Petits ruminants
Élevage de précision : un mouvement en marche
Les nouvelles technologies vont révolutionner la gestion des troupeaux ! Deux exemples concrets, les GPS et la pesée automatisée, pour entrevoir les possibilités chez les petits ruminants.
«L’agrandissement des troupeaux (moins de temps pour la surveillance des animaux), le déploiement de l’identification électronique, l’émergence des Smartphones et le développement de capteurs et d’automates de plus en plus performants sont autant de facteurs qui rendent favorables l’élevage de précision en petits ruminants», note Patrick Soury, éleveur, lors d’une conférence organisée au Sommet de l’élevage sur le sujet. Les capteurs, automates d’élevages, imagerie... sont aujourd’hui largement utilisés en élevage bovins et hors sol. Chez les petits ruminants, «il y a des besoins, des attentes et récemment de premières expériences dont l’utilisation montre qu’elles peuvent être compatibles du point de vue investissement avec la rentabilité des élevages, avec la gestion en lot et un nombre important d’animaux», poursuit Jean-Marc Gautier de l’Institut de l’élevage. Retour sur deux exemples concrets.
La géolocalisation du bétail
«Depuis trois ans, on a opté pour l’utilisation d’un GPS pour géolocaliser notre troupeau de 50 chèvres. Nous disposons d’un nouveau modèle depuis six mois qui nous permet, en se connectant sur internet, de visualiser sur une carte le cheminement de nos bêtes sur les parcours. Grâce à ce système, on économise deux heures de travail quotidien», observe Rachel Devèze, éleveuse dans l’Aude qui a investi 150 euros dans ce GPS placé sur une des chèvres meneuses du troupeau, et un abonnement de 50 euros par an. Outre la faculté de retrouver plus rapidement ses animaux, ce dispositif a également permis à l’éleveuse d’améliorer ses pratiques sur l’utilisation de ses surfaces pastorales et sur la connaissance du comportement de ses chèvres, grâce à des données fournies sur leurs habitudes (pâture, coucher, déplacement...).
«La géolocalisation des troupeaux revêt plusieurs avantages tels que la connaissance de la localisation des animaux, la surveillance de la consommation des ressources, la surveillance d’animaux bloqués, attaqués ou qui se mettent en danger, une meilleure compréhension du comportement animal...», observe Pierre-Antoine Grisot de l’Institut de l’élevage.
Auto-pesée des agneaux
De son côté Daniel Dellenbach, éleveur de 300 brebis dans la Meuse a mis au point une cage d’auto-pesée des agneaux. «La main-d’œuvre pose problème en élevages ovins. J’avais laissé une balance dans les cases et je me suis rendu compte que les agneaux s’amusaient avec en montant dessus. J’ai donc eu l’idée de mettre un plateau entouré de portes dont l’ouverture et la fermeture s’effectuent de manière électronique. Cette balance est en accès libre avec une pierre à sel à l’intérieur. Les boucles électroniques scannées grâce à un pistolet sur la cage permettent d’enregistrer les données sans stress ni intervention humaine. Les agneaux sont ainsi pesés et triés de façon autonome», explique l’éleveur.
«Ce type de témoignage nous pousse à réfléchir sur du matériel existant, à l’origine pas forcément destiné à l’élevage (matériels pour chiens de chasse, pour le transport...) pour en faire du matériel spécifique en travaillant avec des personnes intéressées par le projet. Par exemple sur des dispositifs GPS qui seront adaptés aux spécificités de l’élevage de petits ruminants et plus encore de l’élevage pastoral pour lequel se posent des questions d’autonomie, de coût d’équipement, de robustesse qui sont différentes», souligne Pierre-Antoine Grisot.
La géolocalisation du bétail
«Depuis trois ans, on a opté pour l’utilisation d’un GPS pour géolocaliser notre troupeau de 50 chèvres. Nous disposons d’un nouveau modèle depuis six mois qui nous permet, en se connectant sur internet, de visualiser sur une carte le cheminement de nos bêtes sur les parcours. Grâce à ce système, on économise deux heures de travail quotidien», observe Rachel Devèze, éleveuse dans l’Aude qui a investi 150 euros dans ce GPS placé sur une des chèvres meneuses du troupeau, et un abonnement de 50 euros par an. Outre la faculté de retrouver plus rapidement ses animaux, ce dispositif a également permis à l’éleveuse d’améliorer ses pratiques sur l’utilisation de ses surfaces pastorales et sur la connaissance du comportement de ses chèvres, grâce à des données fournies sur leurs habitudes (pâture, coucher, déplacement...).
«La géolocalisation des troupeaux revêt plusieurs avantages tels que la connaissance de la localisation des animaux, la surveillance de la consommation des ressources, la surveillance d’animaux bloqués, attaqués ou qui se mettent en danger, une meilleure compréhension du comportement animal...», observe Pierre-Antoine Grisot de l’Institut de l’élevage.
Auto-pesée des agneaux
De son côté Daniel Dellenbach, éleveur de 300 brebis dans la Meuse a mis au point une cage d’auto-pesée des agneaux. «La main-d’œuvre pose problème en élevages ovins. J’avais laissé une balance dans les cases et je me suis rendu compte que les agneaux s’amusaient avec en montant dessus. J’ai donc eu l’idée de mettre un plateau entouré de portes dont l’ouverture et la fermeture s’effectuent de manière électronique. Cette balance est en accès libre avec une pierre à sel à l’intérieur. Les boucles électroniques scannées grâce à un pistolet sur la cage permettent d’enregistrer les données sans stress ni intervention humaine. Les agneaux sont ainsi pesés et triés de façon autonome», explique l’éleveur.
«Ce type de témoignage nous pousse à réfléchir sur du matériel existant, à l’origine pas forcément destiné à l’élevage (matériels pour chiens de chasse, pour le transport...) pour en faire du matériel spécifique en travaillant avec des personnes intéressées par le projet. Par exemple sur des dispositifs GPS qui seront adaptés aux spécificités de l’élevage de petits ruminants et plus encore de l’élevage pastoral pour lequel se posent des questions d’autonomie, de coût d’équipement, de robustesse qui sont différentes», souligne Pierre-Antoine Grisot.
Des projets en cours
«Clochette est un programme prévu sur trois ans se basant sur l’utilisation des GPS, couplés à l’accéléromètre, pour essayer de caractériser plus finement le comportement des animaux qu’avec le seul GPS. Les besoins des utilisateurs seront pris en compte grâce à l’implication de groupes d’éleveurs, utilisateurs ou non de GPS», explique Pierre-Antoine Grisot.
Des projets, au niveau local et régional, nommés groupes opérationnels, sont en cours. «On est dans la co-construction. L’éleveur est complètement impliqué dans le processus de réflexion et ce, dès la phase de démarrage. L’innovation qui en émerge permet ainsi de trouver une solution adaptée, complètement applicable et transférable sur le terrain», ajoute Jean-Marc Gautier.
Des projets, au niveau local et régional, nommés groupes opérationnels, sont en cours. «On est dans la co-construction. L’éleveur est complètement impliqué dans le processus de réflexion et ce, dès la phase de démarrage. L’innovation qui en émerge permet ainsi de trouver une solution adaptée, complètement applicable et transférable sur le terrain», ajoute Jean-Marc Gautier.