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CERD

Un acteur incontournable de la diversification agricole

Le Centre d’études et de ressources sur la diversification (CERD), qui tenait son AG au lycée agricole du Morvan le 21 juin, demeure un acteur incontournable de la diversification agricole en Bourgogne, mais pas que...
Par Emmanuel Coulombeix
Les deux salariées du CERD ont présenté les comptes 2015 de l’association. Avec des difficultés à boucler. Et un budget prévisionnel 2016 qui fait apparaître de nombreux points d’interrogation quant au versement des subventions. Ne serait-ce que de la part du nouveau Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté. La fusion ne va pas de soi dans le secteur agricole et les politiques régionales devront éclaircir aussi, en matière de diversification, quelles sont les orientations.
Jusqu’alors, Bourgogne et Franche-Comté, pour résumer, avaient des dispositifs très différents en la matière. La réflexion est bien avancée puisque Françoise Morizot, qui est mise à disposition par la Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne, devenue CRABFC, pour diriger la structure, vient de se voir confier le même type de missions, au vu de son expérience et de ses compétences, chez les agriculteurs de Franche-Comté. Un moyen aussi d’assurer un retour financier pour le CERD, que ce soit chez les nouveaux voisins de Bourgogne ou que ce soit un peu partout et de plus en plus, en France, où le CERD, structure sans égale, accomplit des missions ponctuelles pour la promotion et le développement de la diversification.

Cependant, l’association entend rester une entité par et pour ses fondateurs. Le membre de la Chambre régionale BFC franc-comtois, qui a pris la parole mardi, a évoqué une réflexion sur la réorganisation, du fait à la fois les difficultés financières, des enjeux de la fusion régionale et de la légitimité non remise en cause du CERD sur son cœur de mission. Ce que certaines des personnes présentes ont interprété comme une remise en cause de leur liberté et de leur raison d’être. Toutefois, le défi financier et les nouveaux horizons géographiques de la directrice et de l’équipe, qui s’interrogent sur leur pérennité, imposera une réorganisation. On peut craindre en effet que les fonds qui assurent l’équilibre financier du CERD se fassent de plus en plus rares et soient longs à recevoir, même si Sylvain Mathieu, conseiller régional de Château-Chinon s’est voulu rassurant sur le futur accompagnement de la structure, «qui remplit des missions que personne d’autre ne remplit».
Président du CERD, au titre de la Chambre d’agriculture de la Nièvre (puisque les OPA régionales et les entreprises diversifiées peuvent être membres associées), Eric Bertrand a toutefois conclu : «pour le moment, nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion sur une éventuelle réorganisation mais compte tenu des difficultés financières de l’association, je pense qu’elle sera nécessaire !»
Pour autant, le CERD n’a peut-être jamais eu une telle aura pour son travail. Reconnu par les Pouvoirs publics, et même par l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) qui en a fait un expert sanitaire, il intervient dans de nombreux domaines autour de la diversification.
L’atout du CERD, c’est cela  : une sorte de guichet unique sur tout ce qui relève de la diversification, à la fois en termes de production que de réglementation, d’aspect économique et social ou de formation et d’accompagnement des démarches collectives et individuelles...