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Perspectives agricoles 2016/2025 (OCDE et FAO)

Incertitude et prix plus bas...

L’année 2015 marque la fin du niveau soutenu des cours des produits agricoles. C’est ce que rapporte l’étude conjointe menée par l’OCDE et la FAO.
Par Ma signature
Un tableau prospectif pas des plus optimistes, concernant les perspectives agricoles 2016 / 2025, a été présenté, le lundi 4 juillet, par l’OCDE et la FAO. La période de dix ans qui s’ouvre devant nous devrait connaître des prix plus bas. Une évolution négative débutée dès 2015. La baisse de la croissance démographique mondiale, les profondes récessions vécues au Brésil et en Fédération de Russie ainsi que le ralentissement, en cours en République populaire de Chine, sont autant de facteurs explicatifs de ce recul marqué des prix sur les marchés mondiaux. En revanche, les experts misent sur l’Inde et sur sa croissance, estimée à 7,6 % par an. Par ailleurs, l’étude met en exergue l’importance des échanges agricoles de par le monde. L’incertitude géopolitique et un possible déséquilibre entre les rapports de force actuels, amènent à s’interroger sur les risques liés à la sécurité alimentaire. L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, précise le rapport, seront ainsi de plus en plus tributaires des importations des produits alimentaires. Une «oscillation de grande ampleur» des cours pourrait surgir d’ici 2025, laissent sous-entendre les experts, qui se basent sur les variations futures que pourraient connaitre les prix du pétrole, les rendements et la croissance économique.

«La demande de viande, de poisson et de produits laitiers enregistrera une progression relativement vigoureuse», déclarent les représentants de l’OCDE et de la FAO, ce qui se traduira par une hausse de la demande d’aliments pour animaux, en particulier de céréales secondaires et de tourteaux protéiques. Dans sa conclusion, l’étude signale que les prix au départ de l’exploitation «resteront plus volatiles que les prix à la consommation, en raison de différents facteurs, notamment la sensibilité aux conditions météorologiques (cultures) et la durée du cycle de production (élevage)». Parallèlement, les auteurs estiment que «la majeure partie de la demande supplémentaire sera principalement satisfaite grâce aux gains de productivité et non au prix d’un accroissement des surfaces cultivées ou des cheptels».