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Cuma

Prendre en compte les besoins des adhérents

Jeudi 26 mars, Mathilde Bonneau, du réseau Cuma Bourgogne Franche-Comté, s'est déplacée dans l'Avallonnais pour animer une assemblée de section auprès de ses adhérents.

Par Charlotte Sauvignac
Cuma
Illustration générée par IA
L'assemblée de section des Cuma de l'Avallonnais s'est tenue jeudi 26 mars.

C'est en début d'après-midi que Mathilde Bonneau, animatrice du réseau Cuma Bourgogne Franche-Comté, dans le secteur de l'Yonne et Grégoire Darlot, trésorier de la Cuma de Venouse Pontigny sont venus à la rencontre d'une dizaine d'adhérents au sein du bâtiment de Cerfrance à Avallon. Après avoir listé les services du réseau, (l'offre d'accompagnement et de services, appui administratif et de gestion), l'animatrice en a profité pour revenir sur la facture dématérialisée, pour laquelle les agriculteurs devront pouvoir « être en capacité de recevoir les factures dès septembre 2026 » et en émettre dès septembre 2027. Elle rappelle également qu'il est important qu'au sein de chaque Cuma « se trouve une adresse mail représentative de la structure ». C'est également, pour le réseau, l'occasion de mettre en avant « le vote récent des députés concernant le crédit d'impôt mécanisation collective de 7,5 % » réservé exclusivement « aux dépenses facturées par les Cuma auprès de leurs coopérateurs ». Avant de laisser la parole aux adhérents, Mathilde Bonneau confie que de nouveaux webinaires du réseau sont disponibles sur Youtube et concernent « l'épandage sans tonne, les semoirs de sur-semis, le désherbage mécanique et la lutte contre le gel en collectif en viticulture ».

Une réunion qui a animé les discussions

Face à une augmentation des charges liées aux conflits, nombre d'entre eux ont réfléchi à « l'usage du capital social d'engagement présent dans l'achat du matériel en Cuma ». En temps normal, le capital social d'engagement se situe entre 0 et 20 % lors de l'achat et en discutant, « de nombreux agriculteurs se sont posé la question de baisser le capital social d'engagement pour payer moins d'argent face à l'augmentation du matériel », commente Mathilde Bonneau. Cependant, elle rappelle tout de même qu'en cas « de factures impayées », il est important de « maintenir un pourcentage de capital social d'engagement entre 10 et 15 % ». Véronique Ballier, responsable de la comptabilité des Cuma dans l'Yonne à Cerfrance, prend par la suite la parole pour aborder le sujet de l'exercice comptable au sein des Cuma. En temps normal « les Cuma réalisent leurs exercices comptables sur la même période, en fin d'année », explique Véronique Ballier. « Les adhérents ont émis une proposition précise : adapter la date de l'exercice comptable en fonction des besoins de chaque Cuma. Ils souhaiteraient faire du cas par cas. Par exemple : pour des Cuma n’exécutant qu'un seul type de travaux, comme de la lutte antigel, ou des travaux des foins, ils aimeraient pouvoir réaliser leurs exercices comptables à la fin de leurs travaux », illustre Mathilde Bonneau. Véronique Ballier de son côté a bien pris en compte cette information et « souhaite renforcer l'équipe de comptables avec laquelle elle travaille afin de pouvoir rendre réalisables leurs demandes ».