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Bourgogne Franche-Comté

La nouvelle FRSEA bientôt sur les rails

Après une année de fiançailles entre les deux FRSEA Bourgogne et Franche-Comté, le 6 mars dernier à Saint Apollinaire, le traité de fusion présenté aux conseils d’administration a été adopté à l’unanimité, avec les nouveaux statuts et le règlement intérieur. Les prochaines assemblées générales extraordinaires, prévues le 3 avril, permettront de mettre définitivement sur les rails la nouvelle FRSEA Bourgogne-Franche-Comté.
Par FRSEA-Alex Sontag
La nouvelle FRSEA  bientôt sur les rails
Après le décès brutal de Xavier Beulin, Frédéric Perrot avec tous les responsables de la FRSEA Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité rendre hommage à Xavier Beulin et apporter leur soutien à Christiane Lambert pour assurer l’intérim et préparer la nouvelle équipe FNSEA.
Par ailleurs, la région Bourgogne-Franche-Comté se mobilise, afin d’avoir au moins trois postes d’administrateurs(rices) pour représenter la région au sein de la FNSEA. Les autres désignations au sein des commissions nationales se précisent, et les règles de participation sont strictes pour pouvoir se représenter.

Zones soumises à contraintes naturelles et zones soumises à contraintes spécifiques
«Quand l’avion décolle avec un moteur en panne, l’atterrissage est toujours difficile» explique Thierry Chalmin, administrateur à la FNSEA. Les dernières cartes sorties par le ministère confirment ses inquiétudes. Certes, le critère «haies» permet de faire rentrer dans ces zones 77 communes de la région dans les départements de la Nièvre, de la Côte d’Or, de
l’Yonne et de la Saône et Loire, et le critère emploi permet de classer 13 nouvelles communes de l’Yonne. Mais l’autisme du ministère sur le critère polyculture-élevage commence à échauffer les esprits. Une nouvelle réunion est prévue en avril au ministère sur ce critère, mais d’ores et déjà des problèmes d’enveloppes sont posés et devront être réglés avec la commission européenne avant juillet.

Les filières en crise
Les travaux de l’AGPB ont été présentés rapidement, par Jacques de Loisy, président de la commission céréales , «les mauvaises années successives en céréales, nécessitent de revoir tous les paramètres. La mise en place d’une assurance «climatique » doit permettre de limiter les risques pour les agriculteurs avec des aménagements comme le pourcentage de franchise». Le gros débat reste sur le paiement redistributif, où pour l’instant, la FNSEA a demandé sa suspension. Cependant, seuls des cours à des prix corrects et une bonne moisson permettront aux exploitations d’améliorer leurs résultats.

Mobilisation sur le projet cœur de gamme
Pour la viande bovine, Michel Joly, président de la commission, reste convaincu «qu’il faut travailler sur la segmentation des produits pour une meilleure valorisation. Les FDSEA doivent se mobiliser pour que le projet se concrétise dans les élevages et dans les magasins, car cela se traduit par une valeur ajoutée directement pour les éleveurs».
Les organisations agricoles ont lancé les audits de filières pour définir les priorités d’actions des prochaines années, les audits d’exploitation démarrent doucement, une rencontre est prévue avec la préfète de Région sur le plan d’urgence. La mise en place des années blanches ou la restructuration bancaire ont donné un peu de répit aux exploitants, mais les cours du lait comme des céréales ont des difficultés à se maintenir à la hausse et les trésoreries restent très tendues dans de nombreuses exploitations. Tous les dispositifs doivent être optimisés, comme la prise en charge de la restructuration bancaire annoncée par la région, qui reste encore à mettre en place pour que cette mesure soit réellement effective auprès des exploitants touchés par cette crise.