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Finale départementale de jugement de bétail à Chitry-les-Mines

Sur la route de la finale à Paris

La finale départementale de jugement de bétail organisée par les JA du canton de Corbigny et les JA 58 aura lieu ce dimanche, sur l'€™exploitation du Gaec Dubuis, à Chitry les Mines.
Par Dominique Bernerd
La troisième fois devrait être la bonne ! Déjà dévolue l'€™an passé au Gaec Bernard et Benoît Dubuis, à Chitry
les Mines, la manifestation avait due être repoussée une première fois, puis annulée, pour cause de neige et verglas, avant de trouver des cieux plus communs dans un autre canton.
Cette finale départementale
édition 2010, devrait accueillir
60 candidats, après les épreuves de sélection qui se sont déroulées sur 15 cantons et 2 lycées agricoles du département. Près d'€™un millier de visiteurs sont attendus dimanche 12 décembre et le programme concocté des festivités est à la hauteur de l'€™évènement, avec notamment de nombreuses activités pour petits et grands. La journée sera placée sous le signe des énergies renouvelables (expositions de granulés de bois, de copeaux de bois ainsi que de chaudières, panneaux solaires, photovoltaÏques, pompe à chaleur, cuve à récupération d'€™eau de pluie, ainsi qu'€™une démonstration de déchiquetage de bois offerte par la Cuma départementale) et un marché fermier. Diverses animations seront proposées : lancer de petites bottes, jeux d'€™adresse avec télescopique, pesée d'€™un âne et d'€™un bovin, vitrine avicole... AnaÏs Thibaut, Miss Comice 2010 et habitante de la commune, sera présente, ainsi que Damien Salé, adhérent des JA de Corbigny et champion de France de labours à l'€™ancienne 2010.
Conformation, musculature, largeur, harmonie des formes..., chaque candidat aura, à partir de 13h30, à évaluer selon des critères bien précis, musculaires et squelettiques, trois animaux différents, par comparaison avec un animal témoin. Le jury sera pour sa part composé de représentants d'€™OPA et des lycées agricoles de Château-Chinon et Challuit. Les candidats désignés vainqueurs étant qualifiés pour la finale nationale qui se tiendra dans le cadre du prochain salon de l'€™agriculture, en février prochain, à Paris. Remise des prix aux alentours de 17h30. Pour Alexandre Lorré, président du canton organisateur, l'€™importance d'€™une manifestation de ce type n'€™est plus à démontrer : «cela permet d'€™ouvrir les portes d'€™une exploitation au grand public, de mettre en valeur notre profession en présentant le parcours des agriculteurs d'€™aujourd'€™hui. L'€™occasion aussi de faire remonter aux élus présents nos revendications. A commencer par la défense des installations pour les jeunes, trop souvent pénalisés par l'€™agrandissement à outrance des exploitations existantes. Il est grand temps de faire passer le message auprès de nos élus pour que les choses évoluent rapidement !».
Finale départementale jugement d'€™animaux à Chitry-les-Mines, dimanche 12 décembre, à partir de 10h.
Entrée : 2€ - Gratuit en dessous de 16 ans.
Buvette, crêpes, vin chaud.



Fabrice Prevotat, président des JA de la Nièvre


[I]«Le concours départemental de jugement de bétail est l'€™occasion pour tous les 200 adhérents de la Nièvre, de nous retrouver dans un climat de convivialité, autour d'€™un évènement important. L'€™occasion aussi de communiquer auprès d'€™un public extérieur au monde agricole et dialoguer avec nos collègues agriculteurs.
Un moyen aussi de faire part de nos revendications, nos inquiétudes, nos idées, nos positions, auprès de tous les politiques et responsables du département, présents ce jour là. Notre préoccupation majeure reste l'€™installation de jeunes, en baisse continue sur le département, l'€™autre cheval de bataille étant la Pac 2014. En parallèle du combat que l'€™on mène depuis 2 ans pour une meilleure répartition des marges. Les chiffres en témoignent: la grande distribution gagne plus en 1 journée en vendant une vache que nous en 3 ou 4 ans, pour la produire ! Tout le mode a conscience du problème, mais personne ne fait rien !
A déplorer également en ces périodes de crise : un certain manque de soutien de la part du monde para agricole, fondé en partie par nos grands-parents. Il n'€™y a pas assez de solidarité de la part de certains de ces organismes, qui pourtant, vivent de l'€™agriculture, aux côtés des agriculteurs !».[i]