Opab
Augmenter les performances de chaque exploitation
Les résultats 2015 de l’Observatoire prospectif de l’agriculture bourguignonne (Opab) ont été présentés vendredi 3 juin à Dijon.
Fruit d’un travail en coordination impliquant un grand nombre de structures, l’Opab a vocation d’informer, donner des références et une vison approfondie de l’état de l’agriculture régionale à toutes les personnes en capacité de prendre des décisions. Co-conduit par les réseaux des Chambres d’agriculture et Cerfrance, les travaux ont été présentés la semaine dernière dans les locaux du Conseil régional lors d’une séance présidée par Sophie Fonquernie, 14ème vice-présidente en charge de l’agriculture, en présence de nombreux élus politiques et professionnels, représentants de l’administration, conseillers des Opab, sans oublier les représentants des banques et de la MSA. Suite à la fusion des régions, les travaux de l’observatoire se sont considérablement élargis. Si les résultats 2015 concernent encore le seul périmètre de la Bourgogne, la volonté de travailler à l’échelle de la grande région a déjà été mise en œuvre avec la présentation de plusieurs études concernant la Bourgogne-Franche-Comté.
Difficile conjoncture
Sans grande surprise, les résultats présentés ne sont pas «brillants» et ce, dans toutes les productions. Même si la viticulture affiche de bons chiffres en 2015, les conditions climatiques actuelles génèrent de grandes inquiétudes pour l’année en cours. Pour Christian Decerle et Thierry Guillaume, les présidents respectifs de la Chambre régionale d’agriculture et de Cer France BFC, l’année 2015 restera une année «difficile» : «De nombreux agriculteurs ont connu une dégradation de la santé économique de leur entreprise. Le début de l’année 2016 reste dans cette continuité conjoncturelle avec des prix de vente insuffisants pour la plupart des productions». La présentation des résultats de l’Observatoire dans toutes les filières a confirmé cette tendance. Plus loin que le stade du constat, cette réunion s’est penchée sur les différents leviers à activer pour sécuriser les exploitations dans ce contexte perturbé. La grande hétérogénéité constatée entre les résultats d’un même secteur a mis en exergue les marges de progrès à réaliser par chacun. L’augmentation des performances de chaque exploitation doit ainsi être visée, aussi bien d’un point de vue technique (alimentation, maîtrise de l’herbe, mécanisation...), que sur les critères de gestion et de maîtrise des charges. Les postes en difficulté doivent avant tout être identifiés. A ce titre, le Conseil régional met actuellement en place une procédure pour réaliser des audits de filières et d’exploitations, en partenariat avec les Chambres d’agriculture pour aider les exploitants et les différents acteurs.
Difficile conjoncture
Sans grande surprise, les résultats présentés ne sont pas «brillants» et ce, dans toutes les productions. Même si la viticulture affiche de bons chiffres en 2015, les conditions climatiques actuelles génèrent de grandes inquiétudes pour l’année en cours. Pour Christian Decerle et Thierry Guillaume, les présidents respectifs de la Chambre régionale d’agriculture et de Cer France BFC, l’année 2015 restera une année «difficile» : «De nombreux agriculteurs ont connu une dégradation de la santé économique de leur entreprise. Le début de l’année 2016 reste dans cette continuité conjoncturelle avec des prix de vente insuffisants pour la plupart des productions». La présentation des résultats de l’Observatoire dans toutes les filières a confirmé cette tendance. Plus loin que le stade du constat, cette réunion s’est penchée sur les différents leviers à activer pour sécuriser les exploitations dans ce contexte perturbé. La grande hétérogénéité constatée entre les résultats d’un même secteur a mis en exergue les marges de progrès à réaliser par chacun. L’augmentation des performances de chaque exploitation doit ainsi être visée, aussi bien d’un point de vue technique (alimentation, maîtrise de l’herbe, mécanisation...), que sur les critères de gestion et de maîtrise des charges. Les postes en difficulté doivent avant tout être identifiés. A ce titre, le Conseil régional met actuellement en place une procédure pour réaliser des audits de filières et d’exploitations, en partenariat avec les Chambres d’agriculture pour aider les exploitants et les différents acteurs.
Chiffres clés 2015
Grandes cultures. 3 894 exploitations, résultat courant par UTAF (prévisions) : 4200 euros en grandes cultures faible potentiel, 8300 euros en grandes cultures fort potentiel.
Viticulture. Nombre d’hectares en AOP : 30 873. Saône-et-Loire (y compris Beaujolais) : 40%, Côte d’Or : 32%, Yonne : 24%, Nièvre : 5%. Production millésime 2014 : 1 671 hl dont vins blancs : 62%, vins rouges et rosés : 28%, crémant : 10%. Résultat courant par UTAF (AOC régionales) : 62 900 euros (vente en vrac), 21 400 euros (vente en cave coopérative), 59 700 euros (vente en bouteilles).
Bovins viande. Nombre d’exploitations détenant des vaches : 7 210, dont spécialisées : 4 145. Nombre de vaches allaitantes (SAA) : 476 362. Nombre moyen d’UTA par exploitation spécialisée : 1,6. Nombre moyen d’UGB bovines par UTA : 96. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 10 000 euros en bovins spécialisés, 7 700 euros en bovins + cultures.
Ovins viande. Nombre d’exploitations avec un atelier ovin de plus de 50 brebis : 987. Nombre de brebis viande : 142 104. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 3 500 euros en ovins spécialisés, 17 400 euros en bovins-ovins, 8 600 euros en céréales-ovins.
Bovins lait. Nombre de producteurs laitiers : 801. Volume moyen livré par exploitation : 456 000 litres. Nombre de vaches laitières : 57 000. Volume de lait livré : 3 655 490 hl. Rendement moyen : 7 885 kg/vache/an. Production en AOP et IGP (estimées actuelles et en cours de demande) : 80 exploitations, 10% du volume régional. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 200 euros.
Caprins. 780 détenteurs de chèvres (chiffre 2010), 25 470 chèvres, 30 laitiers, 327 ateliers fromagers, soit 90% des élevages de plus de 10 chèvres. Trois AOP caprines : Chavignol, Mâconnais et Charolais. Résultat nat courant par UTAF (prévisions) : 9 300 euros pour les caprins fromagers.
Equins. 1733 «entreprises liées au cheval», 1 229 élevages, 23 700 ha dédiés aux chevaux (3% des surfaces et 1% de la SAU), 23 400 équidés (3,8% des élevages nationaux, 50% en Saône-et-Loire), 2890 personnes impliquées (920 ETP rémunérés), 218 millions d’euros de chiffres d’affaires (dont 123 millions PMU), 326 établissements équestres (+20% en 10 ans), 18 884 licenciés.
Porcs. Nombre de sites de production : 278. Reproducteurs : 13 350. Porcs charcutiers abattus : 216 000. Porcs sous SIQO : 19 800. Résultat courant par UTAF (prévisions) : - 1500 euros.
Volailles. 384 éleveurs et dix organisations de production : 72 élevages AOC Bresse, 130 élevages Label Rouge, 62 élevages CQC, 120 élevages conventionnels. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 7 200 euros.
Viticulture. Nombre d’hectares en AOP : 30 873. Saône-et-Loire (y compris Beaujolais) : 40%, Côte d’Or : 32%, Yonne : 24%, Nièvre : 5%. Production millésime 2014 : 1 671 hl dont vins blancs : 62%, vins rouges et rosés : 28%, crémant : 10%. Résultat courant par UTAF (AOC régionales) : 62 900 euros (vente en vrac), 21 400 euros (vente en cave coopérative), 59 700 euros (vente en bouteilles).
Bovins viande. Nombre d’exploitations détenant des vaches : 7 210, dont spécialisées : 4 145. Nombre de vaches allaitantes (SAA) : 476 362. Nombre moyen d’UTA par exploitation spécialisée : 1,6. Nombre moyen d’UGB bovines par UTA : 96. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 10 000 euros en bovins spécialisés, 7 700 euros en bovins + cultures.
Ovins viande. Nombre d’exploitations avec un atelier ovin de plus de 50 brebis : 987. Nombre de brebis viande : 142 104. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 3 500 euros en ovins spécialisés, 17 400 euros en bovins-ovins, 8 600 euros en céréales-ovins.
Bovins lait. Nombre de producteurs laitiers : 801. Volume moyen livré par exploitation : 456 000 litres. Nombre de vaches laitières : 57 000. Volume de lait livré : 3 655 490 hl. Rendement moyen : 7 885 kg/vache/an. Production en AOP et IGP (estimées actuelles et en cours de demande) : 80 exploitations, 10% du volume régional. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 200 euros.
Caprins. 780 détenteurs de chèvres (chiffre 2010), 25 470 chèvres, 30 laitiers, 327 ateliers fromagers, soit 90% des élevages de plus de 10 chèvres. Trois AOP caprines : Chavignol, Mâconnais et Charolais. Résultat nat courant par UTAF (prévisions) : 9 300 euros pour les caprins fromagers.
Equins. 1733 «entreprises liées au cheval», 1 229 élevages, 23 700 ha dédiés aux chevaux (3% des surfaces et 1% de la SAU), 23 400 équidés (3,8% des élevages nationaux, 50% en Saône-et-Loire), 2890 personnes impliquées (920 ETP rémunérés), 218 millions d’euros de chiffres d’affaires (dont 123 millions PMU), 326 établissements équestres (+20% en 10 ans), 18 884 licenciés.
Porcs. Nombre de sites de production : 278. Reproducteurs : 13 350. Porcs charcutiers abattus : 216 000. Porcs sous SIQO : 19 800. Résultat courant par UTAF (prévisions) : - 1500 euros.
Volailles. 384 éleveurs et dix organisations de production : 72 élevages AOC Bresse, 130 élevages Label Rouge, 62 élevages CQC, 120 élevages conventionnels. Résultat courant par UTAF (prévisions) : 7 200 euros.