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Agriculteurs anti-mafia en Italie

En Calabre, agriculteurs, juristes, prêtres et policiers combattent la ‘Ndrangheta et le crime organisé. Grâce aux lois sur la confiscation, ils créent des coopératives, en particulier agricoles, et témoignent en mémoire des victimes innocentes. Un exemple à suivre ?

Par Pierrick Bourgault
Agriculteurs anti-mafia en Italie
Pierrick Bourgault
Pancarte « Bien confisqué à la mafia, patrimoine de la commune d’Oppido Mamertina ».

De Marseille à Grenoble ou Nantes, la violence des règlements de comptes entre trafiquants étonne. Des adolescents se retrouvent victimes ou auteurs de crimes, des passants sont blessés, tués par des armes à feu qu’on ne croyait pas si répandues en France. De nouvelles « mafias » se disputent le marché lucratif des drogues, en pleine expansion, submergeant police et justice. Pour combattre ce crime organisé, l’expérience de l’Italie est précieuse. Du 22 au 26 mai, l’association Crim’Halt a organisé un voyage en Calabre, sur les terres de la 'Ndrangheta, mafia d’origine rurale aussi discrète que puissante. Ce séminaire a réuni des juristes, universitaires, cadres de la police et de la gendarmerie française et un criminel « repenti » devenu informateur de justice. Sans oublier Ouassila Kessaci, dont deux fils furent assassinés à Marseille, et d’autres familles de victimes. Les mots justes Le langage familier, la presse confondent s...

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