Entrepreneurs des territoires
Des entreprises malmenées par la crise agricole
Réunis à Brazey en Plaine, les Entrepreneurs des territoires de Bourgogne ont dressé le bilan économique et réglementaire d’une année 2016 fortement marquée par la crise que subissent les agriculteurs.
Côté bonnes nouvelles, et il y en a heureusement, les ETP voient leurs rangs s’étoffer dans une large proportion puisque les entreprises adhérentes passent de 39 à 60. Un bon score qui traduit la nécessité pour ces entreprises de serrer les rangs face au contexte économique et réglementaire qui pèse sur des activités extrêmement diversifiées. Cette progression est importante, car elle augure d’une meilleure représentativité notamment vis-à-vis des instances patronales, mais également des services de l’État qui sont en charge de l’application des réglementations.
Les activités d’un mouvement qui regroupent les entrepreneurs de services agricoles, forestiers et ruraux ne manquent donc pas : de l’accompagnement des adhérents en termes d’information et de formation à la défense de leurs intérêts au vu de certaines innovations réglementaires qui compliquent sérieusement la gestion des personnels et alourdissent la charge administrative, souvent assumée par les conjointes ETP.
L’intervention en fin de séance des juristes et des responsables emplois de la FDSEA 21 et de la FRSEA a montré aussi combien les dossiers sociaux étaient lourds de conséquences pour les ETP. Un point sur la DSN (déclaration sociale nominative) et sur les nouvelles dispositions de la complémentaire santé a suscité un questionnement nourri de la salle. Autre dossier «chaud», la définition de la pénibilité au travail que la FNSEA, partenaire sur ces dossiers des ETP, estime inapplicable en l’état. Le travail de fond reste à mener afin de réaliser un référentiel branche par branche et de préciser des critères de pénibilité qui restent trop flous encore aujourd’hui.
Autre débat d’importance économique majeure : la situation «sinistrée» de nombreuses exploitations agricoles et les risques accrus de défaut de paiement qui pénalisent les résultats des ETP. C’est un dossier particulièrement sensible, dans l’Yonne notamment, qui montre que les entrepreneurs de territoires sont souvent moins bien armés que d’autres entreprises (comme les consessionnaires et les banques) pour faire valoir et recouvrer leurs créances. Dans ce domaine d’ailleurs, Jean-François Rochette alerte sur l’habitude bien ancrée encore du «top là». C’est une marque de confiance qui augure mal, en cas de conflit, de pouvoir produire une preuve tangible. Attention donc à pouvoir produire des documents écrits signés et opposables, comme des attestations de travaux et des relances. En ces temps difficiles, force est de reconnaître que «les trésoreries des entrepreneurs des territoires sont à l’image de la santé de leurs clients». Ces questions feront d’ailleurs l’actualité du prochain congrès EDT.
Concernant 2017, l’actualité c’est la création d’un groupe «Femmes en entreprises», sur la base d’une enquête terrain permettant d’identifier l’activité et les responsabilités réelles de ces femmes de l’ombre que sont souvent les épouses des entrepreneurs, très actives mais si peu visibles. Les ETP entendent donc mieux connaître leurs attentes et notamment leurs besoins spécifiques en matière de formation.
La journée s’est poursuivie avec la visite de l’unité de méthanisation du Gaec Fèvre à Brazey en Plaine. L’occasion de rappeler que ces unités sous-traitent souvent aux ETP tout ou partie des travaux d’épandages, transports, etc. Les développements prévus dans le domaine de la production d’énergie par les exploitations agricoles ouvrent donc de nouvelles perspectives économiques aux ETP.
Les activités d’un mouvement qui regroupent les entrepreneurs de services agricoles, forestiers et ruraux ne manquent donc pas : de l’accompagnement des adhérents en termes d’information et de formation à la défense de leurs intérêts au vu de certaines innovations réglementaires qui compliquent sérieusement la gestion des personnels et alourdissent la charge administrative, souvent assumée par les conjointes ETP.
L’intervention en fin de séance des juristes et des responsables emplois de la FDSEA 21 et de la FRSEA a montré aussi combien les dossiers sociaux étaient lourds de conséquences pour les ETP. Un point sur la DSN (déclaration sociale nominative) et sur les nouvelles dispositions de la complémentaire santé a suscité un questionnement nourri de la salle. Autre dossier «chaud», la définition de la pénibilité au travail que la FNSEA, partenaire sur ces dossiers des ETP, estime inapplicable en l’état. Le travail de fond reste à mener afin de réaliser un référentiel branche par branche et de préciser des critères de pénibilité qui restent trop flous encore aujourd’hui.
Autre débat d’importance économique majeure : la situation «sinistrée» de nombreuses exploitations agricoles et les risques accrus de défaut de paiement qui pénalisent les résultats des ETP. C’est un dossier particulièrement sensible, dans l’Yonne notamment, qui montre que les entrepreneurs de territoires sont souvent moins bien armés que d’autres entreprises (comme les consessionnaires et les banques) pour faire valoir et recouvrer leurs créances. Dans ce domaine d’ailleurs, Jean-François Rochette alerte sur l’habitude bien ancrée encore du «top là». C’est une marque de confiance qui augure mal, en cas de conflit, de pouvoir produire une preuve tangible. Attention donc à pouvoir produire des documents écrits signés et opposables, comme des attestations de travaux et des relances. En ces temps difficiles, force est de reconnaître que «les trésoreries des entrepreneurs des territoires sont à l’image de la santé de leurs clients». Ces questions feront d’ailleurs l’actualité du prochain congrès EDT.
Concernant 2017, l’actualité c’est la création d’un groupe «Femmes en entreprises», sur la base d’une enquête terrain permettant d’identifier l’activité et les responsabilités réelles de ces femmes de l’ombre que sont souvent les épouses des entrepreneurs, très actives mais si peu visibles. Les ETP entendent donc mieux connaître leurs attentes et notamment leurs besoins spécifiques en matière de formation.
La journée s’est poursuivie avec la visite de l’unité de méthanisation du Gaec Fèvre à Brazey en Plaine. L’occasion de rappeler que ces unités sous-traitent souvent aux ETP tout ou partie des travaux d’épandages, transports, etc. Les développements prévus dans le domaine de la production d’énergie par les exploitations agricoles ouvrent donc de nouvelles perspectives économiques aux ETP.