le point sur
La consommation de viande en France
Le CIV vient de publier un cahier de 68 pages intitulé «La consommation de viande en France» sous la direction de Christelle Duchène, Jean-Louis Lambert et Gabriel Tavoularis. Tour d’horizon.
Après avoir rappelé les grandes évolutions des habitudes alimentaires des Français et la place de la viande de cet historique (jusqu’au XIXème siècle, XXème siècle, fin du XXème siècle et impact des crises), les auteurs se penchent sur les consommations d’aujourd’hui à partir de données de consommations de viande provenant des trois vagues de l’enquête alimentaire menée par le Crédoc : Comportement et consommation alimentaires en France (CCAF) 2007, 2010 et surtout 2013.
Consommation
«La quasi-totalité des Français enquêtés dans CCAF 2013 ont consommé des produits carnés durant la semaine de recueil de leurs consommations alimentaires. Sur la base de l’échantillon de 1 200 ménages, 99,9 % des enfants ou des adultes ont consommé des produits carnés au moins une fois au cours de la semaine, lors de chacune des vagues de 2007, 2010 et 2013 de l’enquête. Implicitement, ce chiffre de 99,9 % semble signifier que seulement 0,1 % de la population serait végétarienne. Mais une telle affirmation serait abusive car la taille de l’échantillon de l’enquête CCAF (1 200 ménages) est trop faible pour qu’un chiffre de 0,1 % ait une valeur statistique fiable» peut-on lire dans cette enquête.
D’autres études, citées par le CIV dans ce document, donnent des valeurs sensiblement différentes.
Par exemple, selon le baromètre nutrition santé de l’INPES (enquête alimentaire réalisée par téléphone auprès de 4 000 individus, par recueils des aliments consommés la veille), le végétarisme aurait concerné, en 2008, 1 % des personnes de 12 à 75 ans.
L’Institut Nielsen indique, pour sa part, que 4 % des Français se déclarent végétariens (réponse par questionnaire autogéré sur Internet pour un échantillon d’environ 500 personnes en France sur 30 000 individus répartis dans 63 pays).
Enfin, selon Harris Interactive, 5 % des Français déclareraient pratiquer un régime végétarien (questionnaire autogéré, sur un échantillon de 1 000 personnes).
Sinon, les grandes tendances actuelles peuvent se résumer ainsi: la consommation globale de produits carnés oscille entre stabilisation et légère diminution ; les viandes hors volaille sont toujours en baisse ; une consommation de volaille relativement stable ; une légère diminution des charcuteries consommées en tant que telles ; les produits tripiers et gibiers font l’objet de très faibles consommations ; les produits carnés «ingrédients» est la seule catégorie en augmentation ; enfin, de 2007 à 2013, on constate une généralisation de la baisse de la consommation de viandes.
Trois autres éléments entrent en ligne de compte : il existe des différences notables entre la consommation des femmes et celle des hommes et on retrouve «des effets d’âge chez les enfants et chez les séniors».
En revanche, les différences de consommation entre catégories socioprofessionnelles «s’atténuent». Enfin, la consommation de viande reste «bien ancrée lors du déjeuner», est «légèrement supérieure le week-end» et se pratique à domicile avec une baisse de cette dernière caractéristique.
Niveaux et profils
La partie 3 de l’étude du CIV définit tout d’abord des petits et des grands consommateurs. En 2013, le tiers des grands consommateurs ingère plus de 163 g/jour de produits carnés (versus 172 g/j en 2007) et le tiersdes petits consommateurs moins de 112 g/j (versus 121 g/j en 2007).
On remarque aussi qu’en matière de viandes hors volaille, il existe plus de petits que de grands consommateurs.
De plus, conformément à l’évolution globale des consommations, le pourcentage de grands consommateurs a diminué (32 % en 2007 et 28 % en 2013) alors que celui de petits et non consommateurs a augmenté (32 % en 2007).
Petits et grands consommateurs de produits carnés présentent des différences de profils et d’habitudes alimentaires bien marquées : une alimentation plus traditionnelle et plus «copieuse», avec des portions plus grandes, une hygiène de vie «moins saine» (plus de fumeurs et plus d’individus en surpoids) chez les grands consommateurs, constitués plus majoritairement d’hommes,
de personnes entre 45 et 54 ans et d’ouvriers ; plus d’aliments bénéficiant d’une image nutritionnelle positive, moins d’individus en surpoids, moins de fumeurs, plus de femmes, de personnes âgées, de célibataires et de cadres chez les petits consommateurs par exemple.
Consommation
«La quasi-totalité des Français enquêtés dans CCAF 2013 ont consommé des produits carnés durant la semaine de recueil de leurs consommations alimentaires. Sur la base de l’échantillon de 1 200 ménages, 99,9 % des enfants ou des adultes ont consommé des produits carnés au moins une fois au cours de la semaine, lors de chacune des vagues de 2007, 2010 et 2013 de l’enquête. Implicitement, ce chiffre de 99,9 % semble signifier que seulement 0,1 % de la population serait végétarienne. Mais une telle affirmation serait abusive car la taille de l’échantillon de l’enquête CCAF (1 200 ménages) est trop faible pour qu’un chiffre de 0,1 % ait une valeur statistique fiable» peut-on lire dans cette enquête.
D’autres études, citées par le CIV dans ce document, donnent des valeurs sensiblement différentes.
Par exemple, selon le baromètre nutrition santé de l’INPES (enquête alimentaire réalisée par téléphone auprès de 4 000 individus, par recueils des aliments consommés la veille), le végétarisme aurait concerné, en 2008, 1 % des personnes de 12 à 75 ans.
L’Institut Nielsen indique, pour sa part, que 4 % des Français se déclarent végétariens (réponse par questionnaire autogéré sur Internet pour un échantillon d’environ 500 personnes en France sur 30 000 individus répartis dans 63 pays).
Enfin, selon Harris Interactive, 5 % des Français déclareraient pratiquer un régime végétarien (questionnaire autogéré, sur un échantillon de 1 000 personnes).
Sinon, les grandes tendances actuelles peuvent se résumer ainsi: la consommation globale de produits carnés oscille entre stabilisation et légère diminution ; les viandes hors volaille sont toujours en baisse ; une consommation de volaille relativement stable ; une légère diminution des charcuteries consommées en tant que telles ; les produits tripiers et gibiers font l’objet de très faibles consommations ; les produits carnés «ingrédients» est la seule catégorie en augmentation ; enfin, de 2007 à 2013, on constate une généralisation de la baisse de la consommation de viandes.
Trois autres éléments entrent en ligne de compte : il existe des différences notables entre la consommation des femmes et celle des hommes et on retrouve «des effets d’âge chez les enfants et chez les séniors».
En revanche, les différences de consommation entre catégories socioprofessionnelles «s’atténuent». Enfin, la consommation de viande reste «bien ancrée lors du déjeuner», est «légèrement supérieure le week-end» et se pratique à domicile avec une baisse de cette dernière caractéristique.
Niveaux et profils
La partie 3 de l’étude du CIV définit tout d’abord des petits et des grands consommateurs. En 2013, le tiers des grands consommateurs ingère plus de 163 g/jour de produits carnés (versus 172 g/j en 2007) et le tiersdes petits consommateurs moins de 112 g/j (versus 121 g/j en 2007).
On remarque aussi qu’en matière de viandes hors volaille, il existe plus de petits que de grands consommateurs.
De plus, conformément à l’évolution globale des consommations, le pourcentage de grands consommateurs a diminué (32 % en 2007 et 28 % en 2013) alors que celui de petits et non consommateurs a augmenté (32 % en 2007).
Petits et grands consommateurs de produits carnés présentent des différences de profils et d’habitudes alimentaires bien marquées : une alimentation plus traditionnelle et plus «copieuse», avec des portions plus grandes, une hygiène de vie «moins saine» (plus de fumeurs et plus d’individus en surpoids) chez les grands consommateurs, constitués plus majoritairement d’hommes,
de personnes entre 45 et 54 ans et d’ouvriers ; plus d’aliments bénéficiant d’une image nutritionnelle positive, moins d’individus en surpoids, moins de fumeurs, plus de femmes, de personnes âgées, de célibataires et de cadres chez les petits consommateurs par exemple.