Point de vue
L’export ou la vie !
Depuis plus de deux ans et après plusieurs décisions politiques, les cours des bovins viande ne cessent de dégrader. L’embargo russe ainsi que l’abandon des quotas laitiers nous entraînent dans une situation intenable.
Sur le marché intérieur, le choix opéré par la grande distribution, notamment Leclerc et Carrefour, de tirer les prix agricoles au plus bas met toutes les filières dans le rouge.
La seule production qui est aujourd’hui en train de récupérer des cours acceptables, est le porc. En effet, depuis le début de l’année, les exportations vers la Chine se développent de façon exceptionnelle. Certes, toutes les entreprises ne sont pas agréées par les autorités chinoises mais la remontée des cours bénéficie évidemment à tout le monde. Les éleveurs ne sont pas sauvés mais le moral revient et finalement la grande distribution achète le porc à 1,45 € sans broncher et le consommateur continue d’acheter du porc au même rythme que l’an dernier.
En bovins viande, la situation est claire en matière de marché : soit la filière se laisse monter dessus par la grande distribution et les éleveurs n’ont aucune chance de sortir du tunnel, soit des débouchés à l’export permettront de rééquilibrer le rapport de force.
Le marché turc fait partie des enjeux de cette fin d’année, mais il y a aussi la Libye, l’Iran, l’Egypte, Israël etc…
Comme toujours, pour ouvrir ou relancer des échanges nous avons besoin des autorités de l’État et de leur réactivité !
Sur la Turquie, c’est politique, il nous faut un appui du ministre de l’Agriculture. Sur la Libye, il faut un accord de Bercy pour que l’argent venant de ce pays puisse arriver en France. Aujourd’hui, les bateaux qui partent vers ce pays sont réglés à un intermédiaire espagnol qui prend une commission au passage.
(Je serais curieux de savoir si l’on prend autant de précautions lorsque l’on vend des armes ?).
Pour l’Iran, ce sont nos banques françaises qui bloquent les contrats car l’embargo est levé pour la France mais comme elles sont installées aux États-Unis, elles craignent des sanctions de la part des autorités fédérales.
Enfin en Égypte, nous leur vendons de la viande régulièrement mais il y a beaucoup de difficultés pour faire sortir les devises du pays alors que les acheteurs sont tout à fait solvables. (Il y a deux poids deux mesures car lors de la vente des deux porte-avions cette question ne s’est pas posée).
Le nombre de destinations est beaucoup plus large et les problèmes beaucoup plus diversifiés. Ce qui est certain, c’est que les solutions existent, que des entreprises françaises sont en capacité de répondre à des acheteurs.
Pour aboutir, il nous faut des autorités françaises en phase avec les enjeux du moment difficile que nous vivons. Arrêtons de laisser aux services vétérinaires ainsi qu’aux banquiers de Bercy et d’ailleurs le soin de décider de ce qui bon pour nous. Ayons un ministre qui se transforme en VRP des producteurs français. Laissons l’administration continuer de se noyer dans la PAC, dans la recherche de nouvelles contraintes car cette machine ne sert qu’à cela.
Il nous faut instituer un système dans lequel le ministre, accompagné de professionnels du commerce fasse le travail de prospection et de promotion de nos produits. Malheureusement, une grande partie des services ne sert qu’à nous trouver de nouvelles contraintes et l’inversion de cette tendance n’est pas à l’ordre du jour.
L’enjeu est donc très simple pour cette fin d’année, Monsieur le ministre : soit vous faites le «job» et les résultats seront au rendez-vous, soit vous laissez faire votre administration et il ne se passera rien !!!
Notre avenir est entre vos mains….
La seule production qui est aujourd’hui en train de récupérer des cours acceptables, est le porc. En effet, depuis le début de l’année, les exportations vers la Chine se développent de façon exceptionnelle. Certes, toutes les entreprises ne sont pas agréées par les autorités chinoises mais la remontée des cours bénéficie évidemment à tout le monde. Les éleveurs ne sont pas sauvés mais le moral revient et finalement la grande distribution achète le porc à 1,45 € sans broncher et le consommateur continue d’acheter du porc au même rythme que l’an dernier.
En bovins viande, la situation est claire en matière de marché : soit la filière se laisse monter dessus par la grande distribution et les éleveurs n’ont aucune chance de sortir du tunnel, soit des débouchés à l’export permettront de rééquilibrer le rapport de force.
Le marché turc fait partie des enjeux de cette fin d’année, mais il y a aussi la Libye, l’Iran, l’Egypte, Israël etc…
Comme toujours, pour ouvrir ou relancer des échanges nous avons besoin des autorités de l’État et de leur réactivité !
Sur la Turquie, c’est politique, il nous faut un appui du ministre de l’Agriculture. Sur la Libye, il faut un accord de Bercy pour que l’argent venant de ce pays puisse arriver en France. Aujourd’hui, les bateaux qui partent vers ce pays sont réglés à un intermédiaire espagnol qui prend une commission au passage.
(Je serais curieux de savoir si l’on prend autant de précautions lorsque l’on vend des armes ?).
Pour l’Iran, ce sont nos banques françaises qui bloquent les contrats car l’embargo est levé pour la France mais comme elles sont installées aux États-Unis, elles craignent des sanctions de la part des autorités fédérales.
Enfin en Égypte, nous leur vendons de la viande régulièrement mais il y a beaucoup de difficultés pour faire sortir les devises du pays alors que les acheteurs sont tout à fait solvables. (Il y a deux poids deux mesures car lors de la vente des deux porte-avions cette question ne s’est pas posée).
Le nombre de destinations est beaucoup plus large et les problèmes beaucoup plus diversifiés. Ce qui est certain, c’est que les solutions existent, que des entreprises françaises sont en capacité de répondre à des acheteurs.
Pour aboutir, il nous faut des autorités françaises en phase avec les enjeux du moment difficile que nous vivons. Arrêtons de laisser aux services vétérinaires ainsi qu’aux banquiers de Bercy et d’ailleurs le soin de décider de ce qui bon pour nous. Ayons un ministre qui se transforme en VRP des producteurs français. Laissons l’administration continuer de se noyer dans la PAC, dans la recherche de nouvelles contraintes car cette machine ne sert qu’à cela.
Il nous faut instituer un système dans lequel le ministre, accompagné de professionnels du commerce fasse le travail de prospection et de promotion de nos produits. Malheureusement, une grande partie des services ne sert qu’à nous trouver de nouvelles contraintes et l’inversion de cette tendance n’est pas à l’ordre du jour.
L’enjeu est donc très simple pour cette fin d’année, Monsieur le ministre : soit vous faites le «job» et les résultats seront au rendez-vous, soit vous laissez faire votre administration et il ne se passera rien !!!
Notre avenir est entre vos mains….