Comité régional de l’alimentation BFC
Un premier tour de piste riche d’enseignements
Le Comité régional de l’alimentation s’est réuni à Dijon sous l’égide de la Draaf de Bourgogne et de la Préfecture. En jeu la définition d’un politique alimentaire régionale concertée, ancrée dans les territoires et porteuses de valeur ajoutée pour l’agriculture.
Pour ce Cralim (Comité régional de l’alimentation) c’était une première à plus d’un titre, une première réunion pour un comité qui siège désormais dans le cadre de la grande région et une première quant à son «format», en Assises, pour permettre une plus grande expression et un enrichissement par les échanges. Au menu : l’alimentation de proximité ou comment développer des politiques territoriales en ce sens, dans la restauration collective bien sûr, mais pas seulement car la politique alimentaire se décline à différents niveaux. Déclinaison de la politique alimentaire nationale, le comité régional à l’alimentation réunis de nombreux acteurs locaux dans le but de veiller à l’accès de tous à une nourriture de qualité dont la sécurité alimentaire est garantie.
L’alimentation est porteuse de culture et de liens sociaux, un ancrage territoriale fort de la politique alimentaire vise à resserrer les liens entre les consommateurs, les producteurs et les vendeurs en circuits de proximité et circuits courts.
Travailler différemment, décloisonner, collaborer...
à ce titre, les contributions ont montré que la Franche-Comté avait déjà conduit des projets porteurs, fruits d’initiatives locales qui prouvent qu’un ancrage territorial c’est possible, à condition d’y mettre les moyens, la volonté et de travailler en réseaux. L’intervention d’une chargée de mission de la Direction générale de l’Alimentation a dégagé aussi la nécessité pour aboutir à des projets structurants, d’apprendre «à travailler différemment, décloisonner, collaborer...». Ce qui est vrai pour le national l’est tout autant pour le local, d’autant que la loi d’avenir a renforcé et conforté l’ancrage territorial. Pour rappel, la loi prévoit l’introduction dans les restaurants collectifs de 40% de produits issus de l’alimentation durable (produits frais, de saison, de proximité, bio ou certifiés) à partir de 2020, dont 20% de produits bio.
Le maître mot de ces assises c’était certainement qu’on a tout à apprendre les uns des autres et surtout, comme l’a souligné Vincent Favrichon, directeur de la Draaf BFC, «à prendre le meilleur des deux anciennes régions». Les initiatives peuvent venir d’une collectivité locale (commune, communauté de communes, département...), d’une organisation de producteurs... mais le développement et l’aboutissement du projet engage forcément à élargir le cercle. Il est primordial «de bien s’entendre entre producteurs» et, au plan de la logistique, «de passer de la dispersion à une organisation cohérente capable de répondre à la demande et de s’adapter au contexte», souligne Jean-Baptiste Roze, maraîcher, président de l’association «Entente Bio». à l’usage, il s’avère aussi que le prix (souvent un peu plus cher) de l’approvisionnement en produits bruts locaux reste quand même accessible, chacun faisant un effort (producteur comme acheteur) pour faciliter la transaction. Et le fait est, que tous reconnaissent un plus en terme de qualité et une réduction du gaspillage alimentaire.
Du projet de société à la politique alimentaire
Ce que l’on peut retenir de ces différentes présentations, c’est que ces projets locaux produisent aussi des effets induits sur les plans sociétal, économique, environnemental... Ils émanent de stratégies alimentaires partagées entre plusieurs acteurs, au sein de réseaux qui se construisent au fur et à mesure de leur avancement. Ils se mènent en partanariat étroit avec la profession agricole et se trouvent à la confluence de politiques locales qui touchent à l’environnement, à l’agronomie et à l’économie. Avec des répercussions positives en termes d’emplois et de dynamique territoriale. De l’initiative locale isolée, on passe nécessairement à un travail en réseau qui se réalise souvent à l’échelle d’un bassin de vie.
«Pour que la situation actuelle évolue vers un meilleur encrage territoriale de notre alimentation, il faut que les acteurs des territoires s’engagent, le vrai changement est là» a conclu l’un des intervenants. «Il n’y a pas de modèle unique» a convenu la préfète de région, Christiane Barret, «mais plusieurs types de démarches», qui peuvent converger et nourrir le PAT (Projet alimentaire territorial) qui s’affirme comme «un rendez-vous à ne pas rater». Les différentes présentations ont montré le lien étroit entre politique alimentaire et projet de société. Car l’alimentation va bien au-delà de la fourniture de produits bruts, s’y rattache aussi des notions de plaisir, d’environnement, de santé, de lien au territoire, au terroir, d’innovation, de sécurité, d’accessibilité, de développement, économique... Cela donne tout son sens et sa noblesse à l’agriculture et à l’acte de production.
L’alimentation est porteuse de culture et de liens sociaux, un ancrage territoriale fort de la politique alimentaire vise à resserrer les liens entre les consommateurs, les producteurs et les vendeurs en circuits de proximité et circuits courts.
Travailler différemment, décloisonner, collaborer...
à ce titre, les contributions ont montré que la Franche-Comté avait déjà conduit des projets porteurs, fruits d’initiatives locales qui prouvent qu’un ancrage territorial c’est possible, à condition d’y mettre les moyens, la volonté et de travailler en réseaux. L’intervention d’une chargée de mission de la Direction générale de l’Alimentation a dégagé aussi la nécessité pour aboutir à des projets structurants, d’apprendre «à travailler différemment, décloisonner, collaborer...». Ce qui est vrai pour le national l’est tout autant pour le local, d’autant que la loi d’avenir a renforcé et conforté l’ancrage territorial. Pour rappel, la loi prévoit l’introduction dans les restaurants collectifs de 40% de produits issus de l’alimentation durable (produits frais, de saison, de proximité, bio ou certifiés) à partir de 2020, dont 20% de produits bio.
Le maître mot de ces assises c’était certainement qu’on a tout à apprendre les uns des autres et surtout, comme l’a souligné Vincent Favrichon, directeur de la Draaf BFC, «à prendre le meilleur des deux anciennes régions». Les initiatives peuvent venir d’une collectivité locale (commune, communauté de communes, département...), d’une organisation de producteurs... mais le développement et l’aboutissement du projet engage forcément à élargir le cercle. Il est primordial «de bien s’entendre entre producteurs» et, au plan de la logistique, «de passer de la dispersion à une organisation cohérente capable de répondre à la demande et de s’adapter au contexte», souligne Jean-Baptiste Roze, maraîcher, président de l’association «Entente Bio». à l’usage, il s’avère aussi que le prix (souvent un peu plus cher) de l’approvisionnement en produits bruts locaux reste quand même accessible, chacun faisant un effort (producteur comme acheteur) pour faciliter la transaction. Et le fait est, que tous reconnaissent un plus en terme de qualité et une réduction du gaspillage alimentaire.
Du projet de société à la politique alimentaire
Ce que l’on peut retenir de ces différentes présentations, c’est que ces projets locaux produisent aussi des effets induits sur les plans sociétal, économique, environnemental... Ils émanent de stratégies alimentaires partagées entre plusieurs acteurs, au sein de réseaux qui se construisent au fur et à mesure de leur avancement. Ils se mènent en partanariat étroit avec la profession agricole et se trouvent à la confluence de politiques locales qui touchent à l’environnement, à l’agronomie et à l’économie. Avec des répercussions positives en termes d’emplois et de dynamique territoriale. De l’initiative locale isolée, on passe nécessairement à un travail en réseau qui se réalise souvent à l’échelle d’un bassin de vie.
«Pour que la situation actuelle évolue vers un meilleur encrage territoriale de notre alimentation, il faut que les acteurs des territoires s’engagent, le vrai changement est là» a conclu l’un des intervenants. «Il n’y a pas de modèle unique» a convenu la préfète de région, Christiane Barret, «mais plusieurs types de démarches», qui peuvent converger et nourrir le PAT (Projet alimentaire territorial) qui s’affirme comme «un rendez-vous à ne pas rater». Les différentes présentations ont montré le lien étroit entre politique alimentaire et projet de société. Car l’alimentation va bien au-delà de la fourniture de produits bruts, s’y rattache aussi des notions de plaisir, d’environnement, de santé, de lien au territoire, au terroir, d’innovation, de sécurité, d’accessibilité, de développement, économique... Cela donne tout son sens et sa noblesse à l’agriculture et à l’acte de production.