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Recherche

Inrae, nouveau porte-drapeau français de la recherche agricole

En fusionnant l’Inra et l’Irstea au 1er janvier, la France se dote d’un outil de recherche agronomique de premier plan en Europe. Le centre de Bourgogne Franche-Comté contribue à la crédibilité de cet ensemble.
Par Berty Robert
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), est né le 1er janvier de la fusion de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).

Inrae devient, par sa taille et l’étendue de ses domaines de recherche, le premier organisme de recherche spécialisé au monde en agriculture, alimentation et environnement.

Il a été lancé officiellement le 9 janvier par ses deux ministres de tutelle, Didier Guillaume, en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation et Frédérique Vidal, pour la Recherche, aux côtés de Philippe Mauguin, pdg d’Inrae.

Construire une recherche d’excellence
Cette création s’inscrit dans un objectif précis : mieux appréhender les défis liés aux attentes sociétales concernant l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la transition des agricultures, la préservation des ressources naturelles, la restauration de la biodiversité, l’anticipation et la gestion des risques. Il s’agit aussi de construire une recherche d’excellence au service de la production de connaissances, de l’enseignement, de l’innovation, en appui aux politiques publiques. La création de cet Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPCST) marque l’aboutissement d’un processus de fusion engagé en février 2018. Fort d’une communauté de
12 000 personnes et de plus d’un milliard d’euros de budget, Inrae fédère un peu plus de 200 unités de recherche et une quarantaine d’unités expérimentales au sein de 14 départements scientifiques implantées dans 18 centres de recherche sur toute la France. En Bourgogne Franche-Comté, le centre Inrae est présidé par Nathalie Munier-Jolain. Il concentre ses recherches sur l’agroécologie : biodiversité, interactions biotiques et systèmes de culture, l’alimentation, goût, sensorialité, enfin, l’économie et la sociologie du développement des territoires ruraux et périurbains. Son effectif s’élève à près de 800 personnes, dont 40 % de partenaires de site (AgroSup Dijon, CNRS, universités de Bourgogne et de Franche-Comté, CHU Dijon). Son budget est de 29 millions d’euros et il dispose de 12 000 mètres carrés de laboratoires.