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Récolte de soja

Seulement 3q/ha en soja

Maxime Montenot a récolté du soja pour l'un de ses clients du côté de Vitteaux. Nous avons échangé avec lui une fois sa coupe rangée et prête à partir.

Par AG
Seulement 3q/ha en soja
Le Côte-d'orien, à côté de sa barre de coupe flexible.

Agriculteur à Éringes depuis 2022, Maxime Montenot fait également de la prestation de services, avec de la moisson, de l'épandage et depuis peu, du broyage de bois dans sa panoplie. Le 17 septembre, ce jeune homme de 25 ans intervenait dans des champs de soja autour de Vitteaux avec sa Fendt 8PL et sa barre de coupe flexible à tapis MacDon : un équipement conçu pour optimiser les récoltes avec une parfaite adaptation aux terrains irréguliers. « Je me spécialise en effet dans des récoltes un peu plus compliquées que les autres, ce matériel me le permet. On m'appelle pour travailler dans des terrains vallonnés, notamment pour du soja ou des lentilles », indique Maxime Montenot. Sa coupe est en réalité triple : « les éléments sont côte à côte, articulés de manière indépendante. La coupe repose par terre et suit le sol. Avec une coupe classique, face à une butte, on ne peut pas toujours aller récolter dans le creux d'une vague. Aujourd'hui, des grains de soja étaient à moins de deux centimètres du sol, cet équipement m'a bien aidé et a permis de tout prendre. Sans cette coupe, le rendement aurait été encore plus décevant… ». Le résultat réalisé dans trois champs de soja, pour une surface totale de 30 ha, reste malgré tout d'un très faible niveau : « oui, seulement 3 q/ha… Ce n'est pas du tout étonnant compte tenu de l'année sèche que nous avons. C'est dommage, quand il pleut régulièrement, cette culture peut atteindre les 20 ou 25 q/ha, même dans ces secteurs-là. Faire du soja représente un risque, c'est certain. Chez nous, du côté d'Éringes, nous n'en avons pas fait cette année ». Les autres parcelles récoltées par cette Fendt 8PL ne sont guère mieux loties : « vers Saint-Florentin dans l'Yonne, il y a eu quelques quintaux supplémentaires, mais cela n'allait pas chercher bien loin. Le soja commençait même de pourrir sur pied… Ici, à Vitteaux, il y a de beaux grains, à défaut d'être nombreux. Mais cela reste bien entendu une campagne très compliquée ».