Achat de viande bovine
Les étudiants de Challuy ont sondé les consommateurs locaux
Les 2èmes années de BTS productions animales ont sondé 256 consommateurs du magasin Leclerc de Coulanges-lès-Nevers en avril 2010. De leur enquête, dont les résultats ont été présentés le 11 janvier au lycée, ressortent les mêmes tendances lourdes que les impulsions d'achat au niveau national: qualité, prix, morceaux à cuisson rapide, signes de qualité et provenance de la viande demeurent des critères décisifs dans l'esprit de la ménagère.
C'est un peu paradoxal: les clients du Centre Leclerc de Coulanges-lès-Nevers priment tout à la fois la qualité des viandes mais aussi leurs prix. Le meilleur morceau reste facile et rapide à cuire. Il doit être goûteux et surtout de plus en plus accessible sur le plan financier.
Dans l'agglomération de Nevers comme partout en France, le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des distributeurs. La tendance est lourde et les étudiants de BTS Productions animales du lycée agricole de Challuy ont pu la vérifier une fois encore. Mardi dernier, dans l'amphithéâtre de l'établissement, ils ont délivré le fruit de leur travail d'un an devant les directeurs des magasins Leclerc de Coulanges et Decize mais aussi Bertrand Ribeaucourt, le président de la Cialyn et une représentante du CERD.
[INTER]Joker "prix" et atout "qualité"[inter]
Principal critère de l'acte d'achat, le prix devient de façon plus constante une véritable variable d'ajustement. Selon l'étude, il l'est [I]«notamment pour les revenus modestes même si les consommateurs disent être fortement sensibles aux signes de qualité»[i] (58% de l'échantillon).
Ainsi, il est évoqué par plus de 110 sondés (sur 256) comme élément incontournable de l'achat. Seul l'aspect de la viande, en premier et en deuxième critère d'achat, recueille plus d'intentions, avec près de 180 réponses. La qualité (notamment le goût), qui n'est pas éloigné de l'aspect dans le ressenti des clients fait presque aussi bien que le prix dans les exigences avouées (près de 110 réponses en 1er et 2ème critère). Prix et qualité peuvent-ils se concilier? Ils sont 58% des enquêtés à affirmer consommer de la viande sous signe de qualité certifiée. A Coulanges, 82% des sondés disent rechercher le label rouge en 1ère intention, 60% l'AOP ou l'AOC. Et 16% achètent plus ou moins régulièrement de la viande bovine issue de l'agriculture biologique.
De fait, si le prix reste un frein et la qualité constitue un atout, ils sont près de la moitié à ne consommer qu'1 à 2 fois par semaine, contre 33%, 3 à 4 fois et 10%, 5 à 7 fois. Les clients achètent plutôt en libre-service (63%) et en rayon traditionnel (33%), bien plus qu'au rayon congelé (4%) même si, depuis trois ans, le centre commercial a misé sur la présence d'un boucher dans son enceinte et que la boucherie traditionnelle représente 30% de la rentabilité globale de l'ensemble.
[INTER]Prime aux barquettes individuelles[inter]
Les étudiants ont également sondé les clients de Leclerc sur le type de barquettes qu'ils préfèrent acheter. 44% ont répondu qu'ils favorisent les barquettes individuelles, 27% les barquettes familiales et 29% les deux types de conditionnement. Là encore, ce résultat est un peu paradoxal par rapport au prix et à la fréquence de consommation puisque les barquettes individuelles sont généralement plus chères que les secondes, et ce, même s'ils sont 53% à se dire influencés par les promotions commerciales. Vous avez dit [I]«paradoxe»[i]? Comme pour les ménagères étudiées dans les tendances nationales, la clientèle de Coulanges dit également choisir le magasin pour sa proximité et consommer de préférence des morceaux à cuisson rapide. Ainsi, ils sont 77% à reconnaître préférer les morceaux à poêler ou à griller, même si certains sont demandeurs d'informations sur les produits à cuisson plus lente. Une constante ressort enfin de l'enquête: [I]«les Nivernais ont une image positive de l'impact de la viande bovine sur leur santé»[i] et [I]«l'image de la viande bovine est identique entre l'agriculture biologique et l'agriculture conventionnelle»[i] soulignent les étudiants. Cette donnée fait un peu figure de spécificité par rapport aux données nationales comparées mais, selon Stéphanie Moulin, enseignante, ce constat particulier est peut-être une distorsion par rapport au panel sondé.
[I]
L'enquête précise les données sociologiques de l'échantillon. 32% des clients sondés sont des retraités, 18% des employés, 14% des ouvriers, 9% des étudiants et chômeurs et 3% des agriculteurs. 37% ont plus de 60 ans, 34% entre 30 et 60 ans et 18% ont moins de 30 ans. A quelques variations près, l'échantillon s'inspirait des mêmes statistiques nationales que celles de l'INSEE.
Dans l'agglomération de Nevers comme partout en France, le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des distributeurs. La tendance est lourde et les étudiants de BTS Productions animales du lycée agricole de Challuy ont pu la vérifier une fois encore. Mardi dernier, dans l'amphithéâtre de l'établissement, ils ont délivré le fruit de leur travail d'un an devant les directeurs des magasins Leclerc de Coulanges et Decize mais aussi Bertrand Ribeaucourt, le président de la Cialyn et une représentante du CERD.
[INTER]Joker "prix" et atout "qualité"[inter]
Principal critère de l'acte d'achat, le prix devient de façon plus constante une véritable variable d'ajustement. Selon l'étude, il l'est [I]«notamment pour les revenus modestes même si les consommateurs disent être fortement sensibles aux signes de qualité»[i] (58% de l'échantillon).
Ainsi, il est évoqué par plus de 110 sondés (sur 256) comme élément incontournable de l'achat. Seul l'aspect de la viande, en premier et en deuxième critère d'achat, recueille plus d'intentions, avec près de 180 réponses. La qualité (notamment le goût), qui n'est pas éloigné de l'aspect dans le ressenti des clients fait presque aussi bien que le prix dans les exigences avouées (près de 110 réponses en 1er et 2ème critère). Prix et qualité peuvent-ils se concilier? Ils sont 58% des enquêtés à affirmer consommer de la viande sous signe de qualité certifiée. A Coulanges, 82% des sondés disent rechercher le label rouge en 1ère intention, 60% l'AOP ou l'AOC. Et 16% achètent plus ou moins régulièrement de la viande bovine issue de l'agriculture biologique.
De fait, si le prix reste un frein et la qualité constitue un atout, ils sont près de la moitié à ne consommer qu'1 à 2 fois par semaine, contre 33%, 3 à 4 fois et 10%, 5 à 7 fois. Les clients achètent plutôt en libre-service (63%) et en rayon traditionnel (33%), bien plus qu'au rayon congelé (4%) même si, depuis trois ans, le centre commercial a misé sur la présence d'un boucher dans son enceinte et que la boucherie traditionnelle représente 30% de la rentabilité globale de l'ensemble.
[INTER]Prime aux barquettes individuelles[inter]
Les étudiants ont également sondé les clients de Leclerc sur le type de barquettes qu'ils préfèrent acheter. 44% ont répondu qu'ils favorisent les barquettes individuelles, 27% les barquettes familiales et 29% les deux types de conditionnement. Là encore, ce résultat est un peu paradoxal par rapport au prix et à la fréquence de consommation puisque les barquettes individuelles sont généralement plus chères que les secondes, et ce, même s'ils sont 53% à se dire influencés par les promotions commerciales. Vous avez dit [I]«paradoxe»[i]? Comme pour les ménagères étudiées dans les tendances nationales, la clientèle de Coulanges dit également choisir le magasin pour sa proximité et consommer de préférence des morceaux à cuisson rapide. Ainsi, ils sont 77% à reconnaître préférer les morceaux à poêler ou à griller, même si certains sont demandeurs d'informations sur les produits à cuisson plus lente. Une constante ressort enfin de l'enquête: [I]«les Nivernais ont une image positive de l'impact de la viande bovine sur leur santé»[i] et [I]«l'image de la viande bovine est identique entre l'agriculture biologique et l'agriculture conventionnelle»[i] soulignent les étudiants. Cette donnée fait un peu figure de spécificité par rapport aux données nationales comparées mais, selon Stéphanie Moulin, enseignante, ce constat particulier est peut-être une distorsion par rapport au panel sondé.
[I]
L'enquête précise les données sociologiques de l'échantillon. 32% des clients sondés sont des retraités, 18% des employés, 14% des ouvriers, 9% des étudiants et chômeurs et 3% des agriculteurs. 37% ont plus de 60 ans, 34% entre 30 et 60 ans et 18% ont moins de 30 ans. A quelques variations près, l'échantillon s'inspirait des mêmes statistiques nationales que celles de l'INSEE.
Un an de travail et de mise en situation
Les 2ème années de BTS Productions animales du lycée de Challuy ont élaboré leur enquête durant un an, entre les cours qu'ils suivaient en parallèle. En janvier 2010, une rencontre avec le directeur du supermarché de Coulanges-lès-Nevers a permis d'initier ce travail sur «le comportement et les attentes du consommateur nivernais de viande bovine achetant en GMS».
La restitution du 11 janvier a donc conclu 12 mois d'intense remue-méninges, la phase de sondage s'étant déroulée sur une semaine en avril 2010. Les données recueillies ont ensuite été traitées et analysées afin de rendre possible la création d'un diaporama, projeté en début de semaine devant les responsables professionnels. «L'enseignement agricole et les professionnels des filières animales, en permettant aux étudiants de se confronter à la réalité du terrain, forment de futurs professionnels qui deviendront rapidement des acteurs impliqués dans le développement rural de leur département» indiquent Amélie Lipp et Stéphanie Moulin, deux de leurs enseignantes.
L'objectif est, entres autres, de préparer les étudiants à leur examen final; de les faire travailler en groupe et donc mettre en avant les valeurs de partage, de respect mutuel et de confiance; de faire un travail «grandeur nature» qui les prépare à leur future vie professionnelle et d'être acteur et pas seulement consommateurs de la formation. Mission accomplie!