Nicolas Hulot au Sénat
«Il ne faut pas faire les choses dans la brutalité»
Lors de son audition le 18 juillet par la commission économique du Sénat, Nicolas Hulot a insisté sur l’urgence de la transition écologique et préciser les trois conditions de réussite de celle-ci : «La prévisibilité pour planifier la mutation, l’irréversibilité et la cohérence». «Il faut co-construire de manière apaisée en se fixant un horizon et ne pas faire les choses dans la brutalité», a-t-il insisté. Concernant les Etats généraux de l’alimentation, le ministre de la Transition écologique «compte sur l’intelligence collective» pour qu’ils permettent «aux agriculteurs d’acquérir une sécurité économique, psychologique et environnementale» considérant que «l’agriculture n’est pas simplement un problème mais une solution dans la lutte contre les changements climatiques et qu’il y a de la place pour une diversité agricole». Par ailleurs, il a souligné qu’il était «pour une sanctuarisation des terres agricoles et zéro artificialisation des sols», la France faisant preuve de «gourmandise» sur sa consommation de foncier agricole. «Si on n’utilise pas la capacité des sols à capter le CO2, on n’arrivera pas à la neutralité carbone», a-t-il insisté. Concernant le loup, Nicolas Hulot a précisé qu’il avait décidé d’organiser «une concertation» auprès de toutes les parties «pour planifier les quatre prochaines années» afin «d’évaluer ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas, foyer par foyer». Autre point abordé : il a fait savoir que l’arrêté concernant l’interdiction des néonicotinoïdes est prévu pour début août.