Le Menu BFC, c'est "Bon, Frais, et de Chez nous" !
À l’occasion de la Journée européenne du bio, la région Bourgogne Franche-Comté en profite pour présenter son nouveau programme : le menu BFC « Bon, Frais et de Chez nous » ! – Produire ici, Nourrir ici.
Le Menu BFC c’est « Bon, Frais et de Chez nous ! », s’exclame Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté (BFC). Mardi 22 septembre se déroulait la Journée européenne du bio. 63 restaurants scolaires sur 117 des lycées mobilisés ont proposé un repas 100 % bio et local. L’occasion pour la région de présenter son nouveau programme, un « élargissement du projet Relocalisation des achats de denrées alimentaires (RADA) ».
75 % de produits bio et locaux d’ici 2028
Derrière ce slogan, un objectif : atteindre 75 % de bio et/ou local dans les restaurations scolaires des lycées, d’ici 2028. « Nous estimons qu’aller au-delà de 75 % serait trop ambitieux, pour des raisons économiques et agricoles (productivité incertaine par rapport au volume que représentent les restaurations scolaires) », explique Amandine Rapenne, conseillère régionale en charge de la transition énergétique et alimentaire dans les lycées – et de ce fait, du projet en lui-même.
Une première expérimentation concluante
« Lors de notre expérimentation (lancée au début du mandat et mise en place dans 21 lycées de la région, ndlr), et encore ce midi, nous avons eu de très bons retours de la part des lycéens, qui affirment avoir des aliments avec de la saveur. Les chefs de cuisine sont également satisfaits et nous disent retrouver le sens de leur métier, en cuisinant de nouveau de vrais produits. », développe le président de la région.
Avec 63 000 repas servis chaque jour aux lycéens de BFC (soit 10 millions de repas par an), la région souhaite offrir aux élèves une alimentation plus saine et qualitative. « Il y a un enjeu sur la santé de nos jeunes. C’est une de nos responsabilités en tant qu’élus et parents d’avoir dans nos établissements des produits de qualité, sains et biologiques », développe Amandine Rapenne. Une qualité de produits qui peut néanmoins impacter le tarif des repas. « La question est qu’est-ce que l’on veut pour nos enfants : du prix ou de la qualité ? Nous avons opté pour la qualité et les circuits courts », justifie Amandine Rapenne.
Des producteurs satisfaits
Le programme met en avant l’agriculture locale, permettant de préserver le savoir-faire de la région. « Nous avons également une responsabilité auprès de nos agriculteurs avec la création de la centrale d’achats. On leur assure des marchés sur plusieurs années (3 ou 4 ans), avec des prix négociés avec eux et des volumes qui permettent des débouchés réguliers », poursuit la conseillère régionale.
Olivier Lamard, producteur laitier et associé de la Ferme de Suzie (Jura), fait partie des agriculteurs fournissant les 21 lycées de Dijon et Besançon. « Cela représente 35 % de notre chiffre d’affaires. Nous avons un contrat de quatre ans avec la région. Elle a également pu nous former pour mieux comprendre les marchés publics et y répondre. Et je pense que les lycées ont un vrai rôle de communication auprès des élèves pour les sensibiliser sur le sujet ».
Aujourd’hui, les restaurations scolaires de BFC ont accès à 44 % de produits bio/locaux dans la centrale d’achats, désormais élargie à d’autres lycées en plus des 21 en expérimentation. La région se place ainsi au-dessus de la moyenne donnée par la loi Égalim concernant les produits bio bien que légèrement au-dessous concernant les produits locaux.