sont au rendez-vous, mais pour son directeur, Erik Polrot, «il est important de trouver un subtil équilibre entre l’économique, qui est notre quotidien, et notre support d’insertion pour remettre les gens à l’emploi. Faire que les charges ne soient pas trop lourdes, pour pouvoir continuer à accompagner, redire les choses, réexpliquer et on sait qu’il y a des limites. S’interroger pour savoir à quel moment on est sur de l’économique ou sur notre cœur de métier qu’est l’insertion. Chaque personne ici est différente et accueillie comme telle».
Un accompagnement social important
L’objectif final de l’association est bien le retour à l’emploi pour les personnes passant par les Jardins. Un public en provenance de l’ensemble du bassin d’emploi du Sénonais et dont le recrutement répond à une logique de mixité la plus large possible : femmes/hommes, urbain/rural, jeunes/plus âgés, français/étrangers. Avec la volonté affichée de recruter en majorité des personnes bénéficiant de minimas sociaux. En 2015, 58 personnes sont passées par les Jardins de la Croisière, dont 36% de femmes. L’accompagnement social reste une des clés de voute du dispositif, avec parmi les freins majeurs à l’insertion : le logement (24 salariés étaient en logement précaire ou temporaire), la santé (14 personnes concernées), mais surtout, la mobilité : plus de 50% des salariés sont limités dans leurs recherches et leurs démarches par ce problème. Pour y faire face, différentes mesures sont mises en œuvre, grâce notamment aux dispositifs qu’offre le territoire, comme «Mobil’éco» ou la présence d’une auto école associative. En terme de résultats, 13 sorties dynamiques ont été enregistrées sur un total de 27 salariés, soit :
3 sorties vers l’emploi durable, 4 vers l’emploi de transition et 6 sorties positives en formation. Un chiffre un peu en deçà des 60% attendus, mais la conjoncture est difficile, particulièrement en matière d’emploi. Depuis 1998, l’association des Jardins de la Croisière accueille également des personnes en TIG (Travail d’intérêt Général), pour des périodes de 30 à 210 heures, en partenariat avec les services judiciaires. En 2015, 13 personnes ont bénéficié du dispositif et le bilan est positif, avec peu d’abandons.