Projet
Le GAEC des plots reçoit le Préfet pour son projet de méthanisation
Avec un achat 25 tonnes d'azote par an (le reste est apporté par le compost), la mise en place de quatre pompes solaires dans les prairies et le non labour depuis 12 ans, le GAEC des plots est un exemple à suivre. Depuis 4 ans, un projet de méthanisation à la ferme est en cours d'élaboration. Le Préfet de la Nièvre à souhaité leur rendre visite.
Le GAEC des plots à Devay près de Decize, est une famille d'exploitant composée de Michel Laborde, David son fils, Frédéric et Philippe Millault, les neveux. Sur 650 ha de SAU et avec leurs 300 mères Charolaises à vêler, ainsi que le poulailler de 1300m2, le GAEC innove en valorisant le fumier par méthanisation. C'est le premier projet de ce genre dans la région Bourgogne. « Si ont investi aujourd'hui dans des nouveautés, c'est que la viande nous fait plus vivre », précise Michel Laborde. A l'époque, le GAEC fait rapidement le constat que le chauffage au propane du bâtiment des volailles engendre un coût annuel conséquent. Pour réduire les dépenses, Frédéric Millault, l'un des deux neveux s'est penché sur différents projets. Après des recherches par le biais d'Internet, Frédéric Millault s'est intéressé à la valorisation des effluents agricoles par méthanisation. Il s'agit de transformer le fumier bovin et les fientes de volailles en méthane. Brulé dans un cogénérateur, le biogaz produit de l'électricité et de l'eau chaude. Le GAEC des plots vendra son électricité, produite et connecté au réseau EDF. Le coût global de l'installation est estimé à près de 3 millions d'euros. Des aides financières sont sollicités par le Conseil Régional de Bourgogne et l'àtat.
[INTER]Une production de 350 kilowatts par heure[inter]
Le processus de méthanisation produira 350 kWh. Deux fosses enterrées de 1800 m3 chacune, recouvertes d'une membrane d'étanchéité, réceptionneront toutes les sortes d'effluents. Les matières premières entrant dans le processus seront composées de: environ 4600 T de fumier dont 800 T du Gaec Renard, 350 T de fientes, 1200 T d'herbe soit sous forme de déchet vert de fauchage de refus ou d'accotement ou d'ensilage, 1100 T de lisier de vaches laitières du Gaec Bordet, 700 T de graisses de restauration. Le mélange est digéré sans odeur et en anaérobie, pendant 45 à 90 jours par deux digesteurs. Les effluents lors du premier transfert au second digesteur sont soumis à une phase d'hygiénisation. Autrement dit, le fumier est stérilisé par une montée en température jusqu'à 70°C pendant une heure. En plus de recycler le biogaz en électricité, la méthanisation valorise aussi la chaleur de l'eau nécessaire au refroidissement des moteurs/générateurs. En sortie du système, la température de l'eau s'élève à 90°C, de quoi assurer le chauffage du poulailler, du GAEC et quelqueshabitations aux alentours qui auront procédé au raccordement, à une distance de 700 mètres par rapport au site. Au bout de la période de récupération de méthane, les effluents représentent une valeur fertilisante bonifiée. Ils ressortent sous deux formes: une partie solide (azote sous forme organique et ammoniacale) à épandre derrière la moisson et une partie liquide (azote sous forme ammoniacale uniquement) à épandre au printemps pour le démarrage de la végétation.
[INTER]Projet lancé depuis 4 ans[inter]
Est-ce en raison de la taille de cette infrastructure de valorisation, ou du manque d'expérience de ce type d'installation en France, toujours est-il que les validations administratives sont très lourdes et très longues. C'est pourquoi, Michel Laborde a profiter du passage de Gilbert Payer, le Préfet de la Nièvre sur son exploitation pour essayer de faire avancer les choses un peu plus rapidement. Cela fait 4 ans que le GAEC des Plots s'est engagé dans ce projet. A l'heure d'aujourd'hui aucuns travaux n'est encore entamé pour ce projet de méthanisation. « La fonction première de l'àtat et des élus c'est de faire avancer les dossiers et d'alléger les procédures. Dans le contexte actuel, 3 mois de perdu sur ce projet, c'est un scandale! », précise Gilbert Payet, le Préfet de la Nièvre. « Le service de l'àtat est là pour éclairer les projets. Collectivement, ont doit intervenir en terme de conseils. C'est un engagement auquel je me tiendrais ». En Bourgogne et en matière de recyclage de fumier par méthanisation, les exploitants du GAEC des plots ont bien conscience de leur statut « d'essuyeurs de plâtres ».
[INTER]Un autre projet innovant[inter]
Benoit Mathé, exploitant agricole de la commune de Bazolles, à lui aussi un projet innovant. Face à l'engouement des énergies renouvelables, cet exploitant souhaite mettre en place des panneaux photovoltaÏques. Aider par la région et par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional), Benoit Mathé installera des panneaux sur son bâtiment de stockage de céréales. Sur 600m2, les panneaux photovoltaÏques auront une production de 75 kWh. Soutenue par la Chambre d'agriculture de la Nièvre, Benoit Mathé à également sollicité le Préfet lors de sa venue dans nos campagnes nivernaises.
Face à l'engouement des panneaux photovoltaÏques, les subventions versés par la région et par l'àtat risques d'évoluer au cours de l'année 2009.
[INTER]Une production de 350 kilowatts par heure[inter]
Le processus de méthanisation produira 350 kWh. Deux fosses enterrées de 1800 m3 chacune, recouvertes d'une membrane d'étanchéité, réceptionneront toutes les sortes d'effluents. Les matières premières entrant dans le processus seront composées de: environ 4600 T de fumier dont 800 T du Gaec Renard, 350 T de fientes, 1200 T d'herbe soit sous forme de déchet vert de fauchage de refus ou d'accotement ou d'ensilage, 1100 T de lisier de vaches laitières du Gaec Bordet, 700 T de graisses de restauration. Le mélange est digéré sans odeur et en anaérobie, pendant 45 à 90 jours par deux digesteurs. Les effluents lors du premier transfert au second digesteur sont soumis à une phase d'hygiénisation. Autrement dit, le fumier est stérilisé par une montée en température jusqu'à 70°C pendant une heure. En plus de recycler le biogaz en électricité, la méthanisation valorise aussi la chaleur de l'eau nécessaire au refroidissement des moteurs/générateurs. En sortie du système, la température de l'eau s'élève à 90°C, de quoi assurer le chauffage du poulailler, du GAEC et quelqueshabitations aux alentours qui auront procédé au raccordement, à une distance de 700 mètres par rapport au site. Au bout de la période de récupération de méthane, les effluents représentent une valeur fertilisante bonifiée. Ils ressortent sous deux formes: une partie solide (azote sous forme organique et ammoniacale) à épandre derrière la moisson et une partie liquide (azote sous forme ammoniacale uniquement) à épandre au printemps pour le démarrage de la végétation.
[INTER]Projet lancé depuis 4 ans[inter]
Est-ce en raison de la taille de cette infrastructure de valorisation, ou du manque d'expérience de ce type d'installation en France, toujours est-il que les validations administratives sont très lourdes et très longues. C'est pourquoi, Michel Laborde a profiter du passage de Gilbert Payer, le Préfet de la Nièvre sur son exploitation pour essayer de faire avancer les choses un peu plus rapidement. Cela fait 4 ans que le GAEC des Plots s'est engagé dans ce projet. A l'heure d'aujourd'hui aucuns travaux n'est encore entamé pour ce projet de méthanisation. « La fonction première de l'àtat et des élus c'est de faire avancer les dossiers et d'alléger les procédures. Dans le contexte actuel, 3 mois de perdu sur ce projet, c'est un scandale! », précise Gilbert Payet, le Préfet de la Nièvre. « Le service de l'àtat est là pour éclairer les projets. Collectivement, ont doit intervenir en terme de conseils. C'est un engagement auquel je me tiendrais ». En Bourgogne et en matière de recyclage de fumier par méthanisation, les exploitants du GAEC des plots ont bien conscience de leur statut « d'essuyeurs de plâtres ».
[INTER]Un autre projet innovant[inter]
Benoit Mathé, exploitant agricole de la commune de Bazolles, à lui aussi un projet innovant. Face à l'engouement des énergies renouvelables, cet exploitant souhaite mettre en place des panneaux photovoltaÏques. Aider par la région et par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional), Benoit Mathé installera des panneaux sur son bâtiment de stockage de céréales. Sur 600m2, les panneaux photovoltaÏques auront une production de 75 kWh. Soutenue par la Chambre d'agriculture de la Nièvre, Benoit Mathé à également sollicité le Préfet lors de sa venue dans nos campagnes nivernaises.
Face à l'engouement des panneaux photovoltaÏques, les subventions versés par la région et par l'àtat risques d'évoluer au cours de l'année 2009.