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Souvenirs, souvenirs...

Un avis de naissance auxerrois

Résultat de la fusion de trois journaux départementaux, Terres de Bourgogne avait vu, dès  la fin 1989, son avis de naissance publié par Jean-Pierre Arlix, qui officiait alors dans l’Yonne comme journaliste. L’homme de plume y avait mis toute sa verve, comme en témoigne ce texte de l’époque, exhumé par Christopher Levé, paru le 14 novembre 1989, que nous reproduisons en partie.
« Terres de Bourgogne est né dans l’Yonne à Auxerre. C’était le 29 juin, l’instant historique. Dans son numéro du 6 juillet, l’Yonne agricole avait fait part de cette naissance à la Une. Avec un soupçon d’empressement - la nouvelle était de taille- le journaliste avait titré  «Presse agricole régionale : trois pour un». Ce vendredi s’était tenue, en effet, l’assemblée générale de constitution de la Société d’édition et de publication (SEP) de Bourgogne (...) Cette heureuse naissance concrétisait, comme dans la vie, le mariage des trois sociétés d’édition (...) Le titre n’était pas encore choisi : on avait labouré les esprits, les idées. Un labour duquel allait naître Terres de Bourgogne. La gestation, dans l’Yonne, s’était déroulée sans difficulté. Les membres de la Société d’édition agricole s’étaient déjà réunis peu de temps auparavant. Ils avaient confié au nouveau gérant de la SEAY, André Thomas, et à son prédecesseur, Louis Nanque, le 23 juin, la négociation de cette union. (...) Mise en sommeil des trois titres, fusion des moyens, respect des identités départementales, et toujours respect des lecteurs et des annonceurs, telles étaient les idées force de cette naissance. Mariage, naissance, évoquent, dans la vie, le terme d’amour. Ici, la solidarité paysanne relevait du bon sens, presque du mariage de raison, celui qui évite l’isolement des partenaires. (...)

Le projet, alors à bâtir à l’époque, pouvait se targuer de disposer d’un parrain solide, efficace et ayant fait ses preuves. Derrière cette naissance, le groupe Réussir et son patron, Henri Lefèbvre, avaient longuement tavaillé au rapprochement. Si le terme d’entremetteur n’avait pas un sens un peu louche, il pourrait lui être attribué. C’est donc d’un mariage décidé dans les salons de Réussir dont il faut parler. Mais là encore, l’image du cabinet matrimonial est trop forte puisque Réussir n’était pas, et n’est pas une entité différente des trois journaux. Ils «sont» Réussir, et ils veulent Réussir. Un beau programme, pas vrai ?! Une telle ambition en milieu utérin, avant de voir le jour, cela mérite un coup de chapeau. Alors, je vous le confie, mais vous vous en doutiez : la naissance de la SEP de Bourgogne ce 29 juin, dans la salle de la FDSEA, rue de la Maladière s’est fêtée, verre de crémant de Bourgogne en main ! »