Prendre du recul par rapport à ses émotions
Ce lundi 9 mars, Jean-Luc Marx, intervenant à la formation « Bien dans ses bottes » a tenu une réunion d'information afin d'éclairer les questions laissées en suspens. Un moyen de s'exprimer librement sur ses émotions, ressentis et ses valeurs.
L'église sonne 18 heures lorsque les pas se rapprochent du foyer des jeunes à Escamps. Des sourires, des serrages de main et la dizaine d'agriculteurs s'installe autour de Jean-Luc Marx, intervenant à la formation « Bien dans ses bottes ». En se présentant, le formateur fait un tour de table. Certains sont fils, voire petit-fils d'agriculteurs et viennent d'intégrer une exploitation agricole. D'autres sont installés depuis de nombreuses années. Le regard bienveillant, le formateur se présente également. « Céréalier au sud de la Nièvre, associé depuis plus de vingt ans avec mon frère sur le partage de matériels, tout se passe relativement bien, lorsque mon frère ressent un coup de mal-être. On a posé des mots sur ce qu'il ressentait, sur la situation actuelle et suite à cette conversation, il a décidé d'arrêter d'être agriculteur ». Face à cette situation et au fait qu'il doive « une seconde fois reprendre une exploitation », Jean-Luc Marx se pose la question : « quel sens donner à ma vie ? ». Comme un heureux hasard, l'agriculteur nivernais tombe sur la formation « Bien dans ses bottes », à l'époque animée par Jean-François Matthieu, éleveur de vaches salers. « Il s'était formé à la programmation neuro linguistique (PNL) et nous présentait cette formation comme pouvant nous permettre d'acquérir une boîte à outils, des outils capables de se transformer soi-même », témoigne-t-il. Cette technique, a été découverte dans les années soixante-dix par deux chercheurs américains qui avaient observé que, lors de situations dramatiques, certaines personnes « arrivaient à s'en sortir ». La question s'est alors posée : « que mettent-ils en place pour réussir ? ».
« L'émotion nous donne envie de passer à l'action »
Pour ces chercheurs, tout comme pour la science, ces personnes « s'orientent vers la solution plutôt que vers le problème ». Jean-Luc Marx, accompagné par d'anciens stagiaires, en vient par la suite à chaque émotion que l'être humain peut ressentir. En premier lieu, la joie, « celle où l'on ne veut rien changer », la peur « qui pousse à fuir une situation ou inversement à contre attaquer », la colère justifiée par le fait « que mes règles ne sont pas respectées » et la tristesse « signant la fin d'une histoire ». Un point commun rassemble trois de ses émotions : « être dans l'action permet de retrouver ses moyens et de changer de perspective ». À ce jour, les agriculteurs ayant effectué plusieurs formations complémentaires « sont devenus des alliés ». « Nous nous voyons de temps en temps, nous nous poussons vers le haut et nous savons que nous pouvons compter les uns sur les autres ». Avec un regard bienveillant, l'intervenant revient sur la structure de la formation, à savoir trois fois deux jours. « Les deux premiers jours sont consacrés aux émotions, on va chercher le problème à la racine. Souvent ce sont les deux jours les plus éprouvants », annonce-t-il, en poursuivant. Les deux jours d'après, sont consacrés « aux valeurs » et les deux derniers jours à « la communication et à la gestion du conflit ».