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Tournesol

Le tournesol apporte de belles surprises !

À Charny-Orée-de-Puisaye, Hervé Chapuis est agréablement surpris par sa récolte de tournesol. Avec 17 q/ha, le résultat se situe plutôt dans le haut de la moyenne, malgré la sécheresse de printemps et une forte pression des pigeons.

Par Charlotte Sauvignac
Tournesol
Hervé Chapuis, céréalier à Charny-Orée-de-Puisaye fait un retour sur sa récolte de tournesol.

En 1993, Hervé Chapuis s'installait sur une exploitation en Gaec avec ses parents et son frère. En 2014, il se délocalisait en nom propre sur une exploitation voisine pour se concentrer uniquement sur les céréales, tandis que son frère avait orienté la majorité de son activité vers l'élevage laitier. En s'installant seul sur une exploitation d'à peine 140 hectares, Hervé Chapuis s'était permis de se focaliser sur la production de maïs, jusqu'à ce que « les aléas climatiques se cumulent ». En 2020, le céréalier a donc décidé de cultiver du tournesol en mettant de côté la culture de maïs. « Sur l'exploitation, je cultive du blé, de l'orge, du colza et du tournesol. Intégrer une culture de printemps dans son cycle de rotation permet de casser les rotations, et ça marche bien ! », avouait-il, le 23 septembre dernier, à l'occasion de notre rencontre. Cette année, Hervé Chapuis a décidé de récolter ses tournesols le 6 septembre et constatait « des champs assez propres, sans trop d'adventices. À cela s'ajoute le fait, qu'avec la sécheresse qu'on a connue au départ, nous avons semé au 20 avril, pendant que les conditions étaient encore bonnes et cela s'est ressenti ». Si sa récolte s'est portée sur cette date, c'est pour plusieurs raisons. « Quelques jours avant la date prévue, nous avons eu 10 millimètres qui sont tombés favorisants la maturité des tournesols. Le créneau était serré car, par la suite, on nous annonçait une semaine très chaude. J'ai donc récolté à 6 d'humidité », se souvenait-il. Résultat des courses, « j'ai fait 17 q/ ha sur 11,7 ha, et en échangeant avec les collègues, c'est plutôt une moyenne haute pour l'année. On est satisfaits par rapport à l'année qu'on a vécue, j'étais inquiet ». En temps normal, la moyenne de l'exploitation se situe environ « à 25 quintaux ».

Entre sécheresse et pression faune sauvage

Hervé Chapuis expliquait qu'il privilégie toujours des sols bien essuyés et vise un créneau météo idéal pour favoriser les levées. « Cette année, il y a eu une bonne levée, sauf qu'après, nous avons vécu un coup de sec fin avril. Cette période a stoppé le développement des tournesols, qui s'est accéléré par la forte pression d'oiseau que nous avons dans le secteur, et particulièrement de pigeons. Depuis plusieurs années, la pression s'intensifie, on met donc en place des effaroucheurs pour limiter les dégâts », ajoutait celui qui est également maire de la commune. Pour autant, ces aléas ont impacté raisonnablement la qualité des tournesols. « Je suis agréablement surpris par la grosseur de l'amande. Pour l'année qu'on a pu vivre, nous avons des amandes consistantes, ce n'est pas non plus l'apogée, mais pour l'année c'est pas mal ! ». L'an prochain, Hervé Chapuis repart pour cultiver du tournesol sur une vingtaine d'hectares. Cependant, le céréalier exprimait son inquiétude quant au devenir des colzas qu'il a semé. « Quand on regarde les parcelles semées, je n'ai que 20 à 25 % de levée. On nous annonce de la pluie, je pense qu'on peut enfin y croire. En fonction du colza, on verra à quel moment on pourra cultiver du tournesol et après quelle culture », concluait-il.