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Artisanat

A la scourtinerie, un savoir-faire unique, du fruit à la décoration

À Nyons (Drôme), la dernière scourtinerie de France produit depuis la fin du 19ᵉ siècle des scourtins. Ces poches, qui permettent d'extraire l'huile d'olive, sont encore utilisées aujourd'hui par certains oléiculteurs, viticulteurs et des passionnés. Ces savoir-faire ancestraux sont aussi devenus des objets de décoration recherchés.

Par Morgane Eymin
A la scourtinerie, un savoir-faire unique, du fruit à la décoration
Scourtinerie
La scourtinerie cherche à développer le tissage d’autres fibres (chanvre, sisal…) et à trouver de nouvelles teintures végétales.

À Nyons, dans la Drôme provençale, la scourtinerie a su marquer l’histoire de la commune. Transmis de génération en génération depuis 1882 et sa création par Ferdinand et Marie Fert, cet atelier s’est réinventé pour continuer de faire vivre son savoir-faire. La première machine à scourtins ingénieusement élaborée en 1892 et la découverte de la fibre de coco, matière résistante utilisée par les marins pour le cordage, marquent un tournant dans l’histoire de cette famille d’artisans nyonsais. Alors que les oléiculteurs s’emparent de cet outil pour filtrer leur purée d’olives, les années 1920 incarnent l’âge d’or du scourtin de la France jusqu’en Syrie. Entre-temps, les normes d’hygiène et les besoins de productivité ont évolué. Toutefois, la scourtinerie n’a pas dit son dernier mot.  Se réinventer Si une nouvelle machine encore plus rapide a été créée en 1955, le «&nbs...

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