Cannabis thérapeutique
Supplanter les importations d’ici deux ans
Un consortium public-privé sur le cannabis thérapeutique porte l’ambition de «prendre le relai des produits d’importation d’ici à deux ans», ont indiqué le 25 février les acteurs agronomiques du projet. «On va rattraper le retard» en France, a soutenu Yves Christol, DG d’InVivo food&tech. Il s’agit de constituer «le plus beau portefeuille de sélections génétiques (du cannabis) dans le monde», soit à terme «une centaine» pour autant de cibles thérapeutiques. Ce projet mobilise, outre InVivo, d’autres acteurs agronomiques, à savoir l’interprofession Interchanvre et la coopérative Hemp it, présentée comme un leader mondial de la production de semence de chanvre industriel. Également «une quinzaine de sociétés», parmi lesquelles des start-up, mais aussi des acteurs publics de la recherche comme Inrae. Tous attendent une autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour produire et récolter du chanvre, qui serait totalement indoor (en climat contrôlé). Un dossier a pour cela été déposé il y a une quinzaine de jours, selon Yves Christol. L’objectif est de produire 109 tonnes de cannabis permettant de couvrir les besoins de 300 000 patients.