Jardin
Installer une ruche dans son jardin
Les abeilles sont les auxiliaires indispensables du jardinier. Pourquoi ne pas en accueillir chez soi ?
Beaucoup d’apiculteurs sont seulement des amateurs et la majorité possède moins de dix ruches. Sans se professionnaliser, en avoir ne serait qu’une seule permet d’apporter de la biodiversité dans son jardin potager. L’apiculture a en effet une autre vertu que la production de miel. La pollinisation permet d’augmenter le rendement en fruits et légumes. Par exemple, la pollinisation des insectes intervient dans les trois-quarts de la production d’oignons ou dans 90 % de la production de fraises. De façon globale, on estime que 80 % de la pollinisation est assurée par les abeilles domestiques et sauvages. Avec de tels résultats, les abeilles sont les auxiliaires indispensables du jardinier !
Dans la nature, les fruits naissent des fleurs fécondées par le pollen transporté par les abeilles. Mais ces dernières sont de moins en moins nombreuses et installer une ruche permet de lutter, avec ses petits moyens, contre leur déclin. Les débutants préféreront des abeilles domestiques non agressives, de race caucasica ou carnolienne. Car il faut tenir compte du risque de piqûres, et avant de se lancer, surtout vérifier que l’on n’est pas allergique.
Ruchers écoles
Une fois décidé, l’idéal est de demander l’aide d’un apiculteur. Un voisin peut-être, ou sinon, il existe de nombreuses adresses pour pouvoir s’initier aux techniques de ce domaine. À titre d’exemple, deux ruchers écoles existent en Seine-Maritime, pour apprendre les bases avec des professionnels. Les cours sont donnés par le syndicat apicole de Haute-Normandie. Celui-ci propose un cycle de formation portant sur 7 ou 8 cours pratiques et théoriques répartis sur des demi-journées, de mars à octobre, de façon à aborder sur le plan pratique l’essentiel d’une saison apicole. Le programme proposé aborde les principaux sujets intéressant les débutants en apiculture : la législation, l’abeille, la ruche, le montage et le renouvellement des cadres, la reproduction, l’essaimage, les problèmes sanitaires, la pose des hausses, la récolte, le travail du miel, le nourrissage, l’hivernage, etc. Le coût de ces cours est peu élevé: 33 euros à Bois-Himont et 48 euros à Clères, pour l’année. On peut aussi contacter www.apiterra.com (formation@apiterra.fr), qui propose des week-ends de formation théorique et pratique. En Luberon, www.apiculture.net donne des conseils aux débutants comme aux professionnels. Il existe également une Union nationale de l’apiculture française (Unaf, www.unaf-apiculture.info).
Matériel indispensable
Il faut compter aux environs de 200 euros pour l’acquisition d’un lève cadre, d’une brosse, d’un enfumoir, d’un voile pour le visage, de gants et d’une vareuse, le matériel nécessaire pour le strict minimum. Après, il existe de nombreux modèles de ruches. Une ruche en bois coûte aux alentours de 100 euros et on en trouve facilement sur Internet. Le cheptel, lui, demande une centaine d’euros supplémentaires. À noter que les prix ont grimpé ces derniers temps, en raison d’une évolution de l’offre et de la demande.
Les ruchers écoles vous l’expliqueront mais pour être apiculteur, il faut auparavant obtenir un agrément auprès de la direction des populations, même pour une seule ruche dans son jardin. D’ailleurs, il vaut mieux investir dans deux ou trois ruches au cas où les habitants de la première ne survivraient pas. Il faut aussi contracter une assurance responsabilité civile. Enfin, il ne faut pas oublier de prévenir le voisinage car il y a une distance à respecter, décidé par le préfet de chaque département.
S’occuper des abeilles demande un peu de préparation, mais récolter son miel, ce sera une sacrée fierté ! Écrire sur le pot « miel de chez moi », c’est gratifiant ! Une ruche permet une production de 10 kg par an. Les débutants devront néanmoins patienter une année car ce qui a été produit avant doit rester la réserve alimentaire des abeilles.
Dans la nature, les fruits naissent des fleurs fécondées par le pollen transporté par les abeilles. Mais ces dernières sont de moins en moins nombreuses et installer une ruche permet de lutter, avec ses petits moyens, contre leur déclin. Les débutants préféreront des abeilles domestiques non agressives, de race caucasica ou carnolienne. Car il faut tenir compte du risque de piqûres, et avant de se lancer, surtout vérifier que l’on n’est pas allergique.
Ruchers écoles
Une fois décidé, l’idéal est de demander l’aide d’un apiculteur. Un voisin peut-être, ou sinon, il existe de nombreuses adresses pour pouvoir s’initier aux techniques de ce domaine. À titre d’exemple, deux ruchers écoles existent en Seine-Maritime, pour apprendre les bases avec des professionnels. Les cours sont donnés par le syndicat apicole de Haute-Normandie. Celui-ci propose un cycle de formation portant sur 7 ou 8 cours pratiques et théoriques répartis sur des demi-journées, de mars à octobre, de façon à aborder sur le plan pratique l’essentiel d’une saison apicole. Le programme proposé aborde les principaux sujets intéressant les débutants en apiculture : la législation, l’abeille, la ruche, le montage et le renouvellement des cadres, la reproduction, l’essaimage, les problèmes sanitaires, la pose des hausses, la récolte, le travail du miel, le nourrissage, l’hivernage, etc. Le coût de ces cours est peu élevé: 33 euros à Bois-Himont et 48 euros à Clères, pour l’année. On peut aussi contacter www.apiterra.com (formation@apiterra.fr), qui propose des week-ends de formation théorique et pratique. En Luberon, www.apiculture.net donne des conseils aux débutants comme aux professionnels. Il existe également une Union nationale de l’apiculture française (Unaf, www.unaf-apiculture.info).
Matériel indispensable
Il faut compter aux environs de 200 euros pour l’acquisition d’un lève cadre, d’une brosse, d’un enfumoir, d’un voile pour le visage, de gants et d’une vareuse, le matériel nécessaire pour le strict minimum. Après, il existe de nombreux modèles de ruches. Une ruche en bois coûte aux alentours de 100 euros et on en trouve facilement sur Internet. Le cheptel, lui, demande une centaine d’euros supplémentaires. À noter que les prix ont grimpé ces derniers temps, en raison d’une évolution de l’offre et de la demande.
Les ruchers écoles vous l’expliqueront mais pour être apiculteur, il faut auparavant obtenir un agrément auprès de la direction des populations, même pour une seule ruche dans son jardin. D’ailleurs, il vaut mieux investir dans deux ou trois ruches au cas où les habitants de la première ne survivraient pas. Il faut aussi contracter une assurance responsabilité civile. Enfin, il ne faut pas oublier de prévenir le voisinage car il y a une distance à respecter, décidé par le préfet de chaque département.
S’occuper des abeilles demande un peu de préparation, mais récolter son miel, ce sera une sacrée fierté ! Écrire sur le pot « miel de chez moi », c’est gratifiant ! Une ruche permet une production de 10 kg par an. Les débutants devront néanmoins patienter une année car ce qui a été produit avant doit rester la réserve alimentaire des abeilles.
En chiffres
Il existe plus de 70 000 apiculteurs avec une tendance à la hausse. Parmi eux, environ 65 000 sont des «petits» apiculteurs (moins de 10 ruches) et 2 000 sont des professionnels (plus de 150 ruches). Entre les deux, environ 3 500 pluriactifs (entre 30 et 150 ruches). On compte entre 1 250 000 et 1 300 000 ruches dans l’Hexagone pour une production, en 2015, comprise entre 15 000 et 17 000 tonnes. On a importé, en 2015, 28 000 tonnes de miel en France. En moyenne, le taux de mortalité des colonies d’abeilles a atteint 30 % l’an passé.