Loin des emballements médiatiques et politiques
Une région au travail
Pour sa traditionnelle conférence de presse d’avant session, Marie-Guite Dufay a fait le point sur les principaux dossiers qui ont mené l’action de la région ces derniers mois.
Heureusement que la présidente de Région avait préparé le terrain en invitant la presse la veille de la session. L’emballement médiatique qui a suivi les incidents qui ont émaillé cette session aurait pu faire oublier l’essentiel. C’est-à-dire le fond et le travail effectué dont les sessions, mois après mois, rendent compte.
« J’assume »
D’abord, clarifier le contexte : face aux remontrances de la cour des comptes, Marie-Guite Dufay «assume les dépenses que nous faisons» en justifiant, «nous sommes aujourd’hui le premier investisseur public dans la région». Et sur ce plan-là la fusion est une réussite : «aucun territoire n’a été abandonné», trente quatre contrats de territoires ont été signés. Autrement dit, si la région n’investit pas, elle n’avance pas et les administrés n’en tirent aucun avantage. Au lieu de cela, les investissements concourent à améliorer le quotidien des Bourguignons et des Francs-Comtois.
Pour preuve, les 35,8 millions d’euros de dotation de fonctionnement 2020 attribués aux lycées et le triplement de l’aide régionale (60 euros par élèves au lieu de 20) qui permettra de soutenir les familles en assurant la gratuité des manuels scolaires.
En témoigne aussi l’expérimentation d’un système de covoiturage dans trois territoires pilotes. Ce test de «covoiturage organisé» concerne trois communautés de communes, celle du Jovinien, du nord Côte d’Or (Montbard/Châtillonnais et Terre d’Auxois) et celle des Portes du Haut-Doubs. Le dispositif baptisé «Mobigo covoiturage organisé» devrait être progressivement généralisé à l’ensemble du territoire. Ce système gagnant/gagnant permet aux passagers de bénéficier du tarif unique routier à 1,50 euro et au conducteur d’être indemnisé à raison de 0,10 euro par kilomètre parcouru avec passager. Six lignes seront mises en service à compter de fin 2019 et testées pendant six mois. Ces lignes concernent des liaisons pour lesquelles aucun transport collectif n’existe, alors qu’une demande a été identifiée.
Le schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation 2019-2021 est sur les rails, mais les universités traînent les pieds et tardent à s’entendre sur une gouvernance universitaire régionale structurée, gage «d’une université forte». Avec 40 millions d’euros consacrés chaque année à l’enseignement et à la recherche, il est temps «d’aller de l’avant» s’impatiente la présidente de région, qui engage «à se dépêcher si l’on ne veut pas rater le coche et se retrouver sur la touche» alors que les travaux préliminaires piétinent.
Entre «verre à moitié plein et verre à moitié vide»
Les conséquences de la fusion sont diversement appréciées entre «verre à moitié plein et verre à moitié vide», Marie Guite Dufay préfère relever les avantages d’une fusion qui a «permis d’amener à la population des services qui n’existeraient pas» sans cette étape. Certains développements, comme celui de la filière Hydrogène, ont aussi été rendus possibles par la rencontre de compétences qui se complètent et ouvrent de nouveaux champs au possible.
Reste qu’il a bien fallu bricoler à certains moments alors que «personne au plan national n’avait pu prévoir le travail et les implications qui découleraient de fusions décidées sans en mesurer les conséquences et les contraintes». La fusion sur les rails et menée à bien, l’heure va être maintenant au développement et «aux économies d’échelle qui commencent à se faire». «L’État n’avait rien préparé» regrette la présidente de Région qui précise «nous avons dû mener à bien cette fusion sans aucun cadre». Deux ans après, le constat est encourageant : «on ne s’en sort pas si mal et il nous reste quatre ans pour poursuivre le développement, car derrière l’investissement c’est de l’activité et derrière l’activité, c’est de l’emploi et des services pour les citoyens des territoires». Pas question donc de lésiner et «de faire des économies qui se traduiraient en moins dans la vie quotidienne des gens».
« J’assume »
D’abord, clarifier le contexte : face aux remontrances de la cour des comptes, Marie-Guite Dufay «assume les dépenses que nous faisons» en justifiant, «nous sommes aujourd’hui le premier investisseur public dans la région». Et sur ce plan-là la fusion est une réussite : «aucun territoire n’a été abandonné», trente quatre contrats de territoires ont été signés. Autrement dit, si la région n’investit pas, elle n’avance pas et les administrés n’en tirent aucun avantage. Au lieu de cela, les investissements concourent à améliorer le quotidien des Bourguignons et des Francs-Comtois.
Pour preuve, les 35,8 millions d’euros de dotation de fonctionnement 2020 attribués aux lycées et le triplement de l’aide régionale (60 euros par élèves au lieu de 20) qui permettra de soutenir les familles en assurant la gratuité des manuels scolaires.
En témoigne aussi l’expérimentation d’un système de covoiturage dans trois territoires pilotes. Ce test de «covoiturage organisé» concerne trois communautés de communes, celle du Jovinien, du nord Côte d’Or (Montbard/Châtillonnais et Terre d’Auxois) et celle des Portes du Haut-Doubs. Le dispositif baptisé «Mobigo covoiturage organisé» devrait être progressivement généralisé à l’ensemble du territoire. Ce système gagnant/gagnant permet aux passagers de bénéficier du tarif unique routier à 1,50 euro et au conducteur d’être indemnisé à raison de 0,10 euro par kilomètre parcouru avec passager. Six lignes seront mises en service à compter de fin 2019 et testées pendant six mois. Ces lignes concernent des liaisons pour lesquelles aucun transport collectif n’existe, alors qu’une demande a été identifiée.
Le schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation 2019-2021 est sur les rails, mais les universités traînent les pieds et tardent à s’entendre sur une gouvernance universitaire régionale structurée, gage «d’une université forte». Avec 40 millions d’euros consacrés chaque année à l’enseignement et à la recherche, il est temps «d’aller de l’avant» s’impatiente la présidente de région, qui engage «à se dépêcher si l’on ne veut pas rater le coche et se retrouver sur la touche» alors que les travaux préliminaires piétinent.
Entre «verre à moitié plein et verre à moitié vide»
Les conséquences de la fusion sont diversement appréciées entre «verre à moitié plein et verre à moitié vide», Marie Guite Dufay préfère relever les avantages d’une fusion qui a «permis d’amener à la population des services qui n’existeraient pas» sans cette étape. Certains développements, comme celui de la filière Hydrogène, ont aussi été rendus possibles par la rencontre de compétences qui se complètent et ouvrent de nouveaux champs au possible.
Reste qu’il a bien fallu bricoler à certains moments alors que «personne au plan national n’avait pu prévoir le travail et les implications qui découleraient de fusions décidées sans en mesurer les conséquences et les contraintes». La fusion sur les rails et menée à bien, l’heure va être maintenant au développement et «aux économies d’échelle qui commencent à se faire». «L’État n’avait rien préparé» regrette la présidente de Région qui précise «nous avons dû mener à bien cette fusion sans aucun cadre». Deux ans après, le constat est encourageant : «on ne s’en sort pas si mal et il nous reste quatre ans pour poursuivre le développement, car derrière l’investissement c’est de l’activité et derrière l’activité, c’est de l’emploi et des services pour les citoyens des territoires». Pas question donc de lésiner et «de faire des économies qui se traduiraient en moins dans la vie quotidienne des gens».