La France des fermes de Pauline
À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation et au vivant. Du 3 au 10 mai, son périple l’a conduite dans le Cantal. Rencontre.
Sur les hauteurs de Vieillevie, en Châtaigneraie cantalienne, l’arrivée aux Jardins de Maubert se mérite. La pente est raide, presque initiatique. Pauline Plaçais, 29 ans, l’a gravie comme elle mène son projet, à vélo, parfois à côté de la selle, certes, mais sans renoncer. Une manière de donner sens à son aventure, au plus près de l’effort et du terrain. Issue d’une famille agricole des Pays-de-la-Loire, Pauline Plaçais s’était pourtant éloignée de cet univers. Études en sciences de l’éducation, puis en management de la solidarité internationale, expériences en ONG (notamment en Côte d'Ivoire) avant un retour en France dans l’éducation populaire… Son parcours semblait tracé loin des champs. Jusqu’à une prise de conscience progressive, nourrie par ses recherches sur le changement climatique et ses impacts sur le vivant. « Je me suis rendu compte que je ne comprenais rien à l’agriculture, alors même que j’en...
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