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Bovins

Un peu d’air avec l’IBR ?

Une délégation de la Nièvre et de la Saône-et-Loire s’est rendue la semaine dernière à la DRAAF à Dijon. Les éleveurs ont demandé plus de souplesse dans les mesures de lutte contre l’IBR.
Par Aurélien Genest
Un peu d’air avec l’IBR ?
Les éleveurs ont échangé avec le directeur Vincent Favrichon.
La lutte contre l’IBR s’est renforcée pour la nouvelle campagne qui a débuté le 1er octobre. Un arrêté ministériel a fixé de nouvelles mesures généralisant la qualification IBR, le renforcement de la surveillance des cheptels à risque et la limitation de circulation des animaux infectés.

Ces mesures arrivent «à un très mauvais moment» selon les éleveurs de la FRB, craignant une dévalorisation des animaux. Ne constatant aucune avancée dans leurs revendications de ces derniers mois, les professionnels de l’élevage accompagnés de responsables de marchés bovins se sont rendus à Dijon la veille de la mise en application de la circulaire. La délégation, majoritairement nivernaise, s’est entretenue avec le directeur de la Draaf Vincent Favrichon. «Nous ne contestons pas forcément les fondements de cette règle supplémentaire appliquée à l’élevage bovin. En revanche, la rapidité avec laquelle ces nouvelles mesures sont appliquées va nous poser de gros problèmes sur le marché» a insisté Emmanuel Bernard, président du commerce extérieur à Interbev. Un report des nouvelles mesures de lutte «d’un ou deux ans» a été demandé. Une visite terrain du directeur de la DGAL a également été souhaitée afin de mesurer les impacts économiques de cette mise en application. «Les élevages qui ne sont pas complètement assainis en IBR ont l’obligation de faire des vaccinations quatorze jours avant la vente en vif de leurs animaux» a rappelé Emmanuel Bernard, indiquant que 25% des exploitations nivernaises ne sont toujours pas assainies.

Michel Joly, président de la FRB, a insisté sur la nécessité de qualifier le plus grand nombre d’élevages cette année : «Le ministre veut aller plus loin dans la lutte contre l’IBR, nous prenons acte. Mais ce n’est pas la bonne année pour mettre en place ces nouvelles mesures, compte tenu de la situation économique désastreuse dans laquelle se trouvent aujourd’hui les éleveurs».