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Coopération

In-Vivo croit en l’avenir «formidable» de l’agriculture

C’est un message résolument optimiste et constructif que la coopérative In Vivo a voulu transmettre aux dirigeants des coopératives agricoles de l’Est de la France, adhérentes à l’Union nationale. Le contexte de crise ne doit pas masquer ni ralentir les «  formidables perspectives  » qui s’offrent à l’agriculture. In Vivo le dit et le prouve en investissant notamment massivement dans les nouvelles technologies.
Par AMK
In-Vivo croit en l’avenir «formidable» de l’agriculture
Comme chaque année, le staff de l’Union nationale In Vivo est venu à la rencontre des coopératives adhérentes de l’Est de la France. L’occasion de parler de l’avenir et de les engager à participer à une dynamique de développement résolument porteuse d’ave
La situation est paradoxale à plus d’un titre. D’une part en dépit d’un contexte économique défavorable en 2016-2017, l’Union nationale In Vivo «a bien réussi» comme le concède son président Philippe Mangin, en faisant référence à «la performance économique de bon niveau, en croissance de 5,6% depuis l’an dernier». D’autre part, tout en évoquant «les graves difficultés» que rencontrent encore beaucoup de coopératives dans certaines régions, comme en Lorraine et sur les plateaux de Bourgogne, les perspectives pour l’agriculture apparaissent «formidables».
Cette contradiction avec un contexte traité de façon anxyogène, encourage le directeur général de l’Union, Thierry Blandinières a engager les coopératives «à ne pas baisser les bras, mais à prendre des décisions permettant aux agriculteurs de rester maîtres de leur destin». Le futur «gâteau» représenté par une agriculture en fort développement pourrait effectivement aiguiser certains appétits d’opérateurs extérieurs, peu enclins à partager pouvoir et dividendes avec le monde agricole.
Pour entrer pleinement dans ces lendemains appelés à chanter, «le modèle agricole français doit se transformer», sans perdre son âme et ses atouts, mais en s’adaptant aux nouvelles attentes des consommateurs et à l’évolution des marchés. Les consommateurs et les modes de consommation changent partout dans le monde. Sur le marché intérieur pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, les magasins Gamm’vert vont voir leur modèle de développement renforcé, dans le cadre d’un nouveau concept marchand «Magasin 2020». En parallèle, In Vivo a créé un nouveau pôle In Vivo Food&Tech, avec l’ambition de devenir un acteur majeur de l’innovation alimentaire. Outre la réponse aux nouvelles tendances de consommation, l’Union tient ainsi à assurer une meilleure intégration de la chaîne de valeur au profit des agriculteurs et de l’agriculture.
A l’export, l’enjeu des marchés est fondamental pour une Ferme France en perte de vitesse par rapport à tous ces concurrents extérieurs (céréales russes en tête). Une seule alternative  : s’adapter et progresser en produisant plus et mieux (montée en gamme, soutien des filières, bio notamment, développement de circuits courts et de proximité). En ligne de mire, l’agriculture de précision, les outils numériques, l’innovation... Avec à terme l’objectif de passer de 350 fermes pilotes existantes actuellement à 1000.
Cette démonstration grandeur nature par l’exemple, prouve que des équipements bien raisonnés dans les nouvelles technologies peuvent faire baisser les consommations globales des exploitations et augmenter leur compétitivité. Grande innovation concernant la mise en marché des grains, la création de la plateforme numérique InGrains, première plateforme digitale d’export de blés et surtout outil de mutualisation ouvert à toutes les coopératives, qui permettra à chacun de se reconnecter avec la réalité du prix sur le marché «physique». Une façon aussi «de relooker le vieux métier du traiding grâce à la digitalisation» précise Thierry Blandinières et de «faire du commerce autrement» dans un esprit de confiance  et de transparence.
Administrateur In Vivo et membre du bureau, Marc Patriat relève l’atout des structures collectives pour investir à la hauteur des besoins dans des solutions numériques qui restent coûteuses pour des entreprises isolées. C’est «de notre responsabilité si nous voulons assurer le devenir des agriculteurs et des exploitations à 20 ans». «L’avenir est prometteur certes, il reste maintenant à le construire».
Le tout connecté n’a rien à voir avec une forme d’ubérisation de l’agriculture, c’est même son contraire puisque là il s’agit «d’apporter un vrai service aux agriculteurs, en optimisant à leur profit la chaîne de valeur» soutient le directeur général d’In Vivo. Les réflexions de l’Union et ses investissements ne s’arrêtent pas là, d’autres voies de développement concernent la nourriture des animaux de compagnie (Pet food), l’agriculture urbaine, de nouveaux relais de croissance et de nouveaux métiers. «En 2025, le système alimentaire mondial sera profondément transformé. Nous devons être en capacité d’anticiper en donnant le tempo. In Vivo fait plus que jamais le lien entre l’agriculteur et le consommateur et crée ainsi de la valeur sur toute la chaîne alimentaire, au bénéfice des coopératives, des agriculteurs et de l’agriculture française» conclut le directeur général du groupe In Vivo.