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Contrôle

La Cour des comptes étrille les abattoirs publics

« Les abattoirs publics ne rendent plus le service pour lesquels ils ont été conçus », déplore Jean-François Monteils, président de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine, dans un entretien accordé à Agra Presse le 24 février. Dans son rapport public annuel 2020, publié le 25 février, la Cour des comptes constate une situation financière des abattoirs publics « dégradée » du fait notamment d’équipements « surdimensionnés et sous-exploités » et de tarifs trop bas. Les magistrats de la rue Cambon assurent que les charges pour les contribuables imputables aux abattoirs publics sont « rarement justifiées » et que leurs déficits « sont trop souvent pris en charge par les collectivités » de rattachement dont ils « déséquilibrent les finances ». Selon eux, les arguments en faveur du maintien de la gestion publique des abattoirs (circuits courts, bien-être animal, abattage rituel ou d’urgence, soutien à des filières de qualité non rentables…) « ont perdu de leur force ». En réponse, ils recommandent de promouvoir des modes de gestion coopérative portés par des Cuma (Coopératives d’utilisation de matériel agricole) ou des SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif).