Filière oléoprotéagineux
La FOP alerte sur un risque de déficit accru en protéines végétales européennes
Après une année 2016 compliquée en termes de rendement, la Fédération des oléoprotéagineux (Fop) alerte sur les risques de voir la demande en protéines végétales difficile à satisfaire dans les années à venir, vue l’évolution prévisible de la consommation mondiale de protéines.
Si le colza, contrairement à la majorité des cultures, a su mieux résister aux tumultes climatiques survenus en 2016, la récolte de l’ensemble des oléagineux (atteignant 6,3 Mt, estimation Agreste) à tout de même connu un recul net de 9 % par rapport à 2015. La FOP craint maintenant une diminution des investissements, ayant pour incidence directe des baisses de production et de marge au sein des exploitations.
La récente adoption par la Commission européenne du «Paquet énergie propre» en novembre dernier, prévoyant une baisse du taux d’incorporation des biocarburants de 1ère génération de 7 à 3,8 % en 2030, fait bondir les producteurs d’huiles. Ils considèrent d’ailleurs que cette orientation va à l’encontre même de ce que prônent les instances publiques en termes de biodiversité, de diversification de la sole et des rotations. Sans parler des conséquences sur la production mellifère et l’accentuation de la dépendance au soja américains.
Derrière la question des biocarburants, figurent l’huile et les protéines. Si le marché des huiles semble plutôt bien couvert à l’horizon 2050, celui des protéines en revanche pourrait susciter de vives tensions à l’avenir. L’augmentation de la demande en protéines animales dans certains pays émergents pourrait générer une demande très importante en protéines végétales et , d’après la FOP, le «Plan protéines» instauré en 2015 lors de la dernière réforme de la PAC n’a pas porté ses fruits.
La récente adoption par la Commission européenne du «Paquet énergie propre» en novembre dernier, prévoyant une baisse du taux d’incorporation des biocarburants de 1ère génération de 7 à 3,8 % en 2030, fait bondir les producteurs d’huiles. Ils considèrent d’ailleurs que cette orientation va à l’encontre même de ce que prônent les instances publiques en termes de biodiversité, de diversification de la sole et des rotations. Sans parler des conséquences sur la production mellifère et l’accentuation de la dépendance au soja américains.
Derrière la question des biocarburants, figurent l’huile et les protéines. Si le marché des huiles semble plutôt bien couvert à l’horizon 2050, celui des protéines en revanche pourrait susciter de vives tensions à l’avenir. L’augmentation de la demande en protéines animales dans certains pays émergents pourrait générer une demande très importante en protéines végétales et , d’après la FOP, le «Plan protéines» instauré en 2015 lors de la dernière réforme de la PAC n’a pas porté ses fruits.