Perrigny, c'est parti
Le pôle maraîchage biologique du Département de la Côte-d'Or a été inauguré la semaine dernière.
Le Conseil départemental de la Côte-d'Or avait acquis, en 2017, une surface de 20 hectares à Perrigny-lès-Dijon, afin de développer et mieux structurer la filière légumière à destination de la restauration collective (collèges et Ehpad). Ce projet est désormais pleinement opérationnel. Une visite inaugurale s'est déroulée en présence de François Sauvadet et Jacques de Loisy, respectivement présidents du Département et de la Chambre d'agriculture. « Cette étape marque un grand jour en Côte-d’Or avec l’aboutissement de ce projet au service de l’agriculture, de la promotion des circuits courts, du bien manger mais aussi de l’insertion ! En effet, les légumes biologiques produits ici seront destinés à la restauration collective mais aussi à la restauration solidaire, les Restos du Cœur exploitant une partie des terres pour leurs propres besoins », se félicite François Sauvadet.
En détail
Le site comprend un bassin d’irrigation de 2,80 ha. La production à destination de la restauration hors domicile s'étend sur 13 ha (4 ha sont exploités par Croix-Rouge Insertion et 9 ha font l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt en cours. À ce titre, un exploitant agricole sera retenu dans les prochains jours). Le pôle de maraîchage biologique de Perrigny, c'est aussi 3,20 ha destinés à un chantier d’insertion en maraîchage opéré par les Restos du cœur. Un demi-hectare est réservé à un site de compostage en « bout de champ », 0,86 ha l’est pour des haies déjà implantées. Sans oublier les 600 m² du bâtiment, dédié au stockage du matériel et des légumes en chambre froide. Cette construction est équipée d’une aire de lavage extérieure avec une cuve de récupération d’eau de pluie. La toiture est recouverte de panneaux photovoltaïques (95 kWc). Actuellement occupé par Croix-Rouge Insertion, le bâtiment a vocation à être utilisé en gestion partagée avec les autres utilisateurs. Le coût du projet s'élève à 3,32 millions d'euros, financé à 85 % par le Département. Les 15 % restants se décomposent comme suit : 99 525 euros de l'Agence de l’eau, 412 750 euros de l’État et 6 790 euros du Conseil régional.