Viande bovine
Coup de frein des visées expansionnistes de la Pologne
En Pologne, 225 000 veaux laitiers naîtront en moins d’ici 2020 chaque année, indique l’Institut de l’élevage. La baisse du nombre de vaches laitières ne sera pas compensée par la constitution d’un troupeau de bovins allaitants. La Pologne doit revoir à la baisse ses ambitions en matière d’exportations de viande bovine car de moins en moins de jeunes bovins y seront engraissés faute de veaux.
Le 5ème pays producteur de lait de l’Union européenne, en pleine restructuration, ne suit pas la voie de la France en convertissant massivement une partie de son troupeau laitier en troupeau allaitant. D’ici 2020, les effectifs de vaches laitières passeraient sous le seuil de deux millions pour atteindre 1,9 million (contre 3,4 millions en 1998), indique l’Institut de l’élevage (Idele) dans une étude portant sur l’évolution des filières de viande bovine et laitière d’ici 2020 en Pologne. Mais on ne dénombrera que 45 000 vaches allaitantes en plus (il y en avait 165 000 en 2015) alors que le troupeau laitier comprendra 225 000 vaches laitières en moins. Or, les éleveurs polonais ne pourront pas compter sur leurs voisins tchèques ou hongrois pour importer les veaux nés dans leur ferme.
Tous les pays de l’est de l’Union européenne rationalisent et restructurent leur filière laitière. On comptera ainsi jusqu’à 175 000 veaux en moins par an. Les experts de l’Idele pronostiquent un retournement des ventes de viande à l’étranger dès cette année, après un pic à 500 000 tonnes équivalent carcasse (téc) en 2015. Les expéditions ne porteraient plus que sur 476 000 téc sans compter l’impact de la reprise attendue de la consommation par les Polonais qui s’étaient fortement détournés, avec une baisse de 90 % par rapport au début des années 1990. Dorénavant de meilleure qualité, la viande ne devrait plus être boudée comme par le passé.
Opportunité pour la France?
La filière bovine sera par ailleurs moins compétitive dans les années à venir. Dans les abattoirs, un renchérissement de la main d’œuvre est attendu. Et la production de jeunes bovins en Pologne, issus de veaux ou de broutards importés pour compenser le déficit en veaux, rendra le coût de production de viande plus onéreux. Des broutards français pourraient être exportés en Pologne, faute d’animaux suffisants, mais ces ventes porteraient sur de faibles volumes. La faible reconversion de l’élevage laitier polonais et de l’Est de l’Union européenne pourrait, au final, reconfigurer les échanges commerciaux au profit de la France si le marché européen n’est pas ouvert à la concurrence américaine dans le cadre du TTIP.
Avec moins de viande polonaise produite, les marchés seront moins tendus. Un essor en trompe l’œil. Depuis dix ans, l’essor de la filière de viande bovine polonaise et de ses exportations repose sur les ventes de génisses, sur le déstockage de vaches laitières de réforme et surtout, sur l’engraissement d’une quantité phénoménale de petits veaux issus de troupeaux laitiers peu productifs. Au lieu d’être exportés comme par le passé (jusqu’à 700 000 veaux ans au début des années 2000), les quatre cinquièmes sont dorénavant engraissés dans les étables ou vendus à des producteurs spécialisés.
Tous les pays de l’est de l’Union européenne rationalisent et restructurent leur filière laitière. On comptera ainsi jusqu’à 175 000 veaux en moins par an. Les experts de l’Idele pronostiquent un retournement des ventes de viande à l’étranger dès cette année, après un pic à 500 000 tonnes équivalent carcasse (téc) en 2015. Les expéditions ne porteraient plus que sur 476 000 téc sans compter l’impact de la reprise attendue de la consommation par les Polonais qui s’étaient fortement détournés, avec une baisse de 90 % par rapport au début des années 1990. Dorénavant de meilleure qualité, la viande ne devrait plus être boudée comme par le passé.
Opportunité pour la France?
La filière bovine sera par ailleurs moins compétitive dans les années à venir. Dans les abattoirs, un renchérissement de la main d’œuvre est attendu. Et la production de jeunes bovins en Pologne, issus de veaux ou de broutards importés pour compenser le déficit en veaux, rendra le coût de production de viande plus onéreux. Des broutards français pourraient être exportés en Pologne, faute d’animaux suffisants, mais ces ventes porteraient sur de faibles volumes. La faible reconversion de l’élevage laitier polonais et de l’Est de l’Union européenne pourrait, au final, reconfigurer les échanges commerciaux au profit de la France si le marché européen n’est pas ouvert à la concurrence américaine dans le cadre du TTIP.
Avec moins de viande polonaise produite, les marchés seront moins tendus. Un essor en trompe l’œil. Depuis dix ans, l’essor de la filière de viande bovine polonaise et de ses exportations repose sur les ventes de génisses, sur le déstockage de vaches laitières de réforme et surtout, sur l’engraissement d’une quantité phénoménale de petits veaux issus de troupeaux laitiers peu productifs. Au lieu d’être exportés comme par le passé (jusqu’à 700 000 veaux ans au début des années 2000), les quatre cinquièmes sont dorénavant engraissés dans les étables ou vendus à des producteurs spécialisés.