Ouvrir les papilles et l'esprit
Le 5 février, un événement un peu particulier se déroulait au magasin de producteurs de La Fermille à Saint-Benin-d'Azy.
C'est avec joie mais non sans un peu de stress que Louanne Touillon, Chloé Pannetier et Lucie Buchez (étudiante en BTS ACSE au Legta de Challuy) accueillaient les clients le 5 février à La Fermille (Saint-Benin-d'Azy). En effet, pour une demi-journée, dans le cadre de leur projet d'initiative et de communication (PIC), elle avait choisi de proposer des dégustations axées sur la Chandeleur accompagnées d'un petit questionnaire à destination des visiteurs. Se répartissant les tâches de manière polyvalente le jour J, elles expliquent : « Cette journée nous a permis d’être en contact avec des clients et de recueillir leur ressenti afin de faire le premier retour des consommateurs pour le magasin de producteurs. Nous retenons de cette journée un moment de partage avec des personnes se souciant de leur façon de consommer. De plus, nous avons remarqué que la clientèle était très proche du personnel et connaissant chacun les petites habitudes de l'autre, que ce soit les clients ou le personnel ! ». Pour Pascaline Loquet, productrice et associée de La Fermille, leur action a permis de mettre en évidence le terroir à des non habitués : « En effet notre magasin de producteurs est une vitrine du travail quotidien des paysans et paysannes qui s'attachent à faire de bons produits nivernais, c'est aussi un moment convivial avec nos clients habituels, nous sommes très attachés à la bonne ambiance, la convivialité, cela va de pair avec la bonne nourriture à partager entre amis ou en famille ».
Création de liens
Du côté des clients, Georges, 79 ans, sourit : « C'est très bien ». Pour cet ancien éleveur de Charolaises et habitué des lieux, le projet des jeunes filles est agréable : « Cela permet de faire découvrir les produits, qui sont de très belles qualités surtout la viande ! De plus, cela rapproche les consommateurs et les producteurs ». Dans un contexte agricole complexe, il détaille : « C'est beau de voir la nouvelle génération s'investir, car elle est l'avenir du monde rural. Pour ceux qui souhaitent prendre la voie de l'agriculture comme profession, je n'ai qu'un seul conseil : tenez bon ». Plus en avant, il souligne : « Lorsque j'étais en activité avec mon épouse, nous nous demandions toujours quand les prix de nos produits allaient remonter. Aujourd'hui, des années plus tard, les cours sont là, même si le reste est compliqué notamment face au contexte sanitaire. Les choses passent, évoluent et changent, mais il faut tenir bon tout en faisant du mieux que l'on peut ». Si le PIC de Louanne, Chloé et Lucie avait pour but initial de donner des pistes de travail aux producteurs de la Fermille, une chose est certaine, ce projet a mis sous les projecteurs ceux qui s'investissent aujourd'hui ainsi que ceux qui s'investiront demain dans la vie agricole et rurale.