Transformation
La bio dope les investissements
Tous les indicateurs de croissance sont au vert concernant le secteur de la bio en France.
Si les conversions dans le monde agricole continuent de plus belle en 2016, côté transformateur aussi, la mutation est en marche. Une nouvelle enquête, révélée le mercredi 9 novembre, le confirme. «La transformation bio est très dynamique dans notre pays, en terme de chiffre d’affaires mais aussi et surtout en terme d’investissements. Ça c’est très important», souligne l’économiste libéral Nicolas Bouzou lors de la présentation de l’étude menée par son cabinet de conseil Asteres et dévoilée le mercredi 9 novembre.
Le secteur de la bio est en train de s’industrialiser à grande vitesse sous l’impulsion d’investissements records. +80% en 2014 et + 50% en 2015. Le marché français de la transformation bio dans le secteur de l’agroalimentaire représentait en 2015 près de 3,5 milliards d’euros. La capitalisation des entreprises c’est-à-dire de leur fonds propre, continue elle aussi d’augmenter année après année (+8 % en 2015 et +10% en 2015).
Ces croissances ont été permises par l’entrée de nouveaux investisseurs et des profits dans le secteur. Ainsi, les taux de marges se sont redressés de 2,8% en 2013 à 3,4% en 2015, participant grandement à ces effets d’aubaine. Selon l’économiste, ces marges vont s’accroître dans les prochaines années, accentuant de fait les gains de productivité. En rapport à l’emploi cette fois, la transformation bio, tous secteurs confondus dans l’étude, c’est-à-dire comprenant l’agroalimentaire, la cosmétique, le textile, les compléments alimentaires et les produits d’entretien, connaît une croissance de ses effectifs plus mesurée, de l’ordre de +4% par an en moyenne. Du point de vue de Nicolas Bouzou, ces augmentations «sont suffisamment modérées pour permettre des gains de productivité».
Effet «boule de neige»
En bio, le secteur de l’agroalimentaire a été un véritable précurseur. Les secteurs de la cosmétique (+10%, chiffres 2015), des compléments alimentaires (+5%), du textile (+3%) ou des produits d’entretien (+13%) ont emboité le pas, affichant eux aussi des parts de marché bio en hausse considérable. Les ouvertures de nouveaux magasins bio (+17% en 2015) sont autant de témoignages de cette tendance de plus en plus visible. «Contrairement à ce que l’on peut penser, l’aide publique est extrêmement faible. La croissance du bio s’appuie sur la performance des entreprises et essentiellement sur l’innovation», explique Benoit Soury, président de Natexbio, la fédération des professionnels de la filière bio.
Selon lui, la croissance de l’alimentation bio est de 12 à 15 fois supérieure à celle de l’alimentation traditionnelle, mais il met en garde sur les phénomènes de concentration de l’offre, «on peut débattre sur le côté bon ou mauvais de cette concentration, mais il faut qu’elle permette de rendre les produits plus abordables».
En outre, ce dernier a longuement insisté sur la nécessité de conserver les cahiers des charges exigeants. Au niveau européen, le débat sur le sujet est en cours. «Les contrats doivent rester annuels, basés sur des objectifs de résultats et pas seulement de moyens, afin de construire un vrai positionnement», affirme Benoit Soury.
Le secteur de la bio est en train de s’industrialiser à grande vitesse sous l’impulsion d’investissements records. +80% en 2014 et + 50% en 2015. Le marché français de la transformation bio dans le secteur de l’agroalimentaire représentait en 2015 près de 3,5 milliards d’euros. La capitalisation des entreprises c’est-à-dire de leur fonds propre, continue elle aussi d’augmenter année après année (+8 % en 2015 et +10% en 2015).
Ces croissances ont été permises par l’entrée de nouveaux investisseurs et des profits dans le secteur. Ainsi, les taux de marges se sont redressés de 2,8% en 2013 à 3,4% en 2015, participant grandement à ces effets d’aubaine. Selon l’économiste, ces marges vont s’accroître dans les prochaines années, accentuant de fait les gains de productivité. En rapport à l’emploi cette fois, la transformation bio, tous secteurs confondus dans l’étude, c’est-à-dire comprenant l’agroalimentaire, la cosmétique, le textile, les compléments alimentaires et les produits d’entretien, connaît une croissance de ses effectifs plus mesurée, de l’ordre de +4% par an en moyenne. Du point de vue de Nicolas Bouzou, ces augmentations «sont suffisamment modérées pour permettre des gains de productivité».
Effet «boule de neige»
En bio, le secteur de l’agroalimentaire a été un véritable précurseur. Les secteurs de la cosmétique (+10%, chiffres 2015), des compléments alimentaires (+5%), du textile (+3%) ou des produits d’entretien (+13%) ont emboité le pas, affichant eux aussi des parts de marché bio en hausse considérable. Les ouvertures de nouveaux magasins bio (+17% en 2015) sont autant de témoignages de cette tendance de plus en plus visible. «Contrairement à ce que l’on peut penser, l’aide publique est extrêmement faible. La croissance du bio s’appuie sur la performance des entreprises et essentiellement sur l’innovation», explique Benoit Soury, président de Natexbio, la fédération des professionnels de la filière bio.
Selon lui, la croissance de l’alimentation bio est de 12 à 15 fois supérieure à celle de l’alimentation traditionnelle, mais il met en garde sur les phénomènes de concentration de l’offre, «on peut débattre sur le côté bon ou mauvais de cette concentration, mais il faut qu’elle permette de rendre les produits plus abordables».
En outre, ce dernier a longuement insisté sur la nécessité de conserver les cahiers des charges exigeants. Au niveau européen, le débat sur le sujet est en cours. «Les contrats doivent rester annuels, basés sur des objectifs de résultats et pas seulement de moyens, afin de construire un vrai positionnement», affirme Benoit Soury.