Assemblée générale d’Afdi Bourgogne Franche-Comté le 19 mai à Quétigny (21)
Nord/Sud, même combat face au changement climatique
L’assemblée générale d’Afdi Bourgogne-Franche-Comté est toujours l’occasion de moments d’échanges privilégiés entre bénévoles, partenaires et sympathisants. La prochaine AG qui se déroulera le 19 mai à Quétigny au lycée agricole ne faillira pas à cette tradition en centrant la réflexion sur l’adaptation des agricultures du Nord et du Sud au changement climatique.
La Cop 21 a dressé le constat et clairement identifié les enjeux... Mais au Nord comme au Sud, le changement climatique est une réalité vécue qui se mesure à l’aune des pertes de récoltes, de la diminution des rendements, de l’avancée de certains cycles ou au contraire du retard d’autres... Bref, l’évolution climatique génère encore un peu plus d’incertitude et constitue le socle de la volatilité des prix.
C’est dans ce contexte mondial qui n’épargne aucune latitude mais insécurise encore un peu plus les territoires les plus fragiles et les paysans les plus démunis, que AFDI choisit pour thème de sa prochaine assemblée générale : «Comment l’agriculture familiale est aujourd’hui à même de répondre aux contraintes dues au changement climatique ?».
Emmanuel Torquebiau, chargé de mission Changement climatique au Cirad, Marc Gansore, leader paysan burkinabé, Thierry Devaux, céréalier dans l’Yonne et Dominique Girard, vice-président du Conseil départemental 21, débattront et échangeront sur ce thème, les interventions des partenaires malgaches, enrichissant par ailleurs les informations.
2015 s’est avérée être la 3ème année la plus chaude depuis 1900 et la situation tend à s’aggraver. Au Burkina Faso, l’agriculture est en difficulté, sur les plateaux de Bourgogne et dans toutes les zones à potentiel limité aussi, même si la comparaison s’arrête là. Au Nord, le fait est que les rendements diminuent et les références qualité se dégradent. Face à cette évolution climatique perturbantes tant au plan agronomique que pour l’économie des exploitations et le revenu des agriculteurs quelles solutions alternatives trouver ? Quelles réponses apporter ?
Paysans, organisations professionnelles, instituts techniques et de recherche testent des pratiques innovantes permettant de préserver ou de restaurer la fertilité des sols, de lutter contre l’érosion. Il s’agit d’innover pour trouver des modèles alternatifs, qui préservent l’avenir et la pérennité des structures. Mais innover, c’est prendre des risques, se mettre en danger souvent, il faut donc aussi accompagner ces évolutions et soutenir les initiatives. Les défis sont donc multiples et relèvent aussi bien d’aspects techniques, économiques que politiques et sociaux. Au Nord comme au Sud le défi majeur comme l’a identifié la Conférence climat organisée par Afdi et Agricord «c’est d’assurer la sécurité alimentaire des 11 milliards d’humains que comptera la planète en 2100... Sous l’effet du changement climatique, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir d’insécurité alimentaire d’ici 2080».
Les plus insouciants trouvent cette échéance bien trop lointaine pour s’en préoccuper aujourd’hui, les plus concernés ouvrent des perspectives, tracent des voies nouvelles pour la conservation des sols et la préservation de la ressource en eau, les deux clés de voûte de tout système de production agricole. Au Nord, le semis direct sous couvert, apporte sous certaines conditions des éléments de réponses, à la fois agronomiques, économiques et environnementaux. Des projets collectifs de gestion de la ressource en eau (techniques économes, retenues, méthodes d’irrigation...) vont dans le même sens. Au Sud c’est souvent l’accès à l’eau qui doit d’abord être garanti, alors que l’agriculture reste essentiellement pluviale et dépend de la disponibilité de la ressource. Au Burkina Faso, la construction de mini-bassins assure ainsi une irrigation supplémentaire et permet d’augmenter les rendements. Mais là encore, pas de projet finalisé et opérationnel sans un soutien collectif important.
Le changement climatique impacte tous les continents et contraints tous les systèmes et toutes les formes d’agriculture à orienter différemment leurs pratiques. L’agriculture familiale, plus rapidement fragilisée, s’avère aussi plus réactive et souvent mieux à même de s’adapter rapidement en trouvant des solutions alternatives en phase avec le contexte. C’est le rôle d’Afdi que d’accompagner les agriculteurs sur le terrain en soutenant les initiatives des agricultures familiales qui leur permettront de contribuer à relever les grands défis sociaux, économiques, environnementaux de la sécurité alimentaire.
Pour en parler et échanger avec des acteurs du Nord et du Sud Afdi Bourgogne-Franche-Comté vous donne rendez-vous au lycée agricole de Quétigny le 19 mai à partir de 9h30.
Contacts : 03 80 48 43 27 – afdibfc@afdibfc.orgafdibfc@afdibfc.org – www.afdibfc.unblog.fr
C’est dans ce contexte mondial qui n’épargne aucune latitude mais insécurise encore un peu plus les territoires les plus fragiles et les paysans les plus démunis, que AFDI choisit pour thème de sa prochaine assemblée générale : «Comment l’agriculture familiale est aujourd’hui à même de répondre aux contraintes dues au changement climatique ?».
Emmanuel Torquebiau, chargé de mission Changement climatique au Cirad, Marc Gansore, leader paysan burkinabé, Thierry Devaux, céréalier dans l’Yonne et Dominique Girard, vice-président du Conseil départemental 21, débattront et échangeront sur ce thème, les interventions des partenaires malgaches, enrichissant par ailleurs les informations.
2015 s’est avérée être la 3ème année la plus chaude depuis 1900 et la situation tend à s’aggraver. Au Burkina Faso, l’agriculture est en difficulté, sur les plateaux de Bourgogne et dans toutes les zones à potentiel limité aussi, même si la comparaison s’arrête là. Au Nord, le fait est que les rendements diminuent et les références qualité se dégradent. Face à cette évolution climatique perturbantes tant au plan agronomique que pour l’économie des exploitations et le revenu des agriculteurs quelles solutions alternatives trouver ? Quelles réponses apporter ?
Paysans, organisations professionnelles, instituts techniques et de recherche testent des pratiques innovantes permettant de préserver ou de restaurer la fertilité des sols, de lutter contre l’érosion. Il s’agit d’innover pour trouver des modèles alternatifs, qui préservent l’avenir et la pérennité des structures. Mais innover, c’est prendre des risques, se mettre en danger souvent, il faut donc aussi accompagner ces évolutions et soutenir les initiatives. Les défis sont donc multiples et relèvent aussi bien d’aspects techniques, économiques que politiques et sociaux. Au Nord comme au Sud le défi majeur comme l’a identifié la Conférence climat organisée par Afdi et Agricord «c’est d’assurer la sécurité alimentaire des 11 milliards d’humains que comptera la planète en 2100... Sous l’effet du changement climatique, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir d’insécurité alimentaire d’ici 2080».
Les plus insouciants trouvent cette échéance bien trop lointaine pour s’en préoccuper aujourd’hui, les plus concernés ouvrent des perspectives, tracent des voies nouvelles pour la conservation des sols et la préservation de la ressource en eau, les deux clés de voûte de tout système de production agricole. Au Nord, le semis direct sous couvert, apporte sous certaines conditions des éléments de réponses, à la fois agronomiques, économiques et environnementaux. Des projets collectifs de gestion de la ressource en eau (techniques économes, retenues, méthodes d’irrigation...) vont dans le même sens. Au Sud c’est souvent l’accès à l’eau qui doit d’abord être garanti, alors que l’agriculture reste essentiellement pluviale et dépend de la disponibilité de la ressource. Au Burkina Faso, la construction de mini-bassins assure ainsi une irrigation supplémentaire et permet d’augmenter les rendements. Mais là encore, pas de projet finalisé et opérationnel sans un soutien collectif important.
Le changement climatique impacte tous les continents et contraints tous les systèmes et toutes les formes d’agriculture à orienter différemment leurs pratiques. L’agriculture familiale, plus rapidement fragilisée, s’avère aussi plus réactive et souvent mieux à même de s’adapter rapidement en trouvant des solutions alternatives en phase avec le contexte. C’est le rôle d’Afdi que d’accompagner les agriculteurs sur le terrain en soutenant les initiatives des agricultures familiales qui leur permettront de contribuer à relever les grands défis sociaux, économiques, environnementaux de la sécurité alimentaire.
Pour en parler et échanger avec des acteurs du Nord et du Sud Afdi Bourgogne-Franche-Comté vous donne rendez-vous au lycée agricole de Quétigny le 19 mai à partir de 9h30.
Contacts : 03 80 48 43 27 – afdibfc@afdibfc.orgafdibfc@afdibfc.org – www.afdibfc.unblog.fr
Programme de la journée
9h30 Accueil
10h-12h30 Assemblée générale ordinaire
12h30-13h Intervention des partenaires malgaches de VFTM
13h14h Repas
14h-16h30 Table ronde «Comment l’agriculture familiale est aujourd’hui à même de répondre aux contraintes dues au changement climatique ?»
16h30 Pot de l’amitié
10h-12h30 Assemblée générale ordinaire
12h30-13h Intervention des partenaires malgaches de VFTM
13h14h Repas
14h-16h30 Table ronde «Comment l’agriculture familiale est aujourd’hui à même de répondre aux contraintes dues au changement climatique ?»
16h30 Pot de l’amitié