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Lait

Aide en faveur des producteurs de lait les plus en difficulté

Par Communiqué DDEA de l'€™Yonne
Afin de venir en aide aux ateliers laitiers les plus touchés par les conséquences de la crise économique qui affecte ce secteur de production, un fonds d'€™allègement des charges a été mis en place par le ministère de l'€™Alimentation, de l'€™Agriculture et de la Pêche.
La mesure consiste en une prise en charge des intérêts sur les échéances des prêts professionnels 2009 (hors foncier) d'€™une durée supérieure à 24 mois. L'€™aide est plafonnée à 10% de l'€™échéance 2009 (capital + intérêts).
Les producteurs éligibles devront avoir un taux de spécialisation en production laitière au minimum de 40% et un taux d'€™endettement apprécié au regard du dernier exercice comptable d'€™au moins
35%. L'€™aide sera prioritairement destinée aux jeunes installés depuis moins de cinq ans, aux éleveurs qui ont bénéficié d'€™une aide publique à l'€™investissement depuis le 1er juillet 2007 et aux éleveurs reconnus en difficulté.
Un formulaire de demande a été adressé à tous les producteurs du département. Il leur appartient, après avoir renseigné le document, de le retourner avant le 31 août 2009 à la DDEA ( DDEA - SEA - unité des productions animales - site Jehan Pinard - 3 rue Monge - B.P 79 - 89011 Auxerre cedex).
Vos contact à la DDEA : 03 86 72 55 24 ou 03 86 72 55 59


[I]«On se moque du monde !»[i]


Réaction de Nadine Darlot, présidente de la section lait à la FDSEA de l'€™Yonne suite aux mesures annoncées : [I]«On se moque vraiment des producteurs ! Compte tenu de l'€™enveloppe globale de 63.000 € allouée au département, l'€™aide serait de 180 € par exploitation!
La DDEA souhaite pour sa part une aide significative d'€™environ 1.000 €... Mais significative par rapport à quoi ? Si l'€™on multiplie la perte de 57 € (incidence sur le prix du lait) X 350 (moyenne du quota départemental), l'€™on arrive à une perte moyenne de 20.000 € par exploitation ! On est bien loin du compte !
Nous nous refusons au niveau syndical, de déterminer une catégorie ou faire une différenciation entre producteurs à partir du litrage de chacun. Ce que nous proposons par contre, c'€™est que l'€™on ait une année blanche, c'€™est-à-dire : une prise en charge par l'€™à‰tat des intérêts d'€™emprunt liés à l'€™élevage laitier et le report des échéances au niveau capital, en fin d'€™échéancier.
Une proposition que les représentants de la section lait ont faite à l'€™administration, de sorte que là, ce soit une aide réellement significative !»[i]