Le point sur l’agriculture de L’UE
L’actu agricole en bref
Compétitivité des maïsiculteurs, révision de l'agriculture bio et cours du lait au menu
Maïs
La Confédération européenne de la production de maïs (CEPM) s’est inquiétée le 31 mai de la compétitivité des maïsiculteurs européens au sujet des facteurs de production, phytos en tête, des néonicotinoïdes et des négociations internationales : «L’instrumentalisation politique de ce dossier (glyphosate), alors que l’Efsa a clairement écarté les craintes en matière de santé humaine et qu’aucune alternative sérieuse n’est disponible, va conduire la production dans le mur». De quoi raviver l’inquiétude vis-à-vis des négociations dans le cadre du TTIP et du Mercosur : «Le maïs européen, déjà en situation de distorsion face à ses principaux concurrents sur un marché extrêmement volatil, sera demain l’otage de décisions strictement européennes».
Bio
La présidence néerlandaise du Conseil met les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec le Parlement européen sur la révision de l’agriculture biologique. Les réunions techniques et les négociations formelles ont vu leur nombre multiplié pour les semaines à venir. Trois sessions de négociations sont encore programmées (9, 16 et 30 juin). Néanmoins, Martijn Van Dam lui-même, ministre néerlandais de l’agriculture, a admis à demi-mot, lors du Conseil informel des ministres des Vingt-huit à Amsterdam, qu’il sera difficile de parvenir à un compromis d’ici fin juin. Les sujets les plus problématiques sont les importations, les contrôles, les produits et les substances non autorisés et la répartition entre actes délégués et d’exécution.
Lait
Les producteurs laitiers qu’ont pu rencontrer les ministres de l’agriculture des Vingt-huit réunis aux Pays-Bas pour un Conseil informel sont confiants : les cours vont repartir à la hausse dans les prochains mois. Ces agriculteurs qui ont investi dans de vastes fermes ultramodernes sont prêts à encore augmenter leur production dès que les prix remonteront.
De quoi déstabiliser les ministres. Pendant leurs deux jours de réunion, ils ont sans cesse discuté de la crise laitière et des moyens à mettre en oeuvre pour inciter les producteurs à lever le pied. Le commissaire européen Phil Hogan pourrait, d’ici le mois de juillet, débloquer de nouveaux fonds pour les organisations de producteurs qui mettraient en oeuvre l’article 222 sur la gestion volontaire de l’offre. Mais le problème reste que les grandes régions laitières les plus compétitives n’ont pas l’intention de réduire leur collecte.
La Confédération européenne de la production de maïs (CEPM) s’est inquiétée le 31 mai de la compétitivité des maïsiculteurs européens au sujet des facteurs de production, phytos en tête, des néonicotinoïdes et des négociations internationales : «L’instrumentalisation politique de ce dossier (glyphosate), alors que l’Efsa a clairement écarté les craintes en matière de santé humaine et qu’aucune alternative sérieuse n’est disponible, va conduire la production dans le mur». De quoi raviver l’inquiétude vis-à-vis des négociations dans le cadre du TTIP et du Mercosur : «Le maïs européen, déjà en situation de distorsion face à ses principaux concurrents sur un marché extrêmement volatil, sera demain l’otage de décisions strictement européennes».
Bio
La présidence néerlandaise du Conseil met les bouchées doubles pour parvenir à un accord avec le Parlement européen sur la révision de l’agriculture biologique. Les réunions techniques et les négociations formelles ont vu leur nombre multiplié pour les semaines à venir. Trois sessions de négociations sont encore programmées (9, 16 et 30 juin). Néanmoins, Martijn Van Dam lui-même, ministre néerlandais de l’agriculture, a admis à demi-mot, lors du Conseil informel des ministres des Vingt-huit à Amsterdam, qu’il sera difficile de parvenir à un compromis d’ici fin juin. Les sujets les plus problématiques sont les importations, les contrôles, les produits et les substances non autorisés et la répartition entre actes délégués et d’exécution.
Lait
Les producteurs laitiers qu’ont pu rencontrer les ministres de l’agriculture des Vingt-huit réunis aux Pays-Bas pour un Conseil informel sont confiants : les cours vont repartir à la hausse dans les prochains mois. Ces agriculteurs qui ont investi dans de vastes fermes ultramodernes sont prêts à encore augmenter leur production dès que les prix remonteront.
De quoi déstabiliser les ministres. Pendant leurs deux jours de réunion, ils ont sans cesse discuté de la crise laitière et des moyens à mettre en oeuvre pour inciter les producteurs à lever le pied. Le commissaire européen Phil Hogan pourrait, d’ici le mois de juillet, débloquer de nouveaux fonds pour les organisations de producteurs qui mettraient en oeuvre l’article 222 sur la gestion volontaire de l’offre. Mais le problème reste que les grandes régions laitières les plus compétitives n’ont pas l’intention de réduire leur collecte.