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Fourrages

Maïs ensilage : anticiper les déficits avant de les subir

Dans de nombreux secteurs de Bourgogne-Franche-Comté, les fortes chaleurs et le manque d’eau ont entamé le potentiel des maïs destinés à l’ensilage. Face à des perspectives de piètres rendements et d’une valeur alimentaire dégradée, c’est dès maintenant qu’il faut évaluer stocks et besoins hivernaux. Entre cultures de soudure, ajustements des rations et réduction du cheptel, plusieurs leviers existent pour éviter de se retrouver au pied du mur.

Par Alexandre Coronel
Maïs ensilage : anticiper les déficits avant de les subir
Emeric Courbet CA70
Systèmes racinaires de maïs qui ont souffert de la sécheresse. Là où il a plu, les racines vont reprendre leurs droits…

Lorsqu’un maïs souffre de la sécheresse, la tentation peut être grande de l’ensiler prématurément pour « sauver ce qui peut l’être ». Pourtant, une parcelle visuellement très affectée n’est pas forcément prête à récolter. La décision doit rester fondée sur les critères habituels, à commencer par la teneur en matière sèche de la plante entière. Même en situation de stress hydrique, le remplissage des grains peut se poursuivre après une pluie ou une baisse des températures. Récolter trop tôt risque alors de pénaliser davantage le rendement et la valeur alimentaire. À l’inverse, certaines parcelles très desséchées peuvent évoluer rapidement vers des teneurs en matière sèche élevées, compliquant la conservation et l’ingestion. Plus que jamais, l’observation régulière des parcelles reste la règle. Avant toute décision, la première étape consiste &agr...

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